POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Connexion Membre - ou - Inscription

IPS que PIB : plus clair et moderne critère de prospérité

Le progrès social au cœur des évaluations des économistes et sociologues

 

samedi 24 juin 2017, par Hugo Mastréo

Les performances économiques, des pays riches ne sont pas faites selon le progrès social, escomptant équitablement d’être bien réparties entre les couches et les catégories de la population. Les militants, de même que les économistes et les sociologues, qui tiennent à ce que le progrès social se généralise pour toutes les composantes humaines d’une nation, se félicitent que considérations sociales et environnementales soient les nouveaux paradigmes.

L’élaboration entre 2009 et 2013 de l’IPS (Indice du Progrès social) a permis de déterminer les trois familles d’indicateurs qui le composent. Et où 52 critères sont pris en compte pour mesurer non seulement la prospérité d’un pays mais aussi de définir les axes d’évaluation. Allant de la santé, au logement, à la durabilité de l’écosystème et à l’absence de discrimination, sont les paramètres qui suggèrent de passer au-delà du PIB, ce qui montre une évolution qui donne de l’intérêt au SPI !

Pour nombreux États, le dogme du PIB (richesses produites) reste le jalon avec lequel on se satisfait quand il augmente. Sans vraiment baliser si ce dernier est bien réparti à toute l’entité territoriale, bénéficie à l’ensemble des administrés et dote de moyens efficients les institutions chargées de la gouvernance. On se contente encore de se prononcer sur le volume de ce qui est réalisé. Or l’incidence du produit national est une généralité qui n’a pas dans la clarté de son dispatching régulier (sans interruption) et équitable.

Alors les sociologues et les économistes ont désormais, depuis principalement 2014 pour les précurseurs, adopté l’IPS. Car c’est un champ d’appréciation plus évolué et complet, avec la variété des matières qui lui sont enjointes. Les besoins de base, les fondements du bien-être et les opportunités ouvertes à toute la communauté où on s’adonne au calcul des résultats et des ressources, sont les trois axes qui regroupent l’ensemble des domaines pour dresser un bilan du progrès social.

Les éclaircissements qui permettent de déterminer les améliorations du progrès social sont l’éducation, la santé, l’espérance de vie et d’autres preuves de bien-être. Mais aussi sont notés de nouveaux paramètres, comme l’accès Internet ou bien les déplacements (tourisme) y sont rajoutés récemment… La sécurité personnelle, la tolérance et l’inclusion, aux institutions décisionnelles des sociétés pour la totalité des composantes du tissu humain, sont en perte de vitesse dans nombreux pays dits avancés.

On ne cesse guère de qualifier les États-Unis en 1ère puissance économique du Monde, sans vraiment douter sur les réalités où vit la forte majorité des 325 millions d’habitants. Les prisons surpeuplées, avec le record mondial des personnes internées, expliquent le malaise social. Mais bien d’autres choses remettent en cause le mythe du rêve américain, avec le constat indémontable d’injustice. Alors que se galvaude même, particulièrement dans les pays occidentaux, la notion de liberté !

En mesurant par sa capacité « pour répondre aux besoins humains fondamentaux de ses citoyens » les États-Unis ne sont même pas dans le top 10 sur la Terre. Ils se classent à la 18ème place, loin derrière les leaders mondiaux tels le Danemark, la Norvège, l’Islande et la Finlande, où la qualité de la vie est généralisée, voire même idéalisée. C’est ce qui est montré dans la cartographie interactive ici-bas, du dernier indice du progrès social.

La production mondiale des richesses qui est mesurée par le PIB, a doublé depuis 1970. De son côté l’extrême pauvreté, soit à l’échelon le plus bas des démunis, est passé de 40% de la population mondiale à 10%, ce qui paraît assez positif. Pourtant à bien regarder, les efforts viennent des pays dits émergents, mais régressent gravement dans les pays dits modèles de démocraties et de développement.

La régression est massive aux Etat-Unis. Pour les indicateurs de santé et de bien-être, et les niveaux relativement élevés de violence, y compris la criminalité des armes à feu. Nous croyons les USA 82e pour les suicides, ce qui suggère une mauvaise santé mentale. Et 27è pour l’espérance de vie. Le classement général de la santé et le bien-être met à égalité les Etats-Unis avec la Turquie, à peine un honneur élevé.

Explorer l’indice du progrès social pour chaque pays. Dans l’instrument interactif ci-dessous, cliquer sur le pays pour visualiser toutes les données. Descendez plus bas pour lire...

Répondre à cet article

UNE SERIE D'ARTICLES SUR LE MONDE DU TRAVAIL.

De notre rédacteur : T O U R E T.

Forum de discussion : Stress - Discrimination - Harcèlement et Suicide à cause du BOULOT