POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


El Nino produira moins d’ouragans cette saison, entre assurance et scepticisme

Le besoin de précipitations contre les incendies ou la phobie des phénomènes dévastateurs

lundi 13 août 2018
par jaco


Il y a plus de 2 années déjà j’ai publié un article sur Populi-Scoop pour, sans moindre hésitation, annoncer que le Sahel africain entre dans un cycle de mousson. Cette année les climatologues, en plein mois d’août, comptent le nombre des inondations survenues au Sahara algérien et à l’Est du Maghreb. J’avais exploré une étude du CNRS (Centre national de la recherche scientifique : France ) et ONM (Office national de la Météorologie) en Algérie, où les données des observations (enregistrées) pendant 30 ans démontraient un tel changement climatique.

Malgré les fortes chaleurs qui ont aussi été citées dernièrement par notre site Populi-Scoop (lire ICI) à cause de leur éparpillement sur l’ensemble du globe terrestre, les prévisionnistes américains s’attendent à encore moins d’ouragans dans l’Atlantique et les Caraïbes cette année. Leur conclusion est faite dans une déclaration du jeudi 9 août 2018, où ils ont dressé les évaluations depuis mai dernier de ces phénomènes...

El Nino fait des siennes cette année. Il est « ... maintenant plus susceptible de se développer avec assez de force, en refoulant le développement des tempêtes pendant la dernière partie de la saison en cours...  », affirme la NOAA (l’Agence Américaine Océanique et Atmosphérique). En revanche, les nouvelles prévisions ne préviennent pas à fixer la géographie. La possibilité de savoir qu’une région côtière soit touchée ou non par une tempête, n’est pas possible. L’abaissement des agitations est en partie due au phénomène climatique occasionnel d’El Nino, qui pousse les températures à la hausse.

La probabilité de faire face à une saison des ouragans clémente en 2018 est plausible. Elle sera en dessous de la normale, probabilité qui est désormais d’environ 60% contre 25% en mai. les responsables du NOAA tiennent toutefois à prévenir les habitants du littoral, pour la préparation du ravitaillement et plans d’évacuation, alors que la région entre, dès fin juillet, dans le pic de la saison. Il y aura davantage de tempêtes pour les prochaines semaines. La saison des ouragans est loin d’être terminée.

Pour certains observateurs c’est une nouvelle rassurante pour un été marqué par les gigantesques incendies meurtriers en Californie. Pour d’autres à cause précisément de ces feux, c’est la catastrophe assuré puisqu’il y aura moins de précipitations. Mais comme l’année 2017 a été dévastatrice, avec plusieurs ouragans qui ont ravagé de nombreux territoires des Caraïbes et des États-Unis, où les dégâts records sont estimés à 306 milliards de dollars, ça reste acceptable.

Les conditions dans l’océan et l’atmosphère se combinent pour produire une saison des ouragans dans l’Atlantique moins active que celle anticipée initialement en mai, reconnait l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Il faut s’attendre maintenant à la formation de neuf à treize tempêtes qui pourraient atteindre une puissance justifiant de recevoir un nom. 4 ont été déjà baptisées. Par comparaison, les prévisionnistes tablaient en mai sur dix à seize tempêtes assez fortes, dont cinq à neuf ouragans.

Parmi les tempêtes, entre quatre et sept deviendraient des ouragans. Habituellement, en moyenne par saison, il y a douze tempêtes dont six deviennent des ouragans. Cette année, pas plus de deux ouragans dépassant la catégorie 3 ou plus. Leurs vents avoisineront les 178 km/h. Ils ne sont anticipés que pour la période proche qui se termine avant la fin de la saison le 30 novembre.

Répondre à cet article