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Après Mossoul, la Syrie face aux vendeurs d’armes et monarchies réactionnaires

Terroristes en Irak, rebelles à Alep : les deux visages des occidentaux !

samedi 26 novembre 2016
par Azouz Benhocine


L’aviation de Russie a tenté, depuis le début de l’offensive pour libérer Mossoul en Irak, de barrer la route des terroristes qui se redéployaient en direction de Raqqa, Alep, Idlib et Homs en Syrie. Très peu d’informations ont été données à ce sujet, y compris par les Russes, car l’alliance pilotée par les Etats-Unis voulait un tel remaniement au sol des criminels d’#ISIS. L’utilisation des écoles et des hôpitaux, tant en Syrie qu’en Irak, par les combattants de Daesh est un marqueur qui fait réagir négativement les diplomaties occidentales, mais sur le terrain la guerre avance inéluctablement vers la défaite des islamistes qui ont brisé l’Afghanistan et continuent sur d’autres terres de l’islam.

Voir en ligne : Notre dossier : IRAK & Syrie

Le démantèlement de l’EI « Etat Islamique » est un verdict inévitable de l’Histoire. Même s’il n’était pas frappé par surtout des personnes, irakiennes mobilisées au sol, soutenues par des aviations venues de plusieurs pays, l’Etat islamique, proclamé par une nébuleuse terroriste d’inspiration religieuse, était voué à la disparition.


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Abu-Bakr El-Baghddai à la veille de l’assaut d... par Populi-Scoop

Maintenant que le désagrégement est entamé, Daesh s’expie des atrocités et de la cruauté que les plus pauvres des peuples musulmans, ont subies. Alors comment se présente cette fin ? L’arrestation de centaines d’Irakiens, engagés avec les terroristes, est réalisée grâce à la dénonciation des civiles. Un premier constat révèle que les étrangers ne sont pas rares, généralement des ressortissants des pays arabes du Moyen-Orient et de Tunisie ou de Libye.

S’il avait été seulement isolé, #ISIS aurait été tenté de soumettre la Terre entière à sa terreur. Ce n’est qu’après 5 semaines de guerre pour libérer Mossoul 30% de la seconde ville irakienne, et de ses banlieues, ont été libéré selon des bilans exposés par les analystes locaux, ce qui représente 21 quartiers sur 65, alors que 15 seulement réellement nettoyés de toute présence de djihadistes.

Par ailleurs, l’encerclement de cette localité est maintenant établi, après la rencontre au nord des contingents de la mobilisation populaire (El-Hachd Echaâbi) composés de Chiites et de Kurdes avec ceux l’armée irakienne. Les premiers ont avancé par l’ouest et les seconds ont contourné par l’Est, ainsi l’accès à la Syrie par les fuyards est obstrué. Cependant continue la bataille des quartiers qui est bien la plus pénible. Car il s’agit une guérilla urbaine où l’avantage des terroristes est certainement difficile à déjouer.


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Avec les combats au corps à corps, les tirs des snippers embusqués dans leurs caches dominant le champ ciblé et les frappes des jeunes kamikazes accomplissant leur serment fait de leur recrutement, les libérateurs de Mossoul sont aussi devant moult embûches, dressées pour les ralentir et piégées pour les détruire. Jamais un champ de guerre n’a été aussi escarpé, avec la sophistication des moyens qu’offre notre époque, que celui qui se déroule à Mossoul.

Mais aussi, il y a de lourds dilemmes. Celui des jeunes de Mossoul enrôlés dans le terrorisme, est parmi l’implication des musulmans avec les capacités de mobilisation que les islamistes pilotent partout où ils activent. Par ailleurs, en Irak, le clivage entre sunnites et chiites n’a pas conviction de s’essouffler, au contraire il plaide qu’après la libération de cette ville, la population n’aura la paix et la sérénité, quand, de leur côté les géostratégies mondiales et régionales, sont aux aguets…

Arrive donc l’heure de la défaite ! Alors les butins de guerre entre les mains des terroristes, comme les territoires, sont, outre leur estimation qui reste à faire, détruits ou bradés par leurs détenteurs. Selon le Washington Post, il y a 3000 femmes et filles « Yazydies » enfermées chez Daesh. Selon des rapports d’ONG, le nombre de femmes est de 1800. Ces constats sont établis à partir des réseaux sociaux du Web, mais les autres richesses restent à déterminer.


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