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Afrique de l’ouest, dans la chronique du terrorisme, mise à jour d’un formatage !

Les attentats de mars 2018 au Burkina-Faso, la revendication de la revanche !

 

lundi 5 mars 2018, par Azouz Benhocine

Il est indéniable que les forces françaises présentes au Mali, de Barkhane ainsi que les sections spéciales déployées dans tout le Sahel, ne communiquent clairement sur leurs opérations. Près de 40 combattants du terrorisme islamiste ont été éliminés ou appréhendés, à quelques encablures de la frontière du nord malien, le 14 février dernier. L’armée algérienne a joué discrètement un rôle prépondérant, en détectant le regroupement. Et cette réussite de l’armée française a provoqué, quelques semaines plus tard, les attaques du Burkina-Faso...

Voir en ligne : Notre dossier : MALI

Des hélicoptères d’attaque ont d’abord bombardés des cibles puis les troupes héliportées ont engagé l’affrontement au sol. C’est un léger avantage de la surprise qui a permis une performance. L’armée française dit aussi avoir détruit des véhicules et de l’armement, sans précisions. Outre le bilan humain qui n’est très clair, avec un chiffre rond amoindri par rapport à ceux des médias maliens et mauritaniens. Des documents auraient également été récoltés après coup.

L’illusion de faire passer la criminalité, comme action politique masquée par la religion n’a pas tellement suscité l’adhésion populaire. L’association de l’islam à la politique, tant souhaitée par les propagandistes, leur permet de squatter les mosquées et recruter la chair à canon pour le terrorisme. Pour la majorité des croyants, suivre l’appel des terroristes, c’est adhérer à une cruauté injuste.

Les foyers d’islamisme virulent qui se convertissent à la violence armée ont la particularité de persister, montrant une hystérie fasciste. En Afrique ce fléau profite de la faiblesse des institutions, particulièrement la désorganisation des armées. La France vient donc en aide aux pays menacés : Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad.

La menace terroriste sur le continent noir reprend de plus belle, après que tous les espoirs ont été mis dans la force G5-Sahel. Un tout dernier rapport, dressé par des experts et soumis à tous les membres conseil de sécurité de l’ONU, que des journalistes ont fuité et ceux de l’AFP ont cité, souligne la perte de terrain des autorités maliennes. Alors que l’attentat d’Ouagadougou, revendiqué par la coalition GSIM, accroît l’étendue géographique où frappent les « djihadistes ».

GSIM « Nusrat al-Islam wal-Muslimin », dès son avènement, s’est déclaré le plus large rassemblement de djihadistes de la région. Il est issu d’une réunion, tenue le 2 mars 2017, qui a rassemblé plusieurs groupes du Sahel, dont au moins 4 mouvements connus : l’ex-Mujao, Ansar Dine, "l’Emirat du Sahara" et une partie de branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Des islamistes locaux qui collaboraient dans les réseaux de soutien et contrôlaient certaines mosquées dans toute la région des 5 pays, apportant du sang neuf, se sont alliés aux éléments armés. Ils recrutent ou bien s’engagent eux-mêmes pour réduire l’influence des éléments gênants ou remplacer d’autres changeant de territoires...

Il est dit qu’à la tête de la nouvelle organisation "GSIM", un leader azawad, répondant au nom d’Iyad Ag Ghali, âgé de 58 ans. Il participait au dialogue entre la communauté des Touaregs et les autorités maliennes. Mais son parcours et sa disparition le donne soi pour mort, soi comme derrière le meneur de toutes les factions qui activent au Mali et ont une grande mobilité au Sahel.

Auparavant le terrorisme dans cette région de l’ouest africain était sous le commandement d’Algériens. Ces derniers se livraient à la persécution des populations, notamment des jeunes islamistes qu’ils recrutent et qui risquent de leur manquer de respect. Ils étaient considérés étrangers, malgré que nombreux ont contracté des mariages...

Dans son acronyme "GSIM" remporte un attachement, ce qui était jusqu’à des mois récents, impossible à lier : islam, musulmans et terrorisme. Alors qu’en 2013, les révoltes du Printemps Arabe battaient leur plein, "Ansar Dine", activant au Mali, revendiquait environ 3.000 hommes armés, ce qui était invérifiable. Le charismatique malien qui dirigeait ce groupuscule ne manquait pas de références, voire le virage d’un impénitent voyou et barbouze, vers l’islam politique...

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