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L’Afrique prochain fief des terroristes, après le Moyen-Orient.

La fin de Daesh en Irak et en Syrie ne fait pas la retraite des armes aux mains d’islamistes

 

vendredi 20 octobre 2017, par Hugo Mastréo

Parmi les territoires où prochainement les hordes criminelles qui ont quitté le Moyen-Orient, iront s’installer le Sahel africain a largement montré sa disponibilité d’accueil. L’heure est venue pour se demander où s’implantera donc à l’avenir l’émirat qui aura pour motivation d’appliquer des lois barbares se référant à l’islam ? Les stratèges se posent d’ores et déjà des questions sur les prochaines difficultés de contenir la barbarie qui frappe en se justifiant d’islam...

Voir en ligne : Notre dossier : Afrique

Ils abordent leur installation par libérer des prisonniers, dont leurs acolytes qui lors de leurs détentions ont endoctriné des délinquants qui, dit-on, se "radicalisent". Puis leurs rangs sont continuellement renouvelés, ce n’est pas le personnel qui va manquer. Les habitués, notamment les plus jeunes, fréquentant les mosquées constituent les plus intéressants de leur recrutement.

A première vue, pourquoi donc le nouveau fief terroriste serait le cœur de l’Afrique ? Un point géographique de rayonnement pouvant influencer et orienter les adeptes est inévitable. Il doit avoir des ressources financières suffisantes. Et il devait aussi être parmi des populations qui seront à la fois taxées et serviront à devanture humaine massive où se mêleront les combattants islamistes tant locaux que venus d’autres pays.

Après le démantèlement de Daesh sur les territoires à cheval entre la Syrie et l’Irak, les « djihadistes » n’aspirent pas à la retraite. Si on redoute leur présence dans leur pays d’origine, un lieu quelconque va être le plus chaud en matière de concentration, voir d’entreposage, de ces combattants avides de sang !

L’Afrique constitue le prochain probable site, notamment l’espace appelé Sahel qui s’étend sur une ceinture d’est à l’ouest, au bas du nord du continent noir. La déconstruction de l’EI (Etat Islamique) d’El-Baghdadi entraîne de savoir où sera le terrorisme d’une ampleur à pouvoir disposer d’une logistique, lui permettant de commanditer des actions dans le monde et de créer, sur place, des camps d’entraînement ?

Sans pour autant qu’ailleurs, si des attaques se produiront en dépit de la vigilance, comme en Europe, elles initiées par des loups solitaires et des cellules dormantes. Mais certainement instruits depuis des zones où les terroristes dresseront les moyens de recrutement, de contact et de propagande.

Une partie de l’Afrique constitue le nouveau terrain des groupuscules d’islamistes qui ont pour habitude de pénétrer là où il y a des vulnérabilités sécuritaires, du tribalisme et l’absence de l’Etat. La région du Sahel ainsi que les régions occidentales et centrales, leur permettent, visiblement et à l’heure actuelle, d’aménager des cellules qui se chargent de créer des camps d’entraînement.

Comment synthétiser la situation sécuritaire actuelle dans cette région d’Afrique ?

L’avantage que recèle l’Afrique est qu’elle assez proche de l’Europe, tant pour les trafics de tous les genres. Aussi la région dispose également de précieux gisements d’uranium, l’or et d’autres métaux. Puis Boko Haram a déjà déblayé des champs, tissé des réseaux et influencé nombreux adeptes à qui manquaient les armes pour s’impliquer.

Les nombreux groupes qui activent au Mali, sont plus petits et plus dispersés. Le Sahara sépare ces groupes locaux. Proches du grand Sahel, ces territoires sont dominés par Al-Qaïda d’Afrique du Nord "AQMI", en particulier la Libye et l’Algérie. Une particularité ressort, c’est la richesse mise en place : des revenus avec le commerce et des activités illicites.

Des opérations antiterroristes existent, comme ceux de la France au Mali. Les Etats-Unis scrutent le bassin du Tchad et disposent déjà d’une base, notamment utilisant des drones. Le confinement actuelle des moyens militaires chargés du terrorisme obscurcit le rôle des opérations de sécurité occidentales face à la menace. Les problèmes sous-jacents internes aux pays de l’ ouest-africains les empêchent de d’y réaliser leurs objectifs de sécurité.

Les chefs militaires occidentaux savent ce qui les attend en Afrique. Ils comptent maintenir une empreinte légère, pour ne pas aller en guerre ouverte. Cependant ils se livrent à des interventions militaires limitées pour maintenir les groupes à distance.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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