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Arabie-Saoudite coup d’état de palais, le plus en vue est au trône

Rajeunissement au cœur d’une féodalité barbare...

 

jeudi 22 juin 2017, par Azouz Benhocine

Tenter d’expliquer la répartition et l’ordre de prise du pouvoir, traditionnellement "adelphique", se transmettant entre frères selon une hiérarchie d’influence du successeur par rapport aux autres congénères de même génération, dans la monarchie saoudienne, est un exercice peu probable. Quand l’information, d’accès au trône du jeune Mohammed bin Salman, est diffusée dès le « Fajr », 1ère première prière du nouveau jour qui est 27ème du Ramadan coïncidant avec la nuit du « Kadr » (destin), par l’agence de presse officielle SPA, une euphorie s’est emparée des commentateurs les plus avisés...

Voir en ligne : Notre dossier : ARABIE SAOUDITE

Certains analystes croient que le nouveau prince héritier est trop téméraire pour avoir autant de pouvoir. Le roi Salman a évincé son neveu, Mohammed Ben Nayef, qui occupait les fonctions de ministre de l’intérieur, et a nommé son fils, Mohammed bin Salman. L’héritier était déjà apparent pour occuper la fonction suprême, avec son parcours et sa présence avec nombreuses actions qui ont été remarquées localement.

En avril 2016, il a présenté «  Vision 2030 », qui ambitionne à faire du royaume le cœur du monde arabe et islamique, la centrale d’investissement et le hub qui relie trois continents. Une réforme qui cherche à diversifier l’économie, avec une privatisation envers les opérateurs, pour la rendre moins dépendante du pétrole. Cette initiative vise à établir un système de gouvernement électronique. Ce couronnement du prince héritier, le plus en vue, est surtout la confirmation de mener une diplomatie agressive envers l’influence de l’Iran. Pour le reste, c’est une décantation interne au palais.

Lors du voyage de Donald Trump, le roi saoudien est apparu avec une santé peu reluisante. Nombreuses remarques ont soulevé le flagrant déséquilibre entre les deux hauts responsables. Le régnant à Ryad, outre qu’il paraissait fatigué, dégageait aussi l’image ancienne du partenaire moyen-oriental n’ayant aucune idée qu’est Twitter, pour reprendre un commentaire sarcastique. Le locataire de la Maison Blanche a réveillé les avidités des jeunes prétendants.

Âgé de 32 ans, né le 31 août 1985, Mohammed bin Salman Al Saud, est en poste du plus jeune ministre de la Défense, nommé le 23 janvier 2015, du monde et également le vice-premier ministre du royaume. Dans l’atmosphère féodale et barbare, il fascine la jeunesse pour laquelle il a souvent revendiqué plus de distraction. Dans les milieux juvéniles, il a montré un certain engagement pour les actifs renommés sur les médias sociaux du Web, par opposition au conseil des savants supérieurs du royaume, chargés d’émettre des opinions religieuses.

Le pragmatisme dont il fait montre pour les affaires internes, est souvent qualifié comme une tentative de bousculer la tradition dont l’obscurantisme n’a pas d’égal. Pour passer à une promotion, les forces armées qu’il domine lui sont favorables. A ces derniers se rajoutent les influents cercles religieux et intellectuels qui se chevauchent, lui sont aussi séants. Les portes lui sont ouvertes pour un coup d’état de palais !

Lors de sa scolarité primaire à Riyad, la capitale du pays, il a été classé parmi les 10 meilleurs étudiants du Royaume. Mais il a émergé parmi la foultitude des princes ces deux dernières années, avec l’opération « Decisive Storm », de la coalition saoudienne intervenant au Yémen, lancée après un mois de son érection en persuadant nombreux alliés. Politiquement il est à la tête du Conseil des affaires économiques et du développement, qui supervise les affaires économiques du royaume. C’est-à-dire l’institution qui supervise toutes les affaires du pays notamment les pouvoirs de sécurité.

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