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Gros investissements des USA sur les "FDS" en Syrie

Les américains, incapables d’être au sol, mettent le paquet dans l’alliance "arabo-kurde"

 

mardi 16 mai 2017, par Azouz Benhocine

Fief secondaire de l’EI en Syrie et objectif militaire des FDS, Tabka se situe à une quarantaine de km à l’ouest de Rakka, qui elle est leur principal bastion actuellement quand Mossoul, en Irak, est sur le point de tomber. Regroupant des combattants arabes et kurdes, le FDS bénéficie du soutien aérien des Américains qui, en février dernier, lui ont fourni de bons équipements militaires. Tabka, avec le barrage sur l’Euphrate, le plus important de Syrie, avaient été "complètement libérés", selon diverses sources. Damas et toutes ses banlieues aussi sont presque vidées des terroristes, chassés par l’armée régulière et ses alliés...

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie

Le régime syrien, à la fois dynastique et despotique, a la lourde responsabilité dans le conflit qui détruit le pays, pour n’avoir pas admis une transition apaisée. Il a préféré déclencher la terreur perverse habituelle des sbires du parti baâth. C’est le genre de dérive autoritaire, que l’aveuglement de Bashar El-Assad a induit dans une société qui ressentait qu’elle vivait, depuis des lustres, moult frustrations.

La crise syrienne n’a d’autres continuités qu’une guerre civile plus compliquée. Et elle est inévitable quand les opposants sont décidés d’en découdre avec tous les amalgames de despotisme et de népotisme. En 2011, les peuples arabes ont compris que tendre des mains de changement aux pouvoirs qui les dirigeaient, étaient des gestes vains. La révolte des jasmins en Tunisie fut le déclencheur !

Depuis l’époque d’Obama, la priorité de détruire Daesh a fait l’alliance tacite. Elle reste invisible, notamment entre les Etats-Unis et la Russie, dont on vient de savoir que Trump avait averti, avec des informations "Top-Secret", le Kremlin d’un grand attentat dont la nature et les cibles ne sont pas encore révélées. Alors que le protagoniste est, dit-on, l’EI #ISIS qui fait unanimité et dont les cellules opèrent tant en Irak qu’en Syrie.

Mais d’autres parties impliquées ont poursuivi les deux autres objectifs. Qui sont : soit la défaite du régime d’Assad et de ses partisans, ou bien l’écrasement de l’opposition syrienne que les sponsors régionaux tentaient d’introniser au pouvoir à Damas. Ces autres ingérences sont de divers horizons, dont les intérêts se limitent à sauver ou arracher le régime syrien, tenu d’une main de fer par Assad-fils.

Les Forces Démocratiques en Syrie « FDS » dont la formation remonte à moins de deux ans, octobre 2015, ne trouvent aucun soutien, sauf de la part des Etats-Unis et l’alliance arabe. Ils s’opposent en premier à tous les islamo-terroristes d’Enusra, d’Al-Qaïda et Daesh. Le régime n’est pas leur premier adversaire et leur réfute l’existence afin d’éviter une partition du pays. Mais la Turquie les considère un ennemi, obsédé par l’avilissement et la destruction de l’identité kurde.

Pour les démocrates arabes, qui eux n’existent que dans certains esprits se désirant réformateurs que révolutionnaires, le parcours est toujours sinueux. Ils ont d’abord maintenu des alliances « contre-nature » face aux dictatures, en admettant politiquement les islamistes. Ces derniers ont préférence d’affirmer et d’alimenter leurs bras armés, qui sont repus des haines. Les Syriens ont commencé leur révolte, comme ailleurs, ainsi chez les Arabes. Puis constatent qu’ils sont dominés et exclus par les fanatiques venus du Monde entier, prétendument pour les aider à chasser lé régime...

Une fois complètement esquintés par l’hégémonie des religieux qu’ils ont admis en politique et avec lesquels ils ont collaboré, les politicards du « démocratisme » du monde musulman et de tous les pays arabes, redeviennent alliés des despotes. Pour survivre dans la cruauté obscurantiste où ils se trouvent subalternes puis finalement éradiqués. Ils mutent en s’alliant aux militaires et autres dictatures, pour avoir la vie sauve.

A l’exception de la Turquie, parmi les membres de l’OTAN, aucun ne s’alarme de l’apport américain à cette organisation non-étatique qu’est le FDS. La concurrence militaire régionale faite avec les ingérences de forces iraniennes, du Hizbollah libanais, des monarchies arabes et des islamistes d’Ankara n’ont aucune pitié pour la population civile, comme tous les autres intervenants investissant sur des géopolitiques décisives, pour leurs intérêts, au Proche-Orient. Région des malheurs depuis des décennies...

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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