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L’Algérie reconnue pays sans paludisme selon une déclaration de l’OMS



Alors que les cas de cette maladie dans le monde ne sont guère en baisse.


jeudi 23 mai 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Le nombre de cas de la maladie a augmenté en 2017, par rapport à l’année précédente. Dans les principaux 10 pays africains où le paludisme est le plus répandu que sont Nigeria, Madagascar et la République démocratique du Congo, selon le suivi de l’OMS, il se stabilise ce qui ne rassure pas. L’Algérie est devenue un modèle sur son continent pour la réduction de ce fléau dont le vecteur qui le répand le moustique...

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Il y a une année, en avril 2018, une alerte a été lancée envers la communauté internationale, comme quoi la réponse mondiale au paludisme n’avait pas été améliorée. Le risque de revirement, de perdre certains des gains précieux réalisés au cours des 20 dernières années, était plausible.

Pour ne pas prendre à la légère ce sujet, voici l’image exacte de la situation. Le paludisme continue de faire plus de 435 000 victimes chaque année, principalement en Afrique. Les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables. Le fait que toutes les deux minutes un enfant meurt de cette maladie évitable et curable, est inacceptable.

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Cette stagnation du nombre de cas de paludisme s’est faite pour l’année 2017, selon le rapport diffusé en 2018 par l’OMS - bilan ICI. Les estimations disent 219 millions le nombre de cas de paludisme en 2017. Les 10 pays africains les plus touchés ont enregistré 3,5 millions de cas supplémentaires par rapport à l’année précédente.

Le paludisme était un véritable problème de santé publique en Algérie, du fait du contexte géographique et des mouvements de population. Passant déjà pour des modèles, l’Algérie et l’Argentine ont signalé leurs derniers cas de paludisme transmis respectivement en 2013 et 2010. Ce qui signifie que 38 pays et territoires sont maintenant indemnes de la maladie, selon l’OMS.

Ce constat est dressé en vertu de surveillance qui prévaut en la matière. Ce qui signifie qu’il n’y a pas eu un seul cas de personne ayant attrapé la maladie dans les deux pays au cours des trois dernières années. L’avancée ne peut être dite que si un bilan concret est établi.

- «  C’est un exploit historique de l’Algérie et de l’Argentine  », a déclaré Peter Sands, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

- « L’Algérie et l’Argentine ont éliminé le paludisme grâce à l’engagement sans faille et à la persévérance de la population et des dirigeants des deux pays... », a déclaré le Dr Tedros Adhanom, Directeur général de l’OMS.

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Chaque fois que c’est possible et rompre le cycle de transmission et ainsi nous engager sur la voie de l’élimination définitive dans les pays les plus durement touchés, est possible. Mettre fin au paludisme est un objectif réalisable, selon les experts des instances sanitaires internationales qui suivent depuis des années ces actions.

Souvent des difficultés comme le manque de financement, ainsi que le problème croissant de la résistance aux médicaments et aux insecticides, menacent de saper les efforts de lutte contre la maladie, selon des experts de la santé.

Lammali Karima, chargée du "Bureau de Liaison de l’OMS à Alger" basé au Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, participe au programme. Dès l’indépendance le gouvernement Algérien envisagea l’application d’un Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP). L’Algérie est le deuxième pays de la région africaine de l’OMS à être officiellement reconnu indemne de paludisme, après Maurice, certifiée en 1973.

L’Algérie est le lieu où le médecin français Dr Charles Louis Alphonse Laveran a découvert le parasite du paludisme en Algérie en 1880. Il n’est que le deuxième pays d’Afrique, après Maurice en 1973, à être déclaré exempt de paludisme. Il devient modèle pour le continent du fait de sa position, de l’étendue de son territoire et de ses efforts en action publique.

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