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Pour acter son soutien au 5ème mandat en Algérie, la vindicte d’Ennahar via Alg24

Le cortège des attaques contre les institutions avec la récurrente folie de la médiocrité

mardi 9 octobre 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’Algérie livrée à une mascarade de destruction des institutions, même les plus solides, se dégradent de jour en jour. Comme ce cas qui traduit la grande descente aux enfers des appareils les plus solvables. L’ex-DRS devenue "Direction des Affaires de Sécurité" et rattachée directement à la présidence qui détient aussi le ministère de la défense, est fonctionnel dans un pays en panne, sclérosé par une cynique maladie devenue collective et incurable...

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Par le passé les journalistes arabophones défendant les constantes nationales (langue arabe et islam) en Algérie étaient, et pas tous, des indicateurs de la terrible police militaire. Ils étaient à l’intérieur du parti unique à chasser les progressistes et à mater les filles forcées de porter le "Hidjab". Avec l’islamisme post-1988, certains ont même collaboré avec les terroristes contre le DRS et l’armée. À l’arrivée de Bouteflika, ils livrent, contre l’opposition et les institutions qui ne se soumettent pas à leurs desseins, une vindicte d’ailleurs colportée, après eux, par un large mouvement obscurantiste...

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Une information, poussant publiquement l’armée à s’immiscer dans des situations politiques, voilà où est arrivé le règne qui a un "savoir-défaire", de ce qui reste solide en face du terrorisme et des vandales à l’esprit saccageur. Les administrations rescapées de la décadence tombent sous l’impunité de la résonance insoutenable pour les cadres et l’honneur du pays des 1.5 million de martyrs et de armée héritière de l’ALN qui a défait les malheurs...

Le journaliste d’une criarde médiocrité, est dirait-on sorti des ténèbres où on donnait jadis des informations à la SM (Sécurité militaire), quand les kasmas du faux-FLN surveillaient le peuple. Ce prétendu "rédacteur-en-chef a sollicité les services secrets algériens, d’aller corriger la débandade au sein de l’assemblée nationale. Dans le palais Zighout Youcef un inexplicable blocage a lieu. Le président est contesté par ses paires, les élus du peuple, et refuse de céder à l’appel pour sa démission.

D’un site-Web appelé ALG-24 propriété du patron d’Ennahar-TV, le journaliste Smail Djerbal chef de cet organe d’information électronique, a demandé carrément à Athmane Tartag, le chef du renseignement algérien, d’intervenir auprès de l’hémicycle afin de réparer la crise qui, logiquement, est interne à l’institution élective. Situation sur laquelle nous avons publié un article à lire ICI. Son arrestation avait trop tardé pourtant et son acte suscite la grogne.

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A lire ce passage du contenu visé, il y a de quoi se questionner sur une arrogance et une médiocrité qui sortent des tréfonds de l’obscurantisme sauvage et sans moindre civilité. «  Avec le remplacement du DRS par la DAS, les prérogatives des services de renseignement sont certes limitées, mais ils restent chargés de veiller au bon fonctionnement des institutions.  »

ENNAHAR dit que son employé a été brusqué quand il a été appréhendé. Ce qui dénote, que contrairement au reste des membres de la corporation, ce journal arabophone, n’a jamais été dérangé. Qualifiée souvent de "Daesh", pour sa mentalité réactionnaire de ruralité vénérant l’islamisme et le pouvoir en Algérie qui génère cette théologie qui se veut idéologie, cette plateforme médiatique est offensante envers les démocrates et même les femmes en général.

La liaison connue de l’entreprise ENNAHAR avec les hautes sphères du régime en place a toujours questionné. Ce journal redouble de gestes qui soutiennent le nouveau préconçu 5ème mandat pour Bouteflika. Son directeur-propriétaire soulève que des menaces lui ont été faites. Il dit «  arrestation arbitraire en dehors des lois de la république  », or s’en prendre à une institution, dite souvent "corps constitué" en termes de justice, ainsi se présente cette anecdote d’un pays dévoyant ses forces.

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Puis prenant en main un enregistrement vocal d’une présumée, communication téléphonique, pour faire pression et montrer l’impunité. Elle se déroule entre le directeur du groupe Ennahar, Anis Rahmani, et celui qu’on présente comme directeur du Centre Principal des Opérations du Contre-Espionnage communément appelé par le public « Centre Anter » et désigné se situer à Benaknoun, quartier universitaire de la proche banlieue d’Alger.

Dans l’échange avec une personne des services concernés, Anis Rahmani, le chef d’Ennahar, exige une procédure légale, ce qui est admissible. Alors que son interlocuteur demande l’effacement de l’article controversé, en outre de présenter son auteur, il ne savait pas qu’il était enregistré. De mémoire de médias, jamais n’ont été si bassement traités des protocoles envers l’armée et du département de sécurité spéciale et ce quel que soit le pays.

Des garanties de « relâcher dans quelques heures » le journaliste ont été même assurées. Mais Anis Rahmani s’en prend directement au chef de la Direction des Affaires de Sécurité, Athmane Tartag dit Bachir comme le vidéo ci-dessous, avec des propos aussi déplacés qu’inconcevable. Ennahar est parmi les clans intouchables proches du palais présidentiels.

Alg24, l'article controversé

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