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La Chine rejoint la Russie pour l’enquête sur les armes chimiques en Syrie

Quand sans preuves, les pays occidentaux accusent Damas, il y a l’ONU...

 

jeudi 6 juillet 2017, par Azouz Benhocine

Pour l’utilisation des armes chimiques en Syrie, quand les pays occidentaux condamnent l’armée régulière qui protège le despote Bashar, la Russie exige une enquête sans complaisance, ni manipulation. Maintenant la Chine, qui n’a jamais pris les devants dans cette crise interne à un pays de la zone la plus déstabilisée du Monde, vient de lever tous les doutes sur son soutien à Bashar El-Assad dans au moins l’usage d’armes prohibées.

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie - Bashar

Tous les analystes n’arrivaient pas à positionner, la puissance asiatique émergente, dans le conflit qui fait l’objet de moult tractations et déchirements dans les chancelleries diplomatiques et les opinions médiatiques. La confusion est maintenant levée, Pékin se joint à Moscou en appelant à un examen rigoureux et officiel dans l’utilisation des armes chimiques en Syrie.

Selon une déclaration conjointe des dirigeants russes et chinois, sur la situation internationale actuelle, publiée mardi 4 juillet sur le site du Kremlin, faisant état de la rencontre entre Poutine et le président chinois Xi Jinping, les deux pays disent « … soutenir les efforts de l’OIAC et des Nations Unies pour enquêter sur le prétendu L’utilisation d’armes chimiques en Syrie » .

Dans le texte (consulter ICI), la déclaration commune pour la légalité est indiquée sans ambiguïté. Outre qu’elle condamne l’utilisation des armes chimiques partout et par n’importe qui. Cette caution envers les instances internationales, tombe quelques jours après que la Maison Blanche ait présagé, la semaine dernière, qu’une nouvelle attaque impliquant des armes chimiques était préparée par le gouvernement syrien. Cette dernière omettait et refusait aussi de présenter des preuves.

Washington s’est engagé à faire en sorte que les autorités syriennes «  paient un prix élevé  » en cas d’utilisation d’armes chimiques. Commentant la déclaration de la Maison Blanche, le Kremlin a déclaré qu’il considère que les menaces américaines contre le leadership légitime syrien sont «  inacceptables  ». Et Damas a également démenti l’information.

Ce paragraphe clarifie : « … en ce qui concerne les armes chimiques en Syrie, toutes les parties, en ce qui concerne la souveraineté syrienne, doivent soutenir les efforts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques [OPCW] et des structures de l’ONU pour mener une enquête indépendante et exhaustive, afin d’obtenir des preuves irréfutables, d’établir des circonstances authentiques et de tirer des conclusions qui sont capables de résister à la vérification par les faits et l’heure » .

Pour une fois qui n’a jamais été autant précise, la Chine et la Russie joignent leur conviction d’une manière définitive, déjouant finalement la domination des pays atlantistes sur la guerre civile en Syrie. Après cette rencontre bilatérale entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping, les deux parties ont appelé à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie. Soulignant, comme jamais auparavant, qu’une solution politique à la crise de ce pays arabe par un dialogue inclusif.

Le régime syrien n’est pas entendu, quand il réfute toute possession d’armes chimiques. A plusieurs reprises, l’armée syrienne a prétendu avoir détruit complètement ses stock d’armes chimiques. Malgré la confirmation de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) en janvier 2016, elle n’est pas crue. Moscou et Pékin déclarent se conformer aux négociations de Genève entre les représentants du gouvernement syrien et l’opposition, renferme le communiqué commun.

En revenant à la fausse attaque chimique initiale, qui a été utilisée pour justifier les frappes de missiles balistiques américaines en Syrie, en avril dernier, il faut bien se demander pourquoi les Etats-Unis refusent qu’une enquête quelconque étayer, ou pas, l’implication le régime syrien ? C’est ce qui pousse la Chine à, finalement, à l’adoption de son ralliement à la Russie et en conséquence son appui au régime syrien.

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