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États-Unis contre Julian Assange : audiences du 5 au 18 septembre 2020.

Delà, toutes investigations journalistiques deviennent criminelles.

samedi 19 septembre 2020, par N.E. Tatem

Une équipe représente le gouvernement au procès de Julian Assange, en ce début septembre, s’affronte à celle de la défense. Mais surtout elle a affaire à des témoins dont elle redoute plus la teneur de leurs éclaircissements. L’accusé qui détient, dans le cadre d’un organe médiatique en ligne "Wikileaks", plus de 30 000 documents secrets du Pentagone, dont il n’a publié que la moitié, est inquiété par la possession que par la diffusion.

Ecouter l’article.

Il convient de préciser que lorsque certains titres, de la presse internationale, ont obtenu seulement une partie des documents fuités par Wikileaks, ceux retenus étaient considérés susceptibles de causer des malentendus. Pour cette méticuleuse diffusion, l’intéressé avait exigé des journaux, à qui il les a remis en primauté, tout en mettant sur son site Web, de ne pas montrer les noms des personnes qui pourtant sont celles ayant commis des crimes de guerre.

- Notre article sur les audiences du procès de février 2020 : 18 ans qu’Assange est persécuté, 24 février son procès pour extradition.
17 février 2020

La procédure qui a permis d’interner Julian Assange montre à la corporation des journalistes qu’il est vain de prétendre à l’impartialité en abandonnant l’objectivité. Rapporter l’information consiste d’abord à la dénicher, la découvrir, la fuiter et de la créer à partir de faits. S’il faut l’aseptiser des malheurs qu’elle contient et elle engendre, cela devient couvrir l’auteur des délits.

Le recours en justice contestant une décision déjà prononcée sera inéluctablement utilisé par les 2 parties. La justice anglaise et le justiciable de Wikileaks, auront cette possibilité d’agir. Mais l’épilogue viendra comme de la lassitude. C’est ainsi que fonctionne la légalité d’un droit qui ne finit pas d’être, en perte de temps, long et lourd !

La campagne contre l’extradition d’Assange aux Etats-Unis est fondamentale pour l’humanité. Nombreuses organisations de défense des droits de l’Homme et de la liberté de la presse suivent ce qui se pas, car leur appel à la « libération immédiate » est habitué à tomber dans de sourdes oreilles. Et pas moins de 80.000 personnes ont signé une pétition qui a été remise lundi 7 septembre à Downing Street, mais aussi son seul effet est de donner à réfléchir aux magistrats.

Il n’est habituel de rappeler que Julian Assange est père de 2 enfants qu’il procréé, pendant qu’il était reclus à l’ambassade d’Equateur à Londres, avec sa campagne Stella Moris. Cette dernière, d’après l’AFP, craint qu’il mette fin à ses jours et que les gosses grandissent sans leur père. Elle a déclaré à l’agence française, son extradition aux Etats-Unis, où il risque 175 ans de prison, s’apparenterait à une « peine de mort ».

- Wikileaks contre USA, le film de la vérité des guerres.
vendredi 28 février 2020

Certains corporatistes de la presse se sont servis des révélations que leur fournis Wikileaks. Mais entre eux il y a qui font douter sur le statut de média et de travail de journalisme se montrent plus dépassés et incompétents à l’ère d’Internet. Au bout de 2 semaines de procès marathoniens, l’empêchement d’assister aux instances prétexte la pandémie du COVID-19.

Au commencement, le juge a répondu, appuyant sa décision avec un argument de rejet qui ne manque de surprendre, à la demande d’ajournement du procès formulée par la défense. Il rétorqua qu’au lieu de comment on aurait dû agir, le temps était donné de demander l’ajournement auparavant et ce qui n’a pas été fait.

Les témoignages qui ont été sollicités et acceptés ont, tout au long des 2 semaines d’écoutes, largement démontré que le travail de journalisme est à la fois dans les pratiques habituelles et apportent de l’innovation. Tout début, le professeur de journalisme Mark Feldstein à l’Université du Maryland, a exposé l’ubiquité des fuites des informations classifiées.

Jour 1, 7 septembre 2020
- La défense demande l’ajournement.
- L’accès des ONG à l’audience d’Assange est révoqué.

Jour 2
- Le professeur de journalisme Mark Feldstein donne un contexte historique au journalisme de WikiLeaks.
- L’avocat Clive Stafford-Smith explique l’utilisation de la documentation WikiLeaks dans les affaires juridiques.

Jour 3
- Le Fondateur de la Fondation pour la liberté de la presse, Trevor Timm dit : «  Ces accusations réécriraient radicalement le premier amendement. »
- Paul Rogers, professeur émérite d’études sur la paix à l’Université de Bradford, sur les poursuites engagées sont de motivation politique, ce que Trump le fait pleinement.

Jour 4
Procès brusquement interrompue aujourd’hui lorsque le tribunal a été informé qu’un membre de l’accusation avait contracté des symptômes de type COVID19. Et reprend le lendemain.

Jour 5 : 14 septembre 2020
- Eric Lewis, président du conseil d’administration de Reprieve et d’un avocat qui représente Guantanamo : Julian Assange ne devrait pas être extradé, ferait face à l’isolement cellulaire aux États-Unis.

Jour 6
- Même témoin, Eric Lewis : Sous Trump, le ministère de la Justice est la main du procureur du président

Jour 7
- Daniel Ellsberg (lanceur d’alerte de Pentagon Papers) : « Je suis totalement en désaccord avec la théorie du [bon Ellsberg / mauvais Assange] »
- John Goetz, journaliste américain qui travaille en Allemagne depuis 30 ans, à propos du « processus de rédaction très rigoureux » de WikiLeaks.

Jour 8
- Carey Shenkman (avocat américain des droits de l’homme et historien constitutionnel) : La loi sur l’espionnage est une infraction politique « extraordinairement large ».
- John Sloboda ( co-fondateur d’ Irak Body Count , une ONG indépendante vouée au décompte continu des meurtres de civils en Irak) : Les journaux de guerre en Irak de WikiLeaks ont révélé 15000 victimes civiles.

Jour 9, 18 septembre 2020 / à suivre...
- Dean Yates, journaliste de Reuters : Assange nous a dit ce que les États-Unis pratique une vaste censure pour leurs intérêts.
- Carey Shenkman (historien et avocat Carey Shenkman) : la loi sur l’espionnage instille un « effet de refroidissement ».
- Khaled el-Masri, kidnappé et torturé par la CIA : sur l’éventualité des tortures aux USA.
- Jennifer Robinson, avocate à Londres qui conseille Assange depuis 2010 : Trump a offert pardon à Assange en échange de sources.
- Nicky Hager, journaliste d’investigation néo-zélandais et auteur de plusieurs ouvrage sur les guerres américaines en Afghanistan, en Irak et Ailleurs : les rédactions d’Assange ont protégé les informateurs.

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Voir en ligne : Notre dossier Wikileaks & Julian Assange.

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