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L’identité écrase la citoyenneté en France.

LE DEBAT A BIEN LIEU même si les sondages le désavouent.

mardi 15 décembre 2009
par Hugo Mastréo


Le débat se tient même si la société française affiche une indifférence. Les sondages parlent du peu de sa nécessité, mais les mairies constatent de la participation. Les valeurs républicaines qui déterminent la citoyenneté à chaque individu, sont devenues une casquette sur la tête d’un jeune de banlieue, un français déjà indiqué par « Ni putes ni Soumises » comme un être négatif, sinon le sujet de ce débat… Qui doit à la société de se laisser exclure !

Avec l’onde choc de la votation en Suisse et les dérapages, le dogme républicain devient encore inébranlable. Et s’il a soumis la citoyenneté à des critères et paramètres identitaires flous et approximatifs, le débat l’emporte bien avec cette option.

Il était impossible de s’imaginer une quelconque crise identitaire dans les pays développés et politiquement stables. Pourtant le débat repris pour le compte du gouvernement UMP en France et voulu par le président, semble plus vouloir traiter une quelconque crise, qui n’existe pas du tout ou bien elle végète, subrepticement, comme feu paille. Il suscite un malaise quand l’opposition parle comme du blasphème au fruit sacré. Ou bien quand il est perçu comme virage aux valeurs de l’extrême droite, car très peu de réponses pertinentes en découlent finalement à une question cruciale du « Vivre Ensemble ».

Les français voient toujours que ce débat n’est pas "tout à fait nécessaire", malgré le tapageur fracas de la votation helvétique sur les minarets, selon le sondage du lundi 14 novembre « LH2-Nouvelobs.com » pour le site du journal, dernier en date. Soit des semaines sinon des mois après le lancement du débat. Même si des éminences, es philologie, ont tonné de baliser la personnalité du français de la première décennie du 3ème millénaire, le débat n’est accepté pas tels que la retombée visée, le second mandat pour l’actuel président.

Avec 14% seulement des Français qui jugent ce débat « tout à fait nécessaire », et 9% à penser qu’il a pris une « tournure plutôt positive ». Le désarroi est présent, du principalement à la manœuvre électoraliste. Dans la bassecour, le coq s’est pris pour un aigle ! Du moins la vision du haut est éloignée de l’attente du bas.

L’identité de Zidane à travers le foot et des matchs de France, d’Algérie et de Marseille, par lui-même.

En reprenant un débat tombé du camion du Front national, Eric Besson se convertit à celui qui n’a de gauche qu’un label, telle une marque apposée sur la veste. Il suffit de changer d’habit pour modifier la trajectoire du voyageur racolé à l’ouverture d’un stand de foire dite d’ouverture. Le champ politique tenu par Sarkozy est « libéraliste », ciblant toute représentation de travailleurs face aux managers et patronat… Et une stratégie astucieuse de chambouler le camp socialiste. En adoptent le baiser l’araignée, qui consiste à travers l’ouverture de prendre le butin de la bataille présidentielle qu’il a gagné.

Seuls 40% des sondés jugent encore le débat sur l’identité « nécessaire » et 55% pensent le contraire « pas nécessaire », les autres ne se prononçant pas ou n’en ayant pas entendu parler. Cette différence à 2 chiffres n’annihile point que le débat existe et est largement suivi, même s’il est désavoué par les sondages.

TESTING : Exemple de participation au débat par les journalistes de Canal+

Les dérapages de propos allant sur le terrain de la Burqa, traité actuellement par une commission officielle. Ou bien les amalgames confondant les problèmes des jeunes des banlieues largement stigmatisés par des vocables comme proxénètes et machistes par l’association « Ni putes ni Soumises », avec l’identité officiellement initié par l’institution 1ère de la puissance publique. Ces dérives et tant d’autres sont choquantes, parce que l’identité européenne bien fraîche et séculaire ainsi que l’absence de projections d’une interprétation identitaire universelle sont peu présentes par rapport aux visées de mettre au devant les communautés comme des dangers et une présence humaine envahissante, et l’émigration comme plus problématique que par le passé.

Dans le journal du dimanche paru la veille de ce sondage, Yazid Sabeg, a déploré la tournure prise par le débat.

« Ce débat échappe à tout contrôle, peut aggraver les fractures et donne à beaucoup de Français, les Français de confession musulmane, le sentiment d’être une fois de plus marginalisés ».

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