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Les pays émergents somment le FMI de contrôler les Etats-Unis et non la chine.

Le FMI, toujours larbin des sociétés transnationales, des boursicotiers et prêt à appauvrir encore plus les peuples qui tentent de s’en sortir.

lundi 11 octobre 2010
par Azouz Benhocine


Depuis des années déjà et avec plus de pression ces derniers mois, les USA tentaient de mettre la Chine au pays, pour lui imposer de surévaluer, ou bien gonfler, la valeur de sa monnaie "Yuan". Un clash s’est opéré le samedi 9 octobre, les pays émergents dans leur ensemble se sont ligués pour appliquer exiger cette option aux Etats-Unis. La bataille en valait bien la chandelle !

Les participants au conclave du FMI ne sont pas arrivés à une entente sur les taux de change, même si le communiqué final reflète une certaine volonté d’apaiser les contractions, en laissant chacun défendre ses idées. Au regard où le dollar s’était positionné par rapport à l’Euro depuis que cette monnaie européenne existe, la question mérite d’être au moins soulevée. Et la bataille a été portée au niveau de l’instance internationale chargée de la régulation monétaire au niveau mondial.

La frustration des pays émergents date longue date. Ils ont souvent reproché, à l’organisation internationale le FMI dont le gros du travail était depuis des années la surveillance des pays pauvres et ceux ayant de vrais efforts de développement, mais n’ont jamais été entendus. Cette fois son laxisme ouvert vis-à-vis envers ses grands bailleurs de fonds, en premier lieu les Etats-Unis, a été dénoncé avec une vigueur qui a fait changer l’état des perceptions habituelles auprès de cette institution.

Le pouvoir FMI from raph on Vimeo.

« Une surveillance plus drastique et impartiale pour détecter les facteurs de vulnérabilité dans les grands pays dits avancés fait partie des priorités », est-il ainsi écrit dans le communiqué publié à l’issue de la réunion du comité monétaire et financier international du Conseil des gouverneurs du FMI. Pour lire le communiqué officiel, ICI. Ce dernier reste très flou, et sans aucun détails sur la manière et les procédures de contrôler les économies des pays riches. Se limitant à préconiser « De nouvelles mesures s’imposent d’urgence pour renforcer le rôle et l’efficacité de l’institution en tant qu’organe mondial au service de la surveillance macrofinancière et de la collaboration en matière de politique économique », est-il écrit dans le communiqué.

Stauss-Kahn Dominique, socialiste français 1er responsable du FMI

A l’issue de la réunion qui s’est clôturée le 09 octobre, et cette fois les arguments n’ont pas manqués, pour changer la donne, la domination des puissances économiques traditionnelles s’est fissurée. C’est la Chine qui a pris les devants, par la voie du gouverneur de la Banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan, qui a recueilli un large soutien. Les pays dits émergents reprochent aux politiques américaines de contribuer à l’affaiblissement du dollar, ce qui pèse sur les devises des économies de leurs pays.

Le ministre thaïlandais des Finances, Korn Chatikavanij a martelé « Le FMI n’est plus une institution destinée à surveiller uniquement les pays en développement… / … son rôle doit être élargi et prendre conscience que les erreurs commises dans les grandes économies ont des conséquences sur le monde entier. »


Emeutes faim Ziegler 16-4-08 (web)
envoyé par aklineuropa. - L’info internationale vidéo.

La riposte des Etats-Unis n’a été de main morte. Leur représentant a souligné la responsabilité de la Chine, en affirmant que ses énormes réserves de devises et la sous-évaluation artificielle de sa monnaie, le yuan, étaient en partie responsables des déséquilibres économiques internationaux et de la faiblesse du dollar. Campant sur des positions archi connues, telle l’exigence de la « fermeté » et la « franchise » que devrait maintenir le FMI dans ses conseils de politique économique envers l’ensemble du monde. Ce qui est, pour les Etats-Unis, la Chine et sa monnaie dans de telles analyses.

« Tant que le Fonds sera perçu comme une organisation dont toutes les décisions sont prises par un nombre relativement faible de pays riches avant d’être annoncées au nom de la communauté internationale, la méfiance à l’égard du Fonds persistera dans de nombreux endroits du monde », a prévenu le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine.