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Trump innocente l’Arabie Saoudite du terrorisme avec 380 milliards

Les familles des victimes des attentats du 11 septembre, impuissantes avec le Monde...

 

jeudi 1er juin 2017, par Azouz Benhocine

Comme le trophée d’un chasseur de savane, pour son 1er voyage à l’étranger, le clownesque président des Etats-Unis a signé des contrats de quelques 380 milliards de dollars avec l’Arabie Saoudite, dont 110 sont pour l’armement. Peu importe le poids des intervenants parmi les élus, les citoyens, les ONG, les relations que la Maison Blanche entretient avec ses alliés échappent à tous contrôles, y compris les dénonciations de diplomatie internationale n’ont aucun effet.

Voir en ligne : Notre dossier : ARABIE SAOUDITE

Dans une interview inédite en 1996, qui a figuré sur les outils numériques de propagande d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden a déclaré qu’un émissaire de la famille royale saoudienne avait offert à sa famille 2 milliards de « riyals » saoudiens (environ 535 millions de dollars) s’il abandonnerait sa « guerre sainte » et qu’il avait rejeté l’offre. L’entretien est cité dans ce document, LIRE ICI -dernier paragraphe-.

Qui est un rapport sur le FINANCEMENT DU TERRORISME, intitulé Les racines et les tendances du financement du terrorisme saoudien, préparé pour le Président du Conseil de sécurité Nations Unies, le 19 décembre 2002. Il a été réalisé par le français Jean-Charles Brisard, un expert international sur le financement du terrorisme.

Il a écrit le premier rapport de renseignement exhaustif sur "Les réseaux financiers d’Oussama Ben Laden" publié en 2001 par l’Assemblée nationale française et a témoigné dans plusieurs procédures judiciaires concernant le financement du terrorisme en Europe. Depuis juillet 2002, il dirige l’équipe d’enquête pour sur les attentats du 9-11. JCB Consulting : Pour plus d’informations contacter : JCB Consulting 42, avenue Montaigne 75008 Paris - France Tél : (33) 1 53 67 52 90 Fax : (33) 1 53 67 52 94 jcb@jcbconsulting.com

La communauté internationale a en partie échoué à aborder la question du financement d’Al-Qaïda et d’autres groupes, parce que le gouvernement saoudien déploie une diplomatie financière à laquelle se plie le monde des affaires. Le royaume a sa partie religieuse qui le légitime, l’implique dans les conflits comme en Syrie et qu’il ne désire pas lâcher ses atouts.

Le régime saoudien est confronté à une forte résistance interne et ne peut agir de manière décisive, d’abord contre les réseaux de financement du terrorisme international, et trouve un outil efficace pour s’imposer au niveau régional. Comme il ne dispose pas d’outil décisif pour contrer les abus dans l’application de la charia, que la royale ne désire guère abandonner, faute de briser son règne hégémonique sur le Monde musulman.

Les 380 milliards de contrats empochés par Donald Trump conviennent à la diplomatie occidentale.

Il ne manquait pas, bien sûr dans le paquet de ces transactions « saoudo-américaines », l’accablement de l’Iran. Les islamistes iraniens sont en concurrence ouverte dans la déstabilisation, de la région du Moyen-Orient surtout, avec la monarchie qui ne cesse de troubler les cercles démocratiques dans le Monde.

16 septembre 2016

Ces nouveaux contrats ont été annoncés à partir de la Maison Blanche et non par, ce qui est communément, le communiqué commun émis à partir de Ryad où ont été paraphés ces ventes. Aucune réactions des américains, y compris parmi les démocrates qui ont commencé, sous Obama, à réviser les relations avec l’Arabie Saoudite. Mais tardivement, ce qui arrivera certainement plus tard à l’actuel locataire du bureau ovale.

Dès septembre 2016, 64 membres du Congrès ont écrit une lettre ouverte au président Obama, pour demander de mettre un terme à l’accord de livraison d’armes à la monarchie des Ibn-Saoud. Lire ICI. C’était dans une série de projets de loi traitée au Congrès américain à cette période, qui était le signe que l’Arabie saoudite ne peut plus revendiquer le statut privilégié tenu d’une manière incontestée pendant des décennies à Washington.

L’inconduite de l’Arabie saoudite dans sa campagne au Yémen, ainsi que le TCA « Traité sur le commerce des armes », adopté à l’ONU le 2 avril 2013, signés par 130 par pays et déjà ratifié par 61. Rien n’y est fait, même si les pays marchands d’armes sont acculés par leurs citoyens de cesser de donner de la considération au pire régime du Golf arabique.

A la même période, la haute chambre a étudié un projet de loi, permettant aux familles des victimes du 11 septembre, d’intenter un procès contre l’Arabie saoudite. Une indication restée à ce jour incontestable, pour revoir la façon dont les Américains remettent en question leur longue relation avec l’Arabie Saoudite. Alors que la politique étrangère de l’Arabie saoudite est peu susceptible de changer, quelle que soit la critique internationale.

Ironie de ces contrats, Donald Trump, parlant pour le compte de ses amis de la finance et de l’industrie de l’armement a dit : «  Nous prions pour que ce rassemblement spécial (aux 50 Etats musulmans invités lors de sa visite) puisse être rappelé un jour, comme le début de la paix dans le Moyen-Orient - et peut-être même dans le monde entier !  » Voilà où sont arrivés les dirigeants qui désirent l’islam comme épée contre leurs peuples !

Arms Trade Treaty UN adoption.svg
Par L.takTravail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

Carte concernant le vote de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le traité sur le commerce des armes .
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