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Désespérante Libye, l’ONU ne sait plus qui faire intervenir après le chaos de l’OTAN

Un gouvernement impuissant avec ses alliés pour qui les milices comptent plus que Khalifa Haftar

dimanche 30 septembre 2018
par Azouz Benhocine


Lors de la dernière assemblée générale de l’ONU, la communauté internationale assume sa responsabilité dans l’absence de règlement des crises. Car elle s’est impliquée comme en Libye. Pourtant de l’avis de nombreux analystes, les choses sont abordables, avec leur simplicité, dans ce pays du nord-est africain. Mais laisser-faire les milices et faire semblant de bien travailler avec un gouvernement et des projets d’élections réduit l’action de tous.

Voir en ligne : Notre dossier Libye

L’ambition du printemps arabe de 2011, pour laquelle la Tunisie a été premier pays à le déclencher, devait préparer les peuples à la démocratie. La situation en Libye ou en Syrie dénotent le manque de convergence de forces révolutionnaires éclairées pour mener à bien les transformations, car de plus puissantes interférences se sont déployées pour bloquer le processus contagieux pour la région.

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Le printemps de 2011 risquait de n’épargner aucun pays du Moyen-Orient et les monarchies voyaient leur destitution ! L’OTAN a choisi d’intervenir en Libye, telle est la responsabilité de la communauté internationale de laquelle l’ONU doit rendre-compte. Le gouvernement qui a été installé depuis 2015 est incapable dé gérer la crise. Avec de plus de graves troubles civils, cette fois, il appelle à intervenir pour mettre un terme aux massacres Capitale.

Plus de 115 personnes ont été tuées dans les derniers combats essentiellement déroulés aux environ et à l’intérieur de la capitale Tripoli. Près de cinq fois plus ont été blessées, rendant la situation plus chaotique et pouvant dégénérer rapidement, au lieu de s’améliorer pour aller aux élections de décembre. L’inversion des sensibles améliorations de 2017 ont suscité l’espoir d’une stabilité, mais le suivi sur place de l’ONU est inopérant.

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Les espoirs ont été perdus, car ces monarchies réactionnaires arabes naturellement alliées aux islamistes, selon la même idéologie féodale basée sur l’économie de bazar, en ont fait un détournement, avec les moyens financiers et l’aide des occidentaux. Advint donc la contrainte à la cruauté. La religion musulmane et la langue arabe ont grandement véhiculé, à travers les médias comme El-Jazzera, la plus illustre offensive réactionnaire.

Depuis la chute de Kadhafi, les milices ont pris le dessus sur toutes les formes possibles d’institutions légales. Sous couvert de leur participation à une révolution maintenant dévoyée en tribalisme transmis depuis les obscures légendes, les hordes de voyous armés semaient la menace permanente et se plaçaient en aux premiers plans pour partager les deniers de la rente nationale.

Derrière les milices, il y a toujours des parrains et des protecteurs dont certains siègent au gouvernement ou dirigent des partis politiques. Il est facile d’imputer les problèmes de déstabilisation à la chute de l’ancien régime. Mais la multitude de milices et les deux types de puissances prétendantes à gouverner, à l’ouest occidental et à l’est oriental, est un dilemme qui n’a pas permis d’entamer une transition consacrant l’alternance.

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