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Wikileaks des câbles polémistes que de réels canaux de solutions aux conflits internationaux.

Les publicistes qui les ont relayés sont sceptiques envers la transparence et la nouvelle déontologie du data-journalisme naissant.

samedi 4 décembre 2010
par N.E. Tatem


Analyser le comportement de Wikileaks relève de doctes théories de la communication moderne, celle de l’ère de la vraie lumière. Cette dernière référence de part sa vitesse de transmission et d’éclairage, annonce une communication qui aplatit la presse écrite conviée de faire allégeance au journalisme moderne. Même si le site de Julian Assange ne rédige rien, il est une forme d’agence reproduisant des contenus existants…

« Data-journalisme » pour certains connaisseurs à la pointe des nouvelles pratiques naissantes avec la propagation, toujours expansive, de la toile. L’information est en passe de muer vers la « cyberpresse » et au tempo des éclairs. D’autres spécialistes de la Com y voient donc une liberté totale et sans censure. Et surtout du point de vue démocratique, l’accès à l’information pour les citoyens est plus à portée à tous, 1 milliards d’internautes se connectent quotidiennement au Web. Dans cette ébullition, Wikileaks s’articule comme une source non négligeable du fait de sa capacité de sa capacité d’intrusion dans les méandres les plus secrets. Et s’arroge la place et le rôle d’une hirondelle annonçant de belles saisons.

Les contenus exposent les pratiques les plus viles du monde occidental, d’où la chasse à l’homme, le harcèlement et la censure.

Nonobstant comment sont relayés ses trésors de nouvelles croustillantes de fraîcheur donne matière au retour d’anciens canaux, la presse écrite. Y compris les hébergeurs du site, qui était Amazone –via EveryDNS- puis à migré chez OVH (qui héberge aussi POPULI-SCOOP), ainsi et surtout les titres qui ont eu la primauté (4 européens : Guardian, Spiegel, Le Monde et El Pais et l’américain le New-York Times) d’accéder à sa volumineuse cueillette de scoops, restent dubitatifs, comme songeant à une quelconque manipulation. Puis comment ils en ont fait écho ces journaux, ce qui est leur traitement des sujets, laisse planer une buée quant à la manière qu’ils ont défini leurs sélections. Amazone a carrément joué au larbin des pouvoirs qui ont été ébranlés par la véracité des informations glanées comme par magie. En fait Internet est magique, même les prix (quand on ne croise pas un escroc) sont formidablement bas !

Le ministre français de l’industrie, l’énergie et de l’économie numérique, Eric Besson, a écrit à CGIET (Conseil général de l’Industrie, de l’Energie et des Technologies) d’exiger du nouveau prestataire français, depuis le 2 décembre, lui demandant que l’hébergement de Wikileaks en France doit être résilié. « La situation est inacceptable. La France ne peut pas héberger des sites Web qui violent les secrets des relations internationales et mettent en danger les personnes protégées par le secret diplomatique. Nous ne pouvons pas héberger des sites qui ont été désignés criminels et ont été refusés par d’autres pays sur la base d’un préjudice aux droits nationaux. » On serait tenté de demander à M. Besson s’il laisse entendre que Le Monde ne peut être hébergé en France non plus, car la façon dont le papier a publié exactement le même matériau que Wikileaks (qu’est-ce que Wikileaks sur Wikipédia).

OVH a annoncé de son côté qu’il avait saisi la justice, en réaction à la demande du gouvernement de mettre fin à cet hébergement. Octave Klaba, le boss d’OVH, dans un message diffusé à ses clients a rétorqué aussi «  Ce n’est pas au monde politique ni à OVH de demander ou de décider la fermeture ou pas d’un site mais à la justice . » «  Nous avons découvert comme vous tous que ce site est hébergé chez nous, hier jeudi (…) dans la presse  », a-t-il expliqué. «  Sa facture payée par carte bleue s’élève à moins de 150 euros  », et a indiqué : «  OVH n’est ni pour ni contre ce site. La question est hors-sujet pour nous. OVH est une entreprise qui fournit les infrastructures (…) et notre rôle est d’assurer cette prestation technique…/ … Maintenant qu’il est chez nous, on assure le contrat. C’est notre boulot. Il est fonctionnel  », a-t-il précisé.

EveryDNS.net vendant des noms de domaines (com, fr, org…), grâce au commerce en ligne d’Amazone qui a rompu la transaction, a fermé le site de Wikileaks dans la nuit de jeudi, a affirmé qu’il risquait de buguer en raison de la multiplication de cyberattaques qui créent la saturation des serveurs. Prétextant que cela mettait en péril le fonctionnement des 500.000 autres sites qu’il héberge. Depuis, WikiLeaks a rouvert en changeant d’adresse, devenant wikileaks.ch (une extension suisse) au lieu de wikileaks.org. Il est aussi hébergé par la société suédoise Bahnhof.

Wikileaks a sollicité du soutien, en faisant appel aux donateurs.

Pousser la Chine sur le précipice nord-coréen ou iranien, en manipulant les contenus délivrés par Wikileaks de la censure.

D’abord l’Iran et le vœu saoudien « de couper la tête du serpent » et les dessous diplomatiques de la guerre des industries militaires en Irak, ont eu le privilège des « Unes » des organes presse concernés. Puis c’est en direction de la Chine que le témoin a été envoyé. Il faut mettre de la modération à ses élans de remise en cause des trusts économiques campant traditionnellement un règne absolu sur le reste du monde. Et c’est par l’angle de la Corée du nord la vulnérabilité de l’empire du milieu est considérée.

Son voisin, de Pyongyang, avec lequel Wikileaks apporte l’eau au moulin, des anticommunistes tenants d’hystéries agressives propres aux redresseurs de tort, que des présomptions d’une guerre imminente sont exposées. Tel pour l’Iran où les dessous des criminels de guerre de Tsahal sont passés à la trappe des non-concernés. Le bâton de l’antisémitisme est comme l’épée de Damoclès, tranchant sur le vif dans plusieurs médias du monde.

Soit Wikileaks n’est pas impartial. Soit ses relais ne songent pas à dépasser la notion des intérêts régionaux, corporatistes et d’alliance. Et surtout ceux des partenaires privilégiés sont à défendre avant toutes considérations.

La Chine devient donc, à la place de l’ex URSS de la guerre froide, le mouton noir à l’origine des malheurs de l’humanité. Coïncidant, la démarche de Wikileaks, avec la provocation de la Corée du Sud allié des USA qui préconisait procéder à des manœuvres militaires, le sujet gagne de l’ampleur. Conjointement avec l’Otan pour signifier la provocation, aux portes de sa voisine, sœur et ennemi, les agissements de la Corée du Sud ont précédées d’une sommation/riposte. Un préalable, qui demandait bien de passer au conflit ouvert. Un assaut contre une île qui pouvait être un poste d’observation pour des spectateurs, sinon là où allait être érigée la tribune des Etats-majors commandant les manœuvres, a aussi fait tourner tous les médias vers cette région du monde.

Wikileaks en a mis sa couche et sa couleur avec le nombre de centrifugeuses dont dispose la Corée présentée comme une dictature, mais aussi largement discréditée avec la relève du fils Kim au sommet d’un Etat, de ce fait, grandement fragilisée ! Et âgé de 27 ans, le jeunot est considéré comme un danger, dans le cas où il ne renonce pas à faire usage du redoutable arsenal… Même de ce point-de-vue, la nature de la prochaine provocation, à laquelle s’exposera son pays, le fera décider. Sinon l’invasion (le cas de l’Irak est l’exemple d’aventure possible) ou bien une attaque-éclair, telle que souhaite allégrement Israël pour le programme nucléaire iranien, détermine les risques qu’encourra l’humanité.

Les rapports de force ont changé dans le monde depuis la guerre froide. La Chine qui passe pour un exemple pour nombreux peuples pauvres, et surtout locomotive de tous ceux émergents, est dirigée par un parti communiste. Cela n’est pas admis pour les dites démocraties, encore animées plus d’animosité et de colonialismes que d’éthique. Le PC chinois s’accommode de Wikileaks, le flan de ses voisins et camarades ne le concerne pas. Et aucun embarras n’a fait bouger d’un iota, y compris après les divulgations de Wikileaks, la position des dirigeants chinois quant aux livraisons coréennes de matériel pour les équipements nucléaires iraniens.