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En Algérie des pratiques nauséabondes de la justice envers les cadres dont les journalistes

Un garde des sceaux avec la médiocrité du parti qui usurpe le symbole mémoriel "FLN" !

mardi 27 novembre 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


Dernièrement un prétentieux insultant la diaspora algérienne, s’est permis de distiller que cette dernière souhaite que sa patrie soit à feu et à sang. Le dernier fait dans le même sens, concerne l’arrestation de la journaliste Ager Oueslati, du "courrier de l’Atlas", un organe communautaire de France, à l’aéroport d’Alger, sans motif. Parce qu’elle est venue de l’extérieur. Ce qui reflète ce climat d’hostilité, voire de haine envers ceux qui vivent, souvent malgré eux, à l’étranger. Elle a été libérée, sans avis, sauf que la plainte provenait du ministère de la culture ! Tiens rien que ça !

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Tiens ! Le ministère de la communication en Algérie, fait officiellement une dépêche, brandie et répétée sur les TV publiques, journaux gouvernementaux et agence APS, sur l’arrestation d’un réseau de malfaiteurs s’adonnant à l’extorsion de fonds, à la cybercriminalité, au chantage, à l’escroquerie et aux trafics. Bêtise d’une déglinguée administration en perte de valeurs. Il s’agit de journalistes, artistes, sportifs et citoyens lambda. La putréfaction bureaucratique a finalement dépassé toutes limites et montré sa pleine avarie...

Commençons par les deux affaires de violation des droits de l’homme qui n’ont pas la possibilité d’être exposées à l’opinion national et ailleurs. Il s’agit des cas de feu Soltane Hrigua et d’Ahmed Badaoui. Le 1er persécuté dans la brigade de Gendarmerie de Takeslante dans le cœur des Aurès, où il habite. Suite à une altercation avec un gendarme, il a été interpellé. Torturé il a été remis à sa famille qui l’hospitalise. Il décédera quelques heures plus tard. Sans autres détails ou poursuites de ses bourreaux...

- Ahmed Badaoui, persécuté comme témoin gênant. Le second algérien, sur lequel nous avons publié un article le 17 janvier 2011, lire ICI. Depuis, il vit la même réprimande du contrôle judiciaire provenant du ministère de la justice.

Dans un gouvernement administré avec cohésion, tous les ministres doivent au moins, pour la discipline au sein du collectif de l’exécutif, montrer l’union avec leur collectif. Il faut à chacun de respecter la hiérarchie en donnant ce que de droit revient au 1er ministre. En étant membre du groupe conduit par le responsable, considéré second par rapport à la plus haute fonction du chef de l’Etat. Mais ce qui se passe en Algérie est insoutenable.

La méthode Bouteflika montre encore davantage la mauvaise posture qui a dégradé la constitution et terni l’ensemble des institutions ainsi que leur mission. Dans plusieurs « médiocraties », c’est-à-dire les gestions courantes des actions publiques, l’administration algérienne montre son inaptitude à régler les problèmes ou à réguler la marche de la société, vers ce qui est positif et du concret dans l’intérêt commun. Mais le sens est outre l’absence d’humilité, l’accroissement de la corruption.

Les ministres de la justice, de la défense ainsi que celui de l’intérieur doivent au peuple algérien des explications pour avoir arrêté manu-militari et emprisonner sans raisons valables une dizaine de personnes dont des journalistes, des artistes, des sportifs et de simples citoyens. Puis d’avoir libérer certains d’entre eux. Zéghilèche de Constantine est encore interné. Et le tous sans émettre un avis sur la remise à plat des poursuites désengagées pour dit-on « compléments d’enquête ».

- NOS ARTICLES SUR LE REGNE BOUTEFLIKA.

- Notre article sur ces récentes affaires d’injustice : De l’arbitraire agencé par une sombre officine qui fait pression sur les institutions 12 novembre 2018

La justice algérienne est redevable aux citoyens des exégèses, afin de ne pas empêtrer les autres institutions. Comme la police et la gendarmerie qui obéissent à des injonctions légales. Pour ces cas récents où les plus basiques droits humains sont bafoués, c’est à Mr Louh de donner une communication adéquate aux événements qui suscitent la colère et la désapprobation.

Or qui est l’actuel ministre de la justice ? Aucune cabale ne nous sera attribuée, voici un texte qui le décrit pleinement : Lire ICI. Mais nous évoquerons sa dernière arrogante confrontation avec le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia. Elle a étonné à nombreux observateurs l’avis incroyable qu’un ministre, même au titre de garde des sceaux, puisse attaquer son supérieur de cette manière et le traiter ainsi...

- Algérie-ArcelorMittal : une re-nationalisation forcée ! 13 février 2013

La confrontation, du 1er ministre avec celui de la justice, a pour sujet l’emprisonnement, aussi ici, de cadres algériens au temps où les prix du baril du pétrole se sont effondrés. C’était après octobre 1988 qui avait transformé l’Algérie. Et quand le FMI exigeait de plus en plus de réformes. Contre des crédits hautement toxiques et usuriers, l’institution financière internationale, imposait la privatisation du secteur public qui était prépondérant dans l’économie algérienne. C’est ce qu’exécutait les gouvernements algériens qui se disaient réformateurs...

Pourquoi Ouyahia s’est-il pris aux responsables de Sider d’El-Hadjar à Annaba spécialement ? À l’époque la mafia du "rond à béton" exigeait la fermeture du complexe de l’est du pays, pour importer le fer sans concurrence locale. En Algérie une tradition s’est installée avec le renforcement de la bureaucratie.

Les énarques (élèves de l’ENA : Ecole Nationale d’Administration) gardent main basse sur les centres de décision et les postes clés de l’Etat algérien. Nous avons publié un article pour expliquer ce phénomène : Lire ICI. Les cadres de "Sider" ont passé des années en prison puis libérés sans rien de plus !

Algérie : derrière la nomination de Sellal 6 septembre 2012

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