En 2015, nous avons lancé le point de vue, sous forme d’alerte, de la présence de fortes précipitations sur la région du Sahel. Le recul de l’aridité a été constatée depuis des années, comme un nouveau cycle qui s’est bien installé depuis. Mais la réactivité des autorités et des scientifiques n’est pas à la hauteur des meilleures conditions.
C’est à partir d’une étude d’observations, prises en Algérie produites par l’ONM (Office national de la Météorologie) et étudiées avec l’aide de CNRS (Centre national de la recherche scientifique : France ), la nouvelle situation se vérifie. Nous l’avons publié dans cet article :
– Changement climatique au Sahel, le cycle de la mousson...
27 janvier 2015
– Notre précédent article : Les datas climatiques en Algérie dans une narration.
12 décembre 2019
OFFRE EXCLUSIVE de Populi-Scoop : les datas de l’ONU sur l’Algérie.
| Période | 1988-1992 | 1993-1997 | 1998-2002 | 2003-2007 | 2008-2012 | 2013-2017 |
| Moyenne | 4,387 (1990) | 4,723 (1995) | 5,006 (2000) | 7,216 (2005) | 8,179 (2010) | 8,304 (2015) |
Le programme de reboisement présagé, pour 2019/2020, en Algérie semble sortir d’une léthargie malsaine, dont a souffert le pays, actuellement secoué par une inédite révolte populaire. En criant sur tous les toits, les dirigeants disent vouloir planter 40 millions d’arbres, lors de la période déjà commencée et doit se terminer mi-mai 2020.
Cette récente autosuffisance improvisée, alors que les conditions climatiques s’y prêtent depuis des années. Elle a produit son slogan : « un arbre pour chaque Algérien », alors que la bureaucratie laisse passer les opportunités les plus naturelles. Le patrimoine arboricole sylvestre est en deçà de sa capacité et variété originel.
Depuis même qu’il a été décimé par les ottomans pour construire les flottes marines, il a été percuté sans espoir de reconstitution. Des expériences sylvicoles dans le monde, montre que l’exploitation du patrimoine est basée sur la replantation des espaces d’où est retiré du bois. Dès l’indépendance, les chantiers populaires et les plans, triennaux et quadriennaux, avec les repousses des espaces incendiés ont restitué 2 fois le legs de 1962, au départ de l’occupation coloniale.
A comparer avec les 4 milliards de plants que l’Ethiopie ambitionne de mettre au sol lors de la même période, avec 353 millions plantés en 12 heures pendant le mois de juillet 2019 selon France-Info, on en est encore au pire en Afrique du nord. Ce comparatif est nécessaire, d’autant que le 1er-ministre du pays de la corne du continent, élu au prix Nobel, montre la méthode de sortir du désert.
– Retour du discours agroécologique en Algérie alors que les steppes sont sous mousson
mardi 10 septembre 2019
En Algérie, l’apport scientifique est globalement négligé. Voire de moindre argument dans plusieurs domaines. Pour dire vrai, tous les secteurs sont livrés à de médiocres managements. Pour la reforestation, l’ancienne formule ancienne est très en retard, alors en matière de reconstituer la couverture végétale du territoire national. Avant le protectorat Turc du 14e siècle, le nord du pays était sylvestre à plus de 50% et pastorale à partir de la chaîne de l’atlas saharien…
Passer par l’élevage en pépinière des bouturages, ou bien la germination des graines, pour fournir des plants à mettre au sol, constitue un point d’achoppement. Cette ancienne méthode retarde, aux moments des opportunités climatiques, les opérations de reboisement, comme celle de 2019. En effet l’équilibre de pluviométrie offre des possibilités meilleures à la réalisation de tels projets.
Populi-Scoop
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