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La Libye, bastion d’Al-Qaïda pour l’Afrique et le Maghreb



Désarmer les Libyens est une fatalité pour les islamistes armés !


mercredi 21 mai 2014
par Azouz Benhocine


Inutile de pleurer le parano Kadhafi, l’Histoire ne recule pas et ses règles à la fois objectives et subjectives, poussent la Libye vers son inexorable destin. L’incapacité des dirigeants installés à Tripoli à assimiler les anciens révoltés dans l’armée officielle qui est complètement déstructurée, plonge le pays dans les arcanes criminelles de la nébuleuse islamo-terroriste internationale. Le Qatar entretient ses alliés et l’Arabie Saoudite les siens, n’apparaissent pas à première vue, alors que tous les pays de la région sont menacés...

Voir en ligne : Notre grand dossier : LIBYE

La Libye revient au devant de la scène, trois années après la chute de Kadhafi. Les milices qui ont combattu le dictateur, règnent sur des régions entières du pays, après surtout avoir épousé l’islamisme. Elles sont évaluées à une dizaine d’entités paramilitaires autonomes, qui dans la situation où elles ne désarment pas leurs hommes, elles gouvernent donc dans l’anarchie. Mais aussi, devenues des terroristes navigant sur les labels d’AQMI et d’Al-Qaïda. Ces anciens rebelles sèment la terreur dans le pays et menacent tous les autres pays voisins.

Les autorités libyennes ne sont pas enclines à désarmer les groupuscules, répartis à travers l’ensemble du pays, dont le contrôle échappe à toutes structures officielles. Les responsables n’arrivent pas à consolider les semblants d’institutions sur lesquelles s’appuyait la dictature déchue, par incompétence et manque de rigueur. Ils ont écartés nombreux cadres ayant de l’expérience, sous prétexte de leur appartenance à l’ancien régime, y compris ceux qui ont participé à l’insurrection qui a pris fin en octobre 2011, ce qui a vidé les administrations et surtout l’armée...

Cette impuissance du gouvernement a poussé les anciens militaires, déjà personnellement menacés, sont maintenant préoccupés par la présence grandissante des factions de l’islamisme armé. Ces anciens militaires veulent nettoyer les régions, donc toute la Libye, des hordes de criminels. Ces dernières ne cessent de se multiplier en recrutant sur place tous les laissés pour compte et en accueillant des djihadistes venus de plusieurs horizons.

Des islamistes installés en Libye pourvoient les rangs d’Al-Qaïda pour des visées en Afrique et au Maghreb.

Au sein d’Al-Qaïda, deux tendances désormais se partagent l’organisation léguée par Oussama Benladen. Les islamistes issus des pays de l’orient, depuis les pays arabes jusqu’aux confins chinois, s’occupent du cas syrien. Tandis que les djihadistes issus des organisations des pays africains, comme Boko-Haram ou bien le Mujao à l’ouest de l’Afrique, s’occupent du continent noir et des pays maghrébins.

Le Tchad, premier pays frontalier avec la Libye du côté intérieur du continent africain est parmi les pays menacés du Sahel, à cause de la déstabilisation grandissante causée par l’islamo-terrorisme, abrité par le voisin libyen. Des opposants tchadiens armés sont entretenus et couverts par des islamistes. Comme au Mali pour le cas du MNLA, ils y trouvent toutes les aides paramilitaires, du fait qu’ils promettent d’appliquer la charia islamique là ils régneront, même pour une seule bourgade ou tribu.

Mais l’inquiétude n’est pas uniquement du côté tchadien. Le président français, au sommet parisien sur le Nigéria, a désigné que Boko-Haram s’arme à partir de la Libye. Quant à l’Algérie, elle vient de renforcer sa présence militaire aux frontières avec la Libye avec l’un de ses derniers matériels, les hélicoptères Abatche. Ce déploiement après la fermeture de sa représentation diplomatique et suspendu les contrats de chantier pétroliers de SONATRACH en Libye.

Pour la région afro-maghrébine, Al-Qaïda tient à la Libye !

Le général Al-Sissi, côté ouest, a accusé la Libye d’avoir ouvert des camps d’entraînement aux islamistes égyptiens, d’où ils s’apprêtent à lancer des opérations militaires en Egypte. À l’instar de ce qui se passe en Syrie, le pays des pharaons subit les frappes des islamistes originaires des pays de l’orient. Ces derniers sont considérés comme les mieux formés et équipés pour leurs ressources de l’opium afghan et des aides des monarchies arabes réactionnaires.

L’Occident accuse ouvertement la Libye de fournir des armes aux islamistes aux poches du terroristes maliens. La population libyenne tente de surmonter la crise sécuritaire. Des initiatives ont été prises. Après une attaque en plein capitale de la milice des Zentanis (originaire de l’ouest), elle a livré des combats aux milices islamistes faisant 2 morts et 55 blessés.

Khalifa Haftar de Libye Dans la capitale de l’Est, Benghazi, Khalifa Haftar, dont la force paramilitaire s’est auto-déclarée Armée nationale libyenne , a affirmé "réorganiser ses unités" après avoir lancé vendredi, 16 mai, l’opération "Dignité" contre des groupes islamistes armés qui s’est soldée de 79 morts et 141 blessés.

Cet ancien officier au parcours marquant dans l’armée libyenne. Il est ancien directeur de l’école militaire sous la monarchie des Senouci. Après avoir pris au coup-d’Etat avec Kadhafi, il a perdu dans le conflit avec le Tchad des années 70. Puis écarté par l’ancien dictateur, il s’exile aux Etats-Unis et participe en 2011 à la fin du despote et de ses fils... Il promet de remettre sur pieds l’armée, avec une idée de fond sauver la Libye de la guerre civile...

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