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Musulmans et islamistes : quelle typologie à l’ère de la cruauté ?

Les femmes arabes progressistes face à l’islamisme voilé…

mardi 3 mai 2016
par jaco


« Hijab Day » organisé le mercredi 20 avril 2016 à science-po, l’Institut d’études politiques de Paris, pour « sensibiliser sur la question du foulard en France », est arrivé bien après les attaques de France et de Belgique. À San-Bernardino, près de Los Angeles dans l’État de Californie, la fusillade survenue le 2 décembre 2015, a aussi livré aussi une réaction semblable de soutien aux musulmanes accoutrées selon... La commune manifestation porte sur le foulard islamique, soit le symbole essentiel avec lequel l’islam politique rencontre d’autres peuples. Les musulmanes menacées se taisent, ou bien sont-elles complices d’une propagation qui déborde sur le féminisme universel ?

Voir en ligne : Notre dossier : Islamisme

Fawzia Zouari, écrivaine et journaliste tunisienne, docteur en littérature française et comparée de la Sorbonne.

« Il y a des jours où je regrette d’être née arabe. »

En France, l’obsession pour le foulard ne se retrouve pratiquement nulle part ailleurs dans le monde. Elle est extrémiste par ces deux côtés : du rejet et de l’offensive islamiste qui le recommande. Le clash entre les uns et les autres se passe entre islam et occident !

Aux Etats-Unis, et à San-Bernardino, où 14 personnes ont été tuées dans un assaut revendiqué par #Isis, dans une école où on élise chaque année la reine du lycée, Zarifeh Shalabi qui porte le foulard et ne participe pas aux activités interdites par l’islam, a été couronnée en 2016, par ses amis... Pour lui montrer davantage sa différence...

Ces messages islamistes, de science-po et de San-Bernardino, sont les pires attaques que subissent les femmes modernistes des deux mondes arabes et musulmans. Des percées antiracistes dit-on ! Les féministes d’origine musulmane qui sont "anti-hidjab" ne sont pas rares, mais elles sont inaudibles. Après Hadjab-Day à science-po, voici l’appel suivant qui a été interdit, par la direction de l’établissement. Une autre attaque à la fois islamiste et bassement raciste.

Le prétexte de l’islamophobie a d’horribles officines plongées dans l’humanitaire, qui mobilise les djihadistes pour qu’ils rejoignent le front des armes. Dans les espaces publics, le serment invasif que les féministes regardent, entre racisme et asservissement dédié à la vénération, le foulard musulman est le principal enjeu mondialisé !

Féminisme et laïcité dans la polarisation du foulard musulman.

Dans les jours qui suivent les attaques islamo-terroristes qui ont lieu dans les pays occidentaux, les musulmans qui y vivent subissent le calvaire de l’augmentation des stigmatisations. Qui d’ailleurs leurs sont infligées à longueur d’année et s’amplifient lors de telles circonstances.

Les fiertés, en France et aux Etats-Unis, de porter le « Hidjab » par une musulmane, distinguent une récalcitrante culture. Les balivernes des civilisations, entre islam-occident particulièrement, sont incohérentes, au regard de l’immensité des personnalités sud-américaine, d’Asie ou bien hindou… Le pire est ailleurs...

Dans les pays à majorité musulmane, plus abondamment touchés en nombre d’attentats et de victimes, règne un stoïcisme de la majorité, effrayée de la colère d’Allah et de la mobilisation de la minorité agissante. Moult cruautés continuelles et répandues est la pression, produite par les islamistes. La crainte et l’impuissance de résoudre, arrêter et juguler la violence, est un harmonieux assemblage qui laisse croire à une quelconque idéologie. Or, il s’agit de théologie…

Islamistes parmi les musulmans quand ces derniers sont plongés dans l’aquarium universel.

S’il n’y a pas de distinction entre islamistes et musulmans, elle arrange bien les premiers. Entre la confrérie qui aspire au pouvoir et à l’expression politique est la généralité où se regroupent les dispersions de musulmans parmi l’humanité. Il y a effectivement le paradoxe que la seconde abrite les premiers. D’où la désapprobation de la représentation, des 1 milliard et de demi de croyants, par spécifiquement la théologie dont la sacralisation est une lèse-démocratie.

Justifiant ainsi les attentats épisodiques du « clash des civilisations », ou comme réaction aux maîtres du Monde, relève de la raison même des islamistes. Ils prennent les désagréments d’être désignés en commanditaires de cette violence. Et ils ripostent en organisant des manifestations pour la tolérance envers leur radicalisation. Leurs prêches se consacrent à cristalliser les comportements identitaires qui différencient…

Les musulmans n’arrivent pas à distinguer leur différence des islamistes. Les pseudo-idéologues du genre iranien, turc, saoudien et autres détrousseurs des consciences et des pouvoirs politiques par l’islam, sont là pour fournir les modèles. Ensuite d’autres raisons, comme l’indifférence ou la non-manifestation contre les attentats font la distinction entre croyants et politiciens du foulard.

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