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Les journalistes face à l’emprisonnement, la censure et les tueurs.

Alors que disparaissent les informations locales, le métier est plus risqué.

samedi 17 décembre 2022, par N.E. Tatem

Les pires persécutions des journalistes adviennent généralement de la corruption qui habite les institutions, notamment judiciaires et politiques. Les assassinats, les emprisonnements et les empêchements (censure) d’exercer le métier, en déshéritant du moyen ou support de travail est le lot des entraves qui privent le public de bien savoir les affaires de la cité et de ceux qui les gouvernent.

Si les plus menacées sont les histoires (ou infos) locales, d’autres formes de travaux reculent. Et la souffrance des recherches minutieuses pour la transparence, des longues et coûteuses enquêtes journalistiques ainsi que les reportages quotidiens, sont devenus comme impossibles dans certains pays. Avec des entraves matérielles déterrant de la saleté sur des actions étatiques douteuses, les journalistes rebroussent leurs idées à cause de moult réprimandes illégales !

La pub de google aide la désinformation mais pas les sites Web en anglais.
5 novembre 2022

Une étude au titre éloquent (en langue anglaise et traductible)
Là où l’intérêt public et le bien public se rencontrent : l’application de la loi caritative au journalisme.

Les régimes autoritaires sont de plus en plus à l’aise avec l’emprisonnement des journalistes qui les embêtent avec des révélations. Et même véridiques elles sont gênantes pour des carrières personnelles de véreux politicards, juges, fonctionnaires et policiers. Le plus souvent des incarcérations sans même des traductions en justice sont infligées aux praticiens dans les médias. Alors que les modes de défense dûment institués ne peuvent rien devant des abus de criminels quêtant et imposant l’impunité.

Le Comité des journalistes pour la liberté de la presse et plus d’une douzaine d’organisations de presse exhortent le Sénat américain à adopter un projet de loi sur le bouclier fédéral qui fournirait des protections essentielles pour le droit du public à savoir ce qui lui être rapporté par les médias. Mais l’opinion mondiale est téléguidée sur des pays comme la Chine, la Russie et d’autres récalcitrants au diktat. Voir le document en fin de cet article...

Ce projet de loi interdit au gouvernement fédéral d’obliger les journalistes et les fournisseurs de services de télécommunications (par exemple, les compagnies de téléphone et Internet) à divulguer certaines informations protégées, sauf dans des circonstances limitées telles que la prévention du terrorisme ou de la violence imminente. Mais ce débat sociétal est mal présenté, notamment dans le Monde !

Les chiffres de 2022 disent qu’un peu plus d’un tiers des journalistes détenus ont été condamnés en justice. Les autres (63,6%) sont détenus sans avoir été jugés. Ils sont tous accusés de détenteurs malintentionnés du 4ème pouvoir « d’informer le public  » qui n’est pas reconnu avec l’autorité exécutive, la législative et celle de contrôle.

Pour nombreux journalistes, en l’absence de syndicats et d’organisations utiles pour la corporation qui défendent tant les salles de rédactions que le personnel, il est difficile de travailler. Puisque le désir de voir en le terme « média » des entreprises basées sur la rentabilité, ou bien un support de diffusion massive de l’information, en une entité fructueuse, alors cette fonction (pour un journaliste loyal au public) est plus jalouse de son lien aux humains.

RSF (Reporters Sans Frontières) ne fait pas unanimité, en dépit qu’elle a évolué depuis sa fondation par un impénitent impérialiste et une pratique sélective de défense de la mission qu’elle se revendique de soutenir. Elle déploie un gigantesque travail pour échapper à ses origines droitières, colonialistes et ouvertement, outrageusement par le passé, liés aux cercles de la pire idéologie raciste.

Il est surtout reproché à RSF de ne pas savoir traiter, du fait de l’arrogance et de son innée sensibilité, les problèmes de la presse et des journalistes en Occident. Voire de contrefaire les actus dans son domaine précis, outre les problèmes sociaux comme l’approche légère des massacres dont celui des violences à l’instar des gilets jaunes en France. Outre les suppressions massives des emplois dans le secteur, le début sur la loi sur la presse aux Etats-Unis, est passé sous silence. Même Assange de Wikileaks n’est pas ouvertement défendu...

L’adaptation à la diffusion de l’information via Internet est soumise aussi aux moyens et à leur disponibilité dont doit disposer le praticien (journaliste). Il se veut lui-même corporatiste et plus professionnel du métier qu’il exerce. Mais d’autres citoyens (comme les bloggers) s’adonnent au partage avec ses prochains de l’humanité des choses et idées utiles. Telle est la vertu des réseaux sociaux du Web...

Pour Populi-Scoop l’indicateur de référence est Julian Assange, celui qui croupit dans une geôle de la censure. Du fait des persécutions du fondateur de Wikileaks, dans l’appréhension que nous avons dans l’exercice du journalisme, nous aurons à jamais en mémoire l’acharnement des islamistes en Algérie lors de la décennie noire ainsi que le drame que vivent les journalistes dans le Monde.

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Voir en ligne : Média, presse, journaliste

     
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