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Le FMI croit que l’Algérie amortit les effets de la crise qui réduit la rente pétrolière.

En fin de parcours, Bouteflika a géré sans relief et en moins pas la révolution d’émergence économique

 

samedi 2 juin 2018, par Damien Djamel Bouch’Raf

Le plus influent des théoriciens de l’économie libérale contemporaine, John Maynard Keynes, inspire le FMI qui suggère à l’Algérie, de se conformer à des recettes vieillissantes, quand des modèles nouveaux et émergents font recette. La dérive rentière qui s’est ancrée aux us qui créent les richesses pour satisfaire les nécessités internes puis partager, selon des stratégies claires et dynamiques, les surplus avec l’extérieur, reste le paradigme de la politique...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Plus forte est l’angoisse des fortes fluctuations des recettes pétrolières. Elle fait sa pression sur les décideurs de ce pays qui se livre à l’organisme monétaire international, le FMI. Lequel indique donc qu’en premier plan les multiplicateurs budgétaires qui peuvent faire toute la relance. Mais qu’est-ce-que le multiplicateurs ? Il est bien de faire allusion à la théorie. Est-ce une ressource qui puisse guider la manière avec laquelle l’Algérie peut surmonter la crise financière qui impacte lourdement son budget ?

L’article du FMI produit par 3 économistes évalue le rôle des multiplicateurs budgétaires à court et à long terme pour l’Algérie, en l’application de plusieurs méthodologies. Si elles ne sont pas nommément identifiées puisque, c’est parce que ces doctrines sont des généralités. Les invités que l’Algérie doit mobiliser pour des contributions fiscales, donc le secteur privé, sont-ils contrôlables ? Sinon font-ils du bien quand l’économie n’est déjà pas saine ?

La consolidation budgétaire nécessaire pour préserver la viabilité des finances publiques, l’assainissement de la liste des grands opérateurs et fortunes imposables permet rétablir les grand équilibres. Tant pour être en capacité de régler financièrement les échanges extérieurs que pour maintenir et consolider ce qui vient d’être amorcé avec la balance commerciale et ses effets sur les activités locales, des sources d’impôts existent.

L’expectative est en vigueur quant l’avenir des principaux vecteurs de l’émergence économique. La croissance du PIB réel a fortement ralenti, principalement en raison d’une contraction de la production d’hydrocarbures, même si la croissance du secteur hors hydrocarbures n’est plus négligeable pour la satisfaction de certains besoins. Voici l’essentiel des indicateurs émis par le FMI :

- Le taux de chômage est passé de 10,5 en septembre 2016 à 11,7% en septembre 2017 et reste particulièrement élevé chez les jeunes (28,3%) et les femmes (20,7%). 
- L’inflation moyenne est tombée de 6,4% en 2016 à 5,6% en raison du ralentissement de l’inflation des biens manufacturés et des services, et a atteint 3,4% en avril 2018.
- Les réserves, bien qu’assez abondantes, ont chuté de 17 à 96 milliards de dollars. (à l’exclusion des DTS). 
- La dette extérieure reste négligeable, tandis que la dette publique intérieure a fortement augmenté depuis 2016 mais reste aussi modérée.

Les autres chiffres qui exposent une représentation de l’économie algérienne.

- Population : 40,4 millions d’habitants 2016
- PIB par habitant : 4 102 USD (2017)
- Principaux marchés d’exportation
- UE Principales exportations : pétrole et gaz

Année 2016 2017 2018 2019
Croissance du PIB réel (en pourcentage) 3,3 1.6 3,0 2,7
Croissance du PIB hors hydrocarbures (en pourcentage) 2,3 2,6 3,4 2,9
Emploi : Chômage (pourcentage, fin de période) 10.5 12,3 ... ...
Les prix : Inflation (pourcentage, moyenne) 6.4 5,6 7.4 7.6
Finances de l’administration centrale (pourcentage du PIB) : Revenu total 28,8 32,7 30,6 28,2
Dont, hydrocarbure 9,7 12,5 12,4 11.2
Total des dépenses 42,3 41.5 39.5 33,0
Solde budgétaire global (déficit-) -13,5 -8,8 -9,0 -4,8
Dette publique brute 20,6 27,0 34,8 39,9
Argent et crédit (variation en pourcentage) 0,8 8.3 11,4 5.0
Crédit à l’économie (variation en pourcentage) 9.0 11,8 12,7 7.7
Balance des paiements : Solde du compte courant (pourcentage du PIB) -16,6 -12.9 -9,7 -10,1
IDE (pourcentage du PIB) 1.0 0,7 0,8 0,8
Réserves brutes (mois d’importations) 1 / 22,6 19,1 16.2 13.5
Dette extérieure (pourcentage du PIB) 2,4 2,4 2.1 1,9
Taux de change : Moyenne REER (variation en pourcentage) -1,7 0,6 ... ...

- Sources de ces estimations : autorités algériennes et estimations du personnel du FMI.
- 1 / En mois d’importations de biens et de services l’année prochaine.

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