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Dépassement du capitalisme, sinon la persistance de la crise. Alors les troubles seront une révolution.

La crainte de troubles sociaux pour cause de crise est annoncée par la ministre de l’économie, celle de l’intérieur est réservée pour la matraque...

lundi 2 février 2009
par Damien Djamel Bouch’Raf


En France, la grève-manifestation du 29 janvier 2009 n’a pas réellement été interprétée, par tous les interlocuteurs du pouvoir et des organisations qui l’ont initiée, comme un signal probant de la ruine entière du monde bien ancien par rapport à celui des pays dits émergents.

Le président Sarkozy est des plus attendus, jour-pour-jour le jeudi suivant, pour la réplique à la protestation, restée bon-enfant malgré quelques légères escarmouches en fin de parcours aux environs de la place de l’opéra.


On n’a pas cessé de nous asséner : « Il faut sauver le système ». Cette exigence fait unanimité par delà les confins idéologiques entre les tenants réels de la doctrine libérale et certaines sphères se déclarant socialistes. Mais le passage à une société qui n’est plus capitaliste ne peut survenir tant que le contenu des réformes n’est pas ouvertement un frein à la spéculation… D’après ce qui vient de se passer à Davos, d’une part où point de recul pour la continuité du capitalisme archaïque, et son corollaire le forum social mondial, le monde est de plus en conscient de la domination illégitime de ce capitalisme qui tombe en miettes sans lâcher-prise.

Depuis la décennie 80 l’emballement de la mondialisation, chère aux dépositaires du capitalisme qui a été jadis fondateur de la révolution industrielle, a conduit à la naissance de nouvelles puissances économiques, considérées par le passé récent complexées devant l’internationalisation des échanges. Nous y sommes à voire les plus autarciques régimes, comme les chinois ou celui des russes, se convertir en acteurs majeurs dans le commerce sans frontières. Et les précurseurs de l’abolition des limites géographiques devant le transfert des produits en ont été, les premiers appâtés par les profits sur les coûts de main-d’œuvre, allés aux délocalisations de leurs fabriques sur des terres qui avaient, depuis des millénaires, été occupées par des populations, comparées à des fourmilles, hautement laborieuses.

En France, la grève-manifestation du 29 janvier 2009 n’a pas réellement été interprétée, par tous les interlocuteurs du pouvoir et des organisations qui l’ont initiée, comme un signal probant de la ruine entière du monde bien ancien par rapport à celui des pays dits émergents. Les décideurs officiels de l’hexagone, qui se sont déployés en pompiers et telle une unité d’urgence pour sauver le système banquier d’abord puis se sont remis à un processus de relance, regardent avec dédain la gigantesque parade scarifiée de beaucoup de signes d’impuissance.

Le président Sarkozy est des plus attendus, jour-pour-jour le jeudi suivant, pour la réplique à la protestation, restée bon-enfant malgré quelques légères escarmouches en fin de parcours aux environs de la place de l’opéra. Face à cette mobilisation que l’opinion générale considère marquante, l’adversité de celui que les manifestants ont largement caricaturé comme un despote, compte camper sur la position des puissances qui songent toujours sauver, les deux sphères malveillantes, les bourses et les banques. Nous ne sommes pas à son discours du 5 février. Les membres de l’exécutif annoncent tous de garder le cap…

Immigration, sécurité,

Sécurité, violences et terrorisme.

Grève, Christine Lagarde et continuité des réformes.

L’impossible autorégulation.

Le capitalisme dans sa forme originelle, celles des 17èmes et 18èmes siècle, n’est pas celui qui vient de se révéler au début du 21ème. Ce dernier est fortement marquée par l’économie virtuelle où l’on ne crée ou ne vende un produit que si des dérivés et autres options viennent se greffer à celui qui initialement a été généré et fabriqué pour répondre à un besoin. C’est-à-dire et à titre d’exemple, pour expliquer l’économie virtuelle, en contemplant une automobile actuelle, on y trouve moult options accolées à son gabarit… Toutes, gadgétisées, se revendiquent pour la sécurité et l’intérêt de l’usager. Aussi ce dernier, grâce aux crédits finalement reconnus toxiques, peut en disposer du produit à distance et sans même en avoir tellement besoin…

Ce système, qu’aucune mesure ne peut sauver sauf un passage inéluctable à des sociétés différentes de celles qui ont laissé agir un Bernard Madoff et la dynastie Bush, est désuet et obsolète. Image hébergée par servimg.com

Les deux basées, parties d’icebergs sorties de l’eau, au pays symbole du libéralisme et qui tente de surpasser, avec l’élection d’un démocrate atypique, le règne d’un capitalisme plus truand qu’entrepreneur, restent des manifestations. L’élu et métis, a osé pour la première fois dans l’histoire des USA, s’en est pris aux notoires de la spéculation les dirigeants de Wall-Street. D’ailleurs l’espoir qu’il a entretenu jusqu’à son élection a permis de contenir les émeutes. Alors que les castes fondées autour de l’anonyme Bernard Madoff et des Bush, demeurent et ont pour commun un mercantilisme ignominieux. Ventes d’armes et mamelle financière pour gruger les véritables créateurs de richesses ainsi que les pays qui disposent de rentes dont les gestions sont ouvertes à tous vents et chants de sirènes, sont toujours la vitrine de ce genre de détrousseurs.

Il est illusoire que le passage à d’autres sociétés, éloignées du capitalisme générateur des escrocs en cols blancs dont les liens ombilicaux sont totalement investis dans les dérives naturelles du capital détourné, se fasse d’une manière démocratique. Les vérités sont un impérialisme agressif, les arabes en ont fait les frais avec la situation du peuple palestinien, l’invasion de l’Irak et surtout l’encouragement de la nébuleuse islamiste.

Il est chimérique de croire que le système qui a les moyens étatiques de plusieurs nations va céder comme un tapis de velours. En Grèce ce capitalisme a eu la colère qui lui revient, il a été contenu sans une perspective identifiée qui détient l’aptitude de changement. Pour la France et à partir de Davos, l’avertissement pour des troubles a été donné par, non pas la ministre de l’intérieur mais, celle chargée de l’économie.

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