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La bombe démographique en Algérie : pas d’emplois les jeunes prennent la mer

Les officiels irresponsables devant la volonté des citoyens prêts au changement

 

lundi 12 mars 2018, par Damien Djamel Bouch’Raf

La population algérienne dépasse ses rétrogrades dirigeants sur plusieurs plans. Notamment elle réalise collectivement des actes pour lesquels elle n’est pas aidée, voire même quand elle est orientée dans le sens inverse, elle ne suit pas l’avilissement où elle est conduite. En matière de démographie, les couples optent pour moins de naissances. Mais les rouages étatiques, tenus par de décadents décideurs, se détournent de les soutenir dans de tels choix. Alors que les mosquées avec matraquage les empêchent ouvertement !

L’absence de régulation des naissances est l’une des tares que seuls les gouvernants ont la lourde responsabilité. Ils ont encouragé le contraire d’une incitation à la limitation. Les impacts urgents vont de l’augmentation des bouches à nourrir, à la scolarisation avec plus de 40 élèves par classe et à l’insatisfaction de besoins médicaux amplifiés. Et ce qui cause la vie de misère due au manque d’emplois aux générations qui se suicident en mer, en tentant de survivre dignement.

La question du surpeuplement accéléré vient d’être soulevée par la BAD (Banque Africaine de Développement) comme un handicap clouant l’émancipation de plusieurs nations du continent noir. Lire le communiqué ICI, publié au terme d’une consultation de deux jours, au siège de la Banque à Abidjan, en Côte d’Ivoire, qui a regroupé des représentants des pays concernés. Le manque d’investissements accentue les problèmes.

L’Algérie a subi des assauts qui l’ont plongé au bas des pays progressistes dont elle était l’exemple. Le statut réactionnaire de la femme, à travers le fameux code de la famille, et les discours obscurantistes, dont celui de l’imam El-Ghazali, condamné dans son pays pour terrorisme, ont accéléré une mirobolante gestion de la population. En effet qu’est ce qui oblige les responsables à faire...

Faisant des concessions aux traditionalistes et islamistes, les nationalistes algériens monopolisent toujours le pouvoir et ont failli de créer une nation développée. Ce qui est une trahison du serment des martyrs. Ils détournent les biens publics, en rendant la corruption endémique dont l’accaparement des revenus du pays, qu’est la rente pétrolière, est la pratique qu’ils ont répandue.

Surtout ils ont tourné le dos à la laïcité et à bien d’autres normes de régulation et d’harmonisation de la société qu’ils ont, par la dictature, braquée durant de sombres décennies. La catégorie d’âge des 0 à 14 ans représente 29,31 % de la population en 2017, selon "The Word Population Prospects" des Nations Unies. Alors que les 15 à 30 ans dépasse cette première catégorie de 3,5 points, soit au moins 65 % ont moins de 32 ans.

L’institution financière africaine qui revendique moult programmes de développement, veut être une lanceuse d’alertes. Afin que des orientations ardues, pour répondre aux exigences sociales que l’avenir rendra problématiques, la BAD parle de "une bombe à retardement". Les responsables algériens jugeaient inacceptable la présence d’associations qui mettent en exergue le danger de l’explosion démographique, pour encourager ce qui était jadis le planning familial.

C’est Belaid Abdeslam, alors chef du gouvernement, qui a répondu aux féministes, au sujet de la gestion de la démographie, en parlant des valeurs Algériennes. Certains autres politicards citent les versets du Coran dont celui où il est dit que « ... tous les êtres sur Terre ont leur vie et nourriture assurées... ». Même parmi les opposants, c’est par les bouts des lèvres que parlent qui osent insister sur ce sujet, le populisme est religieux !

Tous les statiques concordent pour le cas algérien. D’un peu plus de 580 000 naissances pour l’année 2000 le pays enregistre 1.1 million en fin de l’année 2016, soit une progression doublée pour une période de plus de 15 ans (voir notre graphique en haut). La mobilisation de la population est frappante, quand la crise arrive dans ce pays, telle celle de la décennie 1980. On est passé de 2,4 enfants par femme en 2000, alors qu’on était à 4,6 en 1990.

Mais les institutions ne suivent pas, ceux qui les coiffent sont indexés aux prêches des vieilles croyances ! En 2015 c’est 3,1 enfants par femme qui marque l’élan entamé dès 2012 où c’était à 3 naissance par mère. La fécondité remonte de plus belle, progressant régulièrement et brusquement pour multiplier les demandes des produits de consommation infantile, les pathologies de population de bas âges et des autres besoins...

Densité de la population, Algérie du Nord.gif
Par IkjanTravail personnel, CC BY-SA 4.0, Lien

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