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L’utopie socialiste intéresse les capitalistes américains, mais ça coûte plus cher !

Inversement la Russie et la Chine qui étaient socialistes, virent au libéralisme apuré de la rigidité

mardi 22 janvier 2019
par Gros Emile


À l’occasion du 200e anniversaire de la naissance de Karl Marx, le socialisme fait son grand retour dans le discours politique américain. Invraisemblable, les préjugés envers le "marxisme" reculent, tant que l’apparition de modèles nouveaux, qui ont réussi, persuade. Le club des conseillers économiques, l’agence du bureau exécutif du président des USA, oui de la Maison Blanche, désigne l’objectif économique et montre les instruments nationaux et internationaux de la politique à suivre. Des preuves empiriques au sens de données font que le libéralisme ne rechigne en rien de trouver des solutions...


Voir en ligne : Notre dossier USA

Dans le socialisme moderne qui fait du dialogue entre patron (entrepreneur) et employé, deux entités réelles bien en association pour être créatrices de richesses, il y a des choix de politiques qui font l’essentiel. La place des impôts pour la gestion des égalités, dans les sociétés considérées avancées et au sein même du capitalisme, est fondamentale. Ces taxes sont devenues, pour la qualité de la vie et la fourniture du bien-être par l’Etat, obligatoires. Elles permettent d’agir dans la régulation.

Tous les habitants contribuent à la caisse publique, en étant imposables. Et afin de maintenir un pouvoir d’achat élevé aux travailleurs, les hauts salaires sont généralisés couvrant non seulement les besoins mais aussi les prélèvements fiscaux. Malgré son affichage de "socialiste" la candidate démocrate Alexandria Ocasio-Cortez a été élue sénatrice aux Etats-Unis et la plus jeune. Pourtant il a été souvent expliqué que le pays de l’oncle Sam est sous contrôle d’un incassable capitalisme ultralibéral. Voici ICI, le rapport sur le bureau de la Maison Blanche, un document intitulé : Les opportunités du socialisme.

- NOS ARTICLES SUR BERNIE SANDERS.

Quand les socialistes du Monde faisaient référence à l’Union Soviétique, maintenant disparue de la surface de la terre, ils avaient Youri Gagarine et d’autres exemples de fierté. Maintenant le Danemark sert de modèle à la gauche américaine, dont Bernie Sanders est le personnage charismatique qui a maintes fois, citer le pays du nord d’Europe comme une réussite du socialisme.

Maintenant Alexandria Ocasio-Cortez, la nouvelle dame des démocrates américains qui se revendique publiquement socialiste a dit, selon certains médias américains : «  … que ma politique ressemble le plus à ce que nous voyons au Royaume-Uni, en Norvège, en Finlande, en Suède  ». Réagissant, le CEPOS (Center for Political Studies ou centre danois d’études politiques) a réagi, avec un rapport de 20 pages (lire ICI) indiquant aux Américains que le Danemark n’était pas socialiste. La jeune sénatrice insiste sur le socialisme danois et non vénézuélien !

Frustration oblige, dans le document du groupe de réflexion sur le marché libre au Danemark qu’est le CEPOS, il est précisé que certaines mesures de Danemark et des pays « socialistes » nordiques et scandinaves renferment d’une plus grande liberté économique que les États-Unis. Le message du Danemark est clair : adopter même une version douce du socialisme démocratique, tel que proposé par Bernie Sanders et AOC, rendrait les Américains plus pauvres et empêcherait leur épanouissement.

Chose que les Chinois ont compris depuis que les dirigeants communistes, convertissant ce qui était l’économie exclusivement publique en initiatives multiples des créateurs. Ils ont fait de l’ouverture pour plonger d’une manière offensive dans la mondialisation. Ils ont surtout donné des chances aux entrepreneurs locaux de s’adapter aux modes de productions plus libres. Les salaires ont été multipliés par 5 en l’espace des 3 à 4 dernières décennies.

- La gauche algérienne sans consensus pour l’initiative citoyenne 2 février 2016

Alors comment peut-on être si prenant par le modèle danois pour le socialisme ? C’est le journal « L’Humanité » qui a répondu il y a de cela plus d’une décennie, lire ICI. Dans un entretien avec Jean-Claude Barbier, sociologue au CNRS, qui a enquêté sur la « flexi-sécurité » danoise, en matière d’emploi, il est expliqué que la protection qu’en gros une faible inégalité des revenus, des situations, des lieux de travail. Au Danemark, le risque de la perte d’emploi est généreusement couvert.

Cet harmonieux "socialisme" qui attache les catégories et couches sociales au même pays ou société, reconnus égalitaires, l’impôt tient les 1ers rôles en matière d’équilibre et de son maintien. Les Danois à faible revenu paient un taux d’imposition marginal effectif de 56%, juste en dessous la classe moyenne paie 57%. C’est la différence, entre les 1ers et les seconds en matière de revenus, est bien moindre.

- NOS ARTICLES SUR LA CHINE

Quand des hauts salaires représentent 5 fois les plus bas, et non 10 ou 50 fois, il est déjà établi que le partage encourage à tous d’assumer un travail nécessaire de maintenir la production et les services à la bonne qualité. En fait, les impôts sont beaucoup plus élevés au Danemark, en particulier pour les pauvres et les classes moyennes. Le gouvernement confisque plus de la moitié de la quasi-totalité des revenus.

En échange de faire cesser facilement et sans entraves le travail fourni par un salarié à son employeur, il bénéficie d’allocations chômage élevées et d’autres avantages sociaux importants comme une cotisation à la retraite, aux congés payés ou parentaux, etc. L’entreprise se trouve encouragée à modifier les compétences qu’elle utilise et ces dernières sont contentées de leur rémunération et autres cachets collectivisés...

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