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WikiLeaks : contenu et lecture des documents...

Les guerres du capitalisme agonisant sont des services fournis par des entreprises privées.

jeudi 4 novembre 2010
par N.E. Tatem


Avant même qu’ils soient publiés, ils ont été commentés. Présentés comme des révélations à la pointe de l’information parallèle et alternative, ainsi que la plus aboutie du « cyber-journalisme »…

Voir en ligne : POUR CONSULTER L’ENSEMBLE DES DOCUMENTS concernés par cet article.

Mais qu’ont-ils vraiment apporté en matière de légalité internationale, d’éthique humaine et de respect des échanges inter-états ? Rien sauf, remonter la renommée d’un site Web et de son mentor !

Les derniers documents, estimés entre 300 et 400 000 inédits, publiés par WikiLeaks, ont mis en exergue le rôle des filiales, privées de sécurité, au nombre d’une soixantaine de divers nationalités. Comme ils reflètent des pratiques à la limite inhumaines, de l’armée irakienne et ceux de la coalition.

L’Irak et l’Afghanistan sont devenus les deux principaux pays où le combat réel est entre les sectes islamistes franchisées Al-Qaïda et les puissances occidentales. Les 2 nations sont envahies par à la fois des forces armées étrangères et les islamo-terroriste. Ces deux belligérants s’affrontent de la manière la plus impitoyable, pour le même but de détenir les vrais pouvoirs locaux.

 

LA GUERRE DES TRANCHEES EST DU CAPITAL DECADENT FACE AUX AUTRES PEUPLES.

Ces 2 territoires sont rejoints depuis quelques mois par le Yémen, dans et avec une accélération du processus de détermination des territoires de frappe et d’implantation du conflit qui met au devant et clairement l’antagonisme : occident et islam. Que cela paraisse peu soutenu, le conflit de civilisations est omniprésent dans les esprits, même si certains médias et les politiques ne veulent pas y croire. Car c’est une indécence, si publiquement…

Warlogs

Même si la thèse est officiellement réfutée et diplomatiquement expliqué, les populations des pays occidentaux d’une part et celles musulmanes de l’autre, vivent dans leurs intérieurs profonds, la guerre des civilisations. Les pays occidents découvrent leur superpuissance économique remise en cause par les pays émergents. Et sont jetés dans la gueule du loup par leur besoin de sécurité causé par principalement leurs politiques antérieures à l’égard du conflit du Proche-Orient et des pays dits socialistes où les populations mettent leurs espoirs de combattre et réduire les misères postcoloniales.

Non seulement ces dossiers ont dévoilé les preuves concrètes des bavures dont sont victimes ces deux pays squattés par les groupes terroristes, mais surtout la responsabilité les entreprises de mercenariats. Ces dernières, sont à l’origine de tous les crimes et y compris, d’ailleurs les plus troublants, ceux qui ont pour victimes les soldats officiels de la coalition et les agents d’autres compagnies qui opèrent sur place. Ces bavures se rajoutent à celles des armées de l’Otan.

Les documents en question ont surtout établis, car on en a tellement et vite parlé avant même de les avoir rendus publics, les séries d’erreurs faites par les agents des entreprises privées de sécurité. C’est-à-dire les données circonstanciels (dates, lieux et même nominatives des agissants) ont été citées sans moindre possibilité de contestation de leur véracité.

LES MERCENAIRES CLIENTS DE L’INDUSTRIE DE l’ARMEMENT

Car la privatisation de la guerre, tel justement l’enjeu industriel de celle-ci qui est le second intérêt économique, qui permet à des opérateurs économiques nouveaux d’apparaître comme porteurs d’innovation et même acteurs d’endiguement d’éventuelles crises du capitalisme. Après l’accaparement des ressources énergétiques (en Irak) ou l’avancée géostratégique sur des terrains asiatiques qui échappaient au contrôle des USA et ses alliés (en Afghanistan), la question de l’industrie reste localisée au sein même des pays occidentaux. Offrant emplois et activités nouvelles de redéploiement, dont celles d’assurer la sécurité de pays complètement livrés à des déstructurations multiformes.

Sur les plans financier et juridique, l’existence de ces sociétés, posent de vrais questionnements. Hamid Karzaï a déjà émis le vœu d’interdire ces prestataires qui emploient environ 60 000 personnes sur les champs d’action, et des staffs directionnels auprès des pays qui accueillent leurs sièges sociaux. Un récent rapport avance le nombre total de 113.911 contractuels, 58% d’entre eux étaient affectés à des tâches de support logistique, tandis que seuls 11% opèrent en matière de sécurité, quelques 13 000 personnes.

Le gros du peloton est basé en Irak où prennent part largement des recrus irakien. Le Général Raymond Odierno, a affirmé que “l’emploi des irakiens, non seulement permet d’économiser de l’argent mais renforce aussi l’économie irakienne et aide à éliminer les causes de l’insurrection – la pauvreté et le manque d’opportunités économiques“. Et en Afghanistan l’utilisation de ces anciens militaires employés par les entreprises privées, a recours aux milices tribales reconverties secondairement en société militaires privées.

Le paradoxe de ces sociétés privées de sécurité est de reprendre des anciens militaires généralement impliqués dans des cas d’indiscipline et aux dossiers lourdement chargés de sanctions pour des faits plus graves que ceux de mauvais comportements.