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L’Egypte championne d’Afrique pour son attrait à l’IE (Investissement Etranger)

Malgré un contexte morose le volume des placements en Egypte demeure appréciable

mardi 16 octobre 2018
par Azouz Benhocine


La conjoncture mondiale a fait que la croissance se rétracte. Le FMI a révisé en 2018, car les politiques des priorités nationales, comme celles de Trump aux Etats-Unis, obligent les investisseurs à être prudents pour leur placement à l’extérieur. L’Egypte étant l’un des grands bénéficiaires des IE (Investissements Etrangers), alors quelle est la situation de ce pays qui a été déstabilisé ces dernières années ? Les réformes fiscales ont encouragé cette tendance de réviser les opérations économiques en dehors des frontières américaines...

Voir en ligne : Notre dossier EGYPTE

470 milliards de dollars est le pactole décroché par l’Egypte, dans les investissements étrangers directs lors des 3 premiers trimestres de l’année 2018. Les caractéristiques favorables de l’Egypte sont diverses. Notamment l’émergence d’une main-d’œuvre assez compétente et l’existence préalable de l’ouverture sur des rapports stables avec l’étranger que le secteur du tourisme a éclairé par le passé…

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Celle de 2017 a été plus fructueuse avec 794 milliards pour la même période. Ce qui met le pays des pharaons en tête des destinations de ces placements extérieurs, dont bénéficient les pays du continent africain, selon La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Dans son rapport « Investment Trends Monitor - S1 2018 », la CNUCED, le principal organe subsidiaire de l’Assemblée générale des Nations unies activant depuis 1964 dans le but d’intégrer les pays en développement dans l’économie mondiale. Dans l’ensemble, il faut tenir compte que la conjoncture mondiale pour les affaires est globalement sombre.

Les indicateurs des IDE (Investissements directs étrangers) ont donc chuté de 41% au premier semestre de l’année, pour l’Egypte malgré le maintien des performances que les analystes croyaient perdus avec le « printemps arabe » de 2011 et l’islamo-terrorisme qui a suivi la destitution de Morsi.

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La baisse a touché toute l’Afrique de l’Ouest, car les données indiquent une chute de 17% des investissements au premier semestre, passant de 5,2 milliards de dollars à 4,3 milliards de dollars. L’optimisme est plus que de mise. Le rapport, de l’agence des Nations Unies, a suggéré que la tendance négative pourrait être renversée par les progrès de l’intégration régionale, y compris un accord de libre-échange continental africain.

Dans nombreuses économies de tous les pays de la Terre, l’investissement direct étranger a une place de choix. Parmi ces premiers effets positifs, il permettait aux pays d’accéder à des capitaux extérieurs, puisque l’incapacité locale est principalement financière. En outre l’évolution des technologies est appréhendé facilement. Ainsi que l’accès aux marchés internationaux. Auxquels se rajoutent des contributions fiscales nouvelles.

Les pays en développement d’Asie souffrent aussi du même rabais. La diminution est de 4%, passant à 220 milliards de dollars, au cours de la même période. Ceci est dû principalement l’énormité de la baisse de 16% des investissements en Asie de l’Est.

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Cependant, la Chine a été le principal destinataire d’IED (Investissement Etrangers Directs), dans sa zone géographique, au premier semestre de 2018, attirant plus de 70 milliards de dollars. Mais aussi le constat de rapetissement est encore présent par rapport aux exercices antérieurs.

Les investissements en Amérique latine et dans les Caraïbes ont chuté de 6% aussi. Dans les climats d’incertitude quant aux élections à venir qui se déroulent dans plusieurs pays de la région, le rétrécissement des IE est moindre. Il est compensé par la hausse des prix des produits de base, selon la CNUCED.

Cette tendance à la baisse a été attribuée en partie à « l’environnement économique mondial volatile » et aux prix mixtes des produits de base. Pour l’Egypte le flux des capitaux investit dans le pays est resserré, mais les grandes victoires réalisées en 2018 contre l’insécurité avec l’élimination des gros noyaux de criminels, augure que ce passage de ralentissement est naturellement ponctuel...

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