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Les médias alternatifs corrigent les "Fake News" de la presse manipulatrice.

Quand Internet révolutionne l’information et reformule le commentaire !

dimanche 24 décembre 2017
par N.E. Tatem


Quand la bataille de l’information s’est formulée dernièrement, elle s’est fracturée sur deux fronts essentiels. Celui de la primauté de divulgation d’après des sources fiables et celui de la pertinence d’une présentation rapportant une position sur des faits à vaste amplitude. Le premier revient à la découverte du fait d’actualité qui est projeté depuis son instigation. Et le second qui, d’après l’importance d’un événement, traduit à l’opinion une analyse ciblant la satisfaction de son propre auditoire. Le vocabulaire des "Fak-News" et des médias alternatifs, porte bien sa révolution...

Voir en ligne : Notre dossier : médias & presse

Une évolution de la société, voire de toute l’humanité, réduit l’espace de la presse traditionnelle qui régnait sur support papier. Comme 4ème pouvoir, distinct de l’exécutif, du législatif et du judiciaire, elle apportait outre la connaissance des faits de tous genres, la critique corrective envers et pour la communauté à laquelle elle s’adresse. Puis vinrent la radio et la télévision concurrencer les journaux écrits...

Le tsunami de la numérisation de la diffusion de l’information, est en plein mouvement révolutionnaire. Sans lenteur, il donne le coup de grâce à la presse écrite servie en kiosques. Entraînant institutions, comme les agences, et leur personnel a l’adaptation, faute de ne plus se faire entendre. Cette mutation sociologique de la communication est actuellement en plein exercice. Alors les réactions tentent de garder la prédominance de l’ancien système.

Le journalisme corporatiste des supports sortant des rotatives a vu la réduction drastique de ses effectifs, en conséquence de la baisse du nombre de lecteurs. Et malgré le poids des chaînes-TV, le vent du changement est plus puissant que celui de ces dernières. Les lecteurs et auditoires se tournent vers le Web pour la disponibilité, très souvent gratuite, des rapports d’actualités et pour la fraîcheur des publications. Mais aussi une autre appréhension citoyenne favorise l’échange. Les médias attachés au marché mondialisé vivent un recul de leur crédibilité.

Il était question de médias et presse alternatifs, puis vint la revendication du président américain le moins crédible qui souleva les « informations alternatives ». La mise en orbite de la locution « fak News » par le nouveau locataire de la Maison Blanche, plaide pour un nouvel ordre médiatique.

La nuance entre moyens et produits, entre l’usine et ce qu’elle fabrique comme entre un journal et une actualité est tellement claire, que le nouveau président américain mêla l’actu et son canal. En désirant impressionner Donald Trump a confondu deux notions qui sont la ligne et ce qu’elle souligne. Depuis qu’Internet s’encombre en priant par la valeur de l’information qu’il colporte, des sources contiguës ont vu le jour analysant autrement les événements, faisant primauté de certains et pas d’autres...

Le Web est devenu à portée de tous, chamboulant grandement le paysage médiatique mondial. Et à haut débit des sites ont délocalisé le service de fournir l’actualité, le rendant, depuis les blogs jusqu’aux firmes, comme le Huffingpost, à portée des citoyens. Ce qui dérange le journalisme corporatiste traditionnel qui a longtemps servi dans moult manipulations.

C’est une conséquence des transformations du capitalisme. En effet de grands trusts ont acheté presque tous les titres de la presse et ont implanté le système médiatique obéissant aux intérêts d’un système économique, politique et culturel motivé par la « marchandisation » de l’ensemble des besoins du public.

Avec la prolifération d’Internet est venue rebattre le paquet de cartes. L’influence des anciens titres de presse a été remise en cause. L’aspiration, de longue date, pour libérer l’expression citoyenne est déjà en route.

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