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LES BRICS : la fin de la neutralité dans la politique mondiale.



Le Brésil veut officialiser sa puissance, à l’instar de la Chine et de la Russie.


lundi 25 juin 2012
par Gros Emile


Parler favorablement de la Chine relève, pour certains médias, de l’apologie du communisme. Reconnaître que le discours souverainiste de Poutine répondant aux charges exogènes menaçantes, est majeur pour la stabilité de la Russie, c’est aussi une ligne difficile. Ces deux pays ,les plus médiatisés de ce qui est les BRICS, obligent de faire le constat de la modification de la géopolitique mondiale. Et si maintenant le Brésil devient plus présent…

Les pays qui sortent de la difficulté économique s’accordent en conséquence l’émancipation sociale, d’une manière plus ou moins large, de leurs populations. Mais aussi, ils doivent s’impliquer, d’ailleurs impossible de l’éviter, dans les conflits en place et ceux qui surgiront dès lors que leur présence s’étale de part les recours qu’ils recevront dans le cadre de leurs relations avec d’autres bassins qui leur expriment des besoins, voire des échanges, les sollicitent...

Dans les rapports inter-états (ou internationaux), il y a des enjeux que se disputent les pays émergents (représentés par les BRICS) à l’encontre des visions dominantes et déjà établies. Deux des sujets politiques les plus négociés par les acteurs de la scène diplomatique internationale, ressortent dans l’ensemble des liaisons et des clivages mondiaux : l’Afrique et le Moyen-Orient.

La première pour la virginité de ses ressources marchandes (comme marché et plateforme inépuisable de matières premières) et le second à cause de la représentation géostratégique millénaire. A laquelle s’est rajoutée la présence de faramineux agents énergétiques, faisant la base désormais de l’existence et de toute ambition.

Si à ce jour les BRICS se sont conformés à la légalité internationale, en plaidant à l’ONU des causes qu’ils ont jugées justes, l’avenir ne saurait point demeurer avec l’absence totale d’interventions. Si la Chine et la Russie ont été déjà visibles dans les grands thèmes surgis avec la mondialisation, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil ne peuvent continuer jouer les indifférents, sinon les effacés.

Cette fois, dire en 2012, l’analyse des positions brésiliennes bénéficie, elle oblige de visionner l’apparence qui pointe, d’une nouvelle approche de l’existence du pays du footballeur Pelé dans la scène mondiale. Le 21è siècle, apporte un changement de l’équilibre en politique et économie internationales. Un contexte, où le Brésil conteste, lui-aussi, l’influence hégémonique des puissances traditionnelles, dans deux régions du monde : le Moyen orient et l’Afrique. Même si c’est encore timidement.

Le Moyen Orient est un pont naturel entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique depuis des temps immémoriaux. L’ambassadeur brésilien Hadil da Rocha Vianna, dans la préface à la publication du Ministère des Relations Extérieures (MRE), « Perspectives pour une politique de promotion commerciale au Moyen Orient » dit : « Le gouvernement brésilien est convaincu que le développement de partenariats avec différentes régions de la planète devra tenir un rôle central dans sa diplomatie commerciale, contexte dans lequel l’importance du Moyen Orient est largement prouvé. »

Présidée d’une « diplomatie commerciale », l’ex-Président Lula dirigea des visites à cette région du monde (Afrique et Moyen-Orient). C’était lors de la première année de son mandat. Pendant laquelle le pays a organisé le premier sommet Amérique du Sud- Pays Arabes (ASPA) en 2005. Depuis, les exportations brésiliennes au Moyen Orient ont vu leur croissance multipliée par quatre, passant ainsi de 2,3 à 10,5 milliards de dollars US, faisant ainsi pencher la balance commerciale en faveur du Brésil pour la première fois.

Et là ça donne à réfléchir tant pour les concernés, les éventuels concurrencés et les spectateurs toujours incapables d’exister, dans les relations internationales, même quand la région où ils vivent les concerne plus que d’autres.