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L’émergence économique de l’Afrique souffre des délinquances et de l’insécurité

Les populations africaines responsabilisent les gouvernances des fléaux et de tous les trafics

 

lundi 21 août 2017, par Azouz Benhocine

Quoi qu’on pense du concept d’émergence économique qui associe le développement industriel et l’amélioration des conditions sociales, pour l’Afrique l’organisation d’une dynamique humaine obéit au sérieux des dirigeants. Même si les prémices de la stabilisation politique, de la forte croissance économique et de l’amélioration des gouvernances sont visibles, en sous-bassement une délinquance inique accompagne cette mutation positive inspirée particulièrement les BRICS, les 5 pays tenus pour exemples d’inspiration.

Voir en ligne : Notre dossier : AFRIQUE.

L’Afrique a été en 2015 la deuxième place en termes de la croissance du PIB, derrière l’Asie de l’Est, les fléaux illégaux suivent aussi. Sa croissance économique a atteint 3.7 % en 2016 et est prévue à 4.5 % en 2017. Le continent est rythmé par une urbanisation la plus rapide de son histoire, poussée par une croissance démographique sans précédent. Tout cela contribuera à meilleure productivité agricole et à l’accélération de l’industrialisation où le secteur tertiaire attire des investissements étrangers. Le maintien de l’élan de développement économique a ses folies illicites et des instincts informels, conséquence d’une ouverture sur le Monde.

Malgré une insécurité, encore plus périlleuse que par le passé, le continent africain connait une appréciable hausse de son tourisme. Certainement les caractéristiques de la nature préservée ne cessent guère d’intéresser les plaisanciers plus curieux encore et avides de découvertes. Comme si cela se fait avant que l’exceptionnelle virginité des espaces risque de s’éteindre. Mais pour ne pas détourner des risques que vivent les populations locales, dressons un panorama des périls…

Les grands problèmes, d’une délinquance transfrontalière et n’épargnant aucune région d’Afrique, se concentrent sur les conflits, le trafic humain, la drogue et la faune. Ces difficultés prospèrent et favorisent l’instabilité du continent noir que l’émergence économique tente de réduire les frustrations des grandes misères encore pertinentes. Nous les citons pour que la sécurité et la gouvernance s’unissent pour améliorer la vie des populations.

L’enlèvement de Boko Haram des 276 écolières de Chibok a été un fait d’esclavage et certaines des otages ont été vendues. La traite des êtres humains qui s’enracine dans la sombre mémoire africaine n’est pas terminée. Ici c’est le terrorisme islamiste s’adonne à des transactions pour un esclavage sexuel, seuls les femmes et les enfants font l’objet d’enlèvements et d’échange contre la libération d’autres criminels revenants aux mêmes méfaits.

En Guinée-Bissau un « Etat narcotique » a pris forme. Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau est devenue la plaque-tournante préférée des narcotrafiquants sud-américains. Depuis l’an 2000 ce pays est incontrôlable. La double tentation de dirigeants gouvernementaux corrompus et la volonté des trafiquants fournis depuis l’Amérique Latine, fait que des dizaines de tonnes de cocaïne par an y transitent, par ce centre du trafic international de cette matière.

Et les rebelles du RENAMO (Résistance nationale mozambicaine) utilisent le braconnage pour soutenir leur mouvement. Les thuriféraires de la ruralisation contre une politique de modernisation fût-elle autoritaire et progressiste ou marxiste, éprouvent une nation en entrant en dissidence. Les États-Unis cherchant à lutter contre l’influence communiste en Afrique, sont derrière les brutalités, de nombreux cas de violation des Droits de l’homme des civils sont recensés.

Ces crimes ne sont pas des incidents isolés, bien d’autres obéissant aux vieilles géostratégies impérialistes font de l’Afrique un champ de conflits. Les estimations n’hésitent pas d’évaluer que les gouvernements africains perdent des flux financiers, suite aux activités illicites, de plus de 50 milliards par an, ce qui n’est guère un triomphe sur le sous-développement qui reste endémique sur l’ensemble du continent.

Les groupes terroristes et les syndicats du crime assez organisés brassent des fonds substantiels de la traite des humains et les utilisent pour gâcher les efforts de paix et perpétuer l’insécurité dans leurs régions respectives. Depuis 2015 plus d’un million de réfugiés et de migrants fuient les zones de conflit et tentent, depuis l’Afrique, de traverser la Méditerranée. C’est un créneau où se pratique le trafic des passeurs via la Libye…

Le trafic de produits de la faune, estimé à plus d’une vingtaine de milliards de dollars par année, s’opère à l’échelle mondiale. Elle n’est pas seulement une préoccupation environnementale ou de conservation. Elle implique à la fois une perte de revenus basés sur la préservation des économies locales qui dépendent du tourisme. Qui se trouve en perte face à l’augmentation des bénéfices pour les groupes criminels facilitant ce commerce illicite, qui alimentent directement et indirectement l’instabilité sur le continent.

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