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En #Iran le président Rohani est un étalage cliquant pour l’étranger

La quête de domination du #chiisme multiplie la cruauté #sunnite

 

mercredi 24 mai 2017, par Rebel Kazimir

Vendredi 19 mai 2017, les Iraniens étaient invités à élire leur président, ils ont massivement accompli le geste citoyen. Et Rohani est passé pour un second mandat. Il additionne 8 années, à l’issue du vote pour une deuxième parade de réformateur désarmé. Il est présenté comme un réformateur, alors que son projet ne consiste guère à une transformation interne du régime obscurantiste de son pays. Plutôt il a devoir de l’admettre sur la scène internationale, alors que dans la région du Moyen-Orient à le faire rayonner le modèle des Mollahs.

Voir en ligne : Notre dossier : IRAN

Sur le plan intérieur, l’élection du président sur lequel une frange de la population iranienne mise pour amadouer l’orthodoxie extrémiste des religieux, n’a aucun impact réel sur la société et les rouages. Le pouvoir est entre les mains du guide suprême. Pour les affaires intérieures, le président en Iran n’a aucune autorité, quand les vrais pouvoirs sont soutenus par la minorité agissante des fanatiques. Les activistes omniprésents imposent les principes réactionnaires inspirés de la foi qui contrôle la moindre parcelle de la vie sociale et individuelle...

Quand les autres partis traditionnels, ou détenteurs de projets de société différent, sont interdits, l’activité politique est réservée exclusivement aux factions islamistes. D’une manière factice, ce qui forge la dictature, la construction de la concurrence est présentée en deux tendances qui n’échappent pas à l’islamisme : conservateurs et réformateurs. Même si ces dernières ne sont pas d’accord sur l’étendue des libertés politiques, civiles et religieuses, elles sont obligées à se soumettre à la République islamique.

Toutes les expériences qui ont encouragé les réformateurs se sont avérées vaines. En 1997, Mohammad Khatami, dit réformateur, a montré la volonté de changement des Iraniens. Puis les conservateurs ont empêché toute transgression du système en place et sont revenus au pouvoir. Le vote de 2003 fut marqué un fort taux d’abstention aux élections municipales. Puis en force, leur avancée au Majles en 2004, a continué jusqu’à l’élection de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2005.

Le Guide de la Révolution est le véritable Chef de l’État. C’est le premier personnage du régime et ne partage aucune des importantes prérogatives, que l’on retrouve avec Président de la République, de type occidental. Car la distribution des rôles est régie par un régime présidentiel très fort, mais déplacé avec concentration sur une autorité prédominante : le guide.

Il est grotesque de croire que dans une république théocratique, dont la constitution de 1979, promulguée par l’ayatollah Khomeiny a institué, selon les principes de la loi coranique et de la théorie du velayat-e faqih « la tutelle du docteur de la loi religieuse », les règles. Il n’y a aucune démocratie digne des préceptes archaïques de la Grèce antique ou bien ceux de la modernité. La barbarie est, incontestable, dans la quotidienneté…

Le système institutionnel est basé sur la préservation de l’emprise de l’islamisme, mettant la théocratie au centre de l’action de l’Etat. L’exemple patent de l’emprise de l’islam interprété par une élite d’inspiration oligarchique, se reflète dans l’armée du pays qui dispose de deux corps militaires distincts. Celui rattaché directement au guide est prépondérant sur le second...

D’une part, celui servant le pays en cas de guerre, l’armée ouverte à la population. Et d’autre, les gardiens de la révolution : MOLLAHS, qui se composent d’islamistes engagés pour mener des opérations de répression locales et d’intervention pour donner puissance, dans le Monde, au modèle de société iranien. Ce corps est chargé de l’intervention au Yémen ou bien en Syrie et mène les opérations d’assassinats des opposants de la république, sous sa forme actuelle, ainsi les grandes et secrètes actions de sécurité.

Loin s’en faut, les citoyens sont dans ce cadre, sans droits légaux. Ils sont les sujets des appareils ecclésiastiques. Ces derniers sont une féodalité, du point du matérialisme scientifique, fondée sur une économie renchérissant dans la dérégulation du bazar où les classes dominantes sont intangibles. La bourgeoisie réactionnaire qui tient le pouvoir réel ne laisse aucun iota à la volonté populaire qui ne peut s’exprimer officiellement qu’avec la religion.

Le Président est subordonné au guide suprême et peut, par ailleurs, faire l’objet d’un vote de défiance du Parlement. Un blocage qui doit être ratifié par le Guide. Le Président, telle que la mission de Rohani, ne dispose pas du droit de dissolution du parlement et ne dispose d’aucun moyen pour imposer une politique de ce Majlis.

Loin de ressembler à l’institution comparable à un exemple quelconque dans le Monde, le Président est davantage dans la position d’un Premier ministre, fragilisé à l’égard du Guide et du Parlement et est subordonné à eux. Mais l’explication peut être mieux comprise par la répartition des centres du pouvoir, avec la disposition mise en place qui donne largesse aux cercles tenus par le guide... Pour se faire une idée, consulter ICI.

- Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime tient le rôle du conseil de l’Etat. 6 membres viennent du « Conseil des gardiens de la Constitution » (équivalent au conseil constitutionnel). Il est rejoint par les chefs directs des pouvoirs législatifs (majliss ou parlement), judiciaires (sous les ordres du guide) et exécutif (gouvernement et président)

- Conseil des gardiens de la Constitution de 12 membres désignés pour six ans : 6 religieux (clercs) nommés par le Guide Suprême et 6 par le Parlement iranien sur proposition du pouvoir judiciaire (dépendant du Guide).

- Assemblée des experts : organe délibératif de la République islamique d’Iran composé de 86 membres religieux élus pour huit ans au suffrage universel direct.

- Le Majlis (parlement) composé de 290 députés de la Majlis sont élus pour quatre ans au suffrage universel direct, dont 5 sièges sont réservés aux minorités : zoroastriens, juifs et chrétiens qui sont majoritairement arméniens.

- + Guide suprême et le président.

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Par Fabienkhan — inspired by work made by Patchouli and from a BBC scheme [1], CC BY-SA 2.5-2.0-1.0, Lien

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