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L’égyptien Al-Ashmawy arrêté par l’ANL du maréchal Haftar en Libye

Formé officier pour les opérations militaires de haute dangerosité et traqué depuis des années

 

lundi 8 octobre 2018, par Gros Emile

Avec une formation très poussée d’officier des forces spéciales égyptiennes, celles chargées des tâches les plus dangereuses, reçue auprès des principaux instituts américains, Al-Ashmawi (alias Omar El-Mohager) a été arrêté en Libye. L’information est tombée aujourd’hui. Devenu militant et responsable des opérations terroristes dites "qualitatives" des plus importantes menées dans le Sinaï, au Caire et dans l’oasis d’Al-Farafra, il mérite grandement le titre de personne recherchée la plus dangereuse en Égypte.

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Plus connu sous le nom d’Abou Omar El-Mohager (l’immigré), Hisham Al-Ashmawi est considéré comme l’un des terroristes les plus dangereux d’Egypte. Derrière de nombreuses attaques islamo-terroristes dans son pays, cet ancien militaire et même officier des forces spéciales égyptiennes a été arrêté par l’ANL (Armée Nationale Libyenne) à Derna. Sa photo avec du sang sur le visage a été publiée. Une source militaire égyptienne a confirmé aux médias qui ont tenté de vérifier l’information.

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Appréhendé ce lundi à l’est de la Libye, donc dans des zones plus proches de son pays l’Egypte, par l’ANL conduite par le maréchal Khalifa Belqasim Haftar, Hisham Al-Ashmawi est certainement l’homme, nous insistons, le plus recherché par les autorités du Caire. Dans son parcours nombreux actes sanguinaires, mais aussi la sinuosité de sa carrière de criminels fruits d’Al-Azhar qui justifie, selon même le coran, les violences les populations indociles et les résistances contre l’islamisme en général, souple ou cruel !

Le réseau d’Ashmawy est des plus redoutés dans la région d’Afrique du Nord-Est. Il a lancé une vaste campagne de recrutement parmi les anciens officiers égyptiens d’abord, mais aussi du monde arabe notamment libyens, ces dernières années ce qui le rend comme le plus dangereux les autres activistes armés. La péninsule égyptienne du Sinaï, connait bien ses actions d’une grande envergure.

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Dans un communiqué de 2015, Al-Ashmawy a fait savoir dans les milieux terroristes qu’il était devenu l’émir du groupe Al Murabitoun, en soulignant son affiliation à Al-Qeada. C’était un autre tournant dans sa vie de criminel religieux. Il était principal dirigeant d’Ansar Beit Al-Maqdis, depuis novembre 2014 sans faire allégeance à l’État islamique (ISIS). Fidèle à Al-Qaïda, il a dirigé des camps d’entraînement en Libye, où des armes lui ont été comme offertes par les islamistes locaux, et en prélude à la poursuite de ses opérations en Égypte.

Parmi les crimes qui lui sont attribués, l’assassinat du magistrat égyptien Hisham Barakat, assassiné lors d’un attentat à la voiture piégée, le 29 juin 2015, alors qu’il sort de chez lui à Héliopolis. L’attentat est revendiqué par le groupe islamiste qu’il dirigeait. Ce juge s’est fait connaitre lors de sa nomination comme procureur général par le président par intérim Adly Mansour le 10 juillet 2013. Il avait ordonné, 4 jours plus tard, le gel des avoirs de quatorze importants islamistes, dont le guide suprême des Frères musulmans Mohammed Badie.

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Il était condamné par un tribunal militaire de son pays, par contumace, avec 13 autres terroristes, à mort pour le massacre de New Valley à Farafra du 19 juillet 2014, où 22 gardes-frontières ont été tués qui n’est pas la seule, cette dernière, des atteintes aux militaires et autres policiers. Le paquet de ses attentats est vaste : une tentative d’assassinat de l’ancien ministre égyptien de l’Intérieur, Mohamed Ibrahim, la mort du procureur Hisham Barakat, ainsi que l’attaque des gardes-frontières égyptiens en février 2015, qui a entraîné la mort de 29 personnes.

Al-Ashmawi a été limogé de l’armée en 2011, alors que même militaire il disait avoir rejoint le groupe terroriste Ansar Beit Al-Maqdis, basé au Sinaï et derrière, avec des Palestiniens, de l’évasion de Morsi qui devint président. Il s’est spécialisé dans la fabrication de matériaux explosifs et les opérations de combat, parmi les islamistes armés. En avril 2016, il s’est rendu en Syrie pour rejoindre les militants islamistes luttant contre le régime d’Al-Assad. Puis des mois plus tard, il est retourné en Égypte où il a participé à un sit-in soutenant le groupe des Frères Musulmans, interdit au Caire, à Rabaa El-Adaweya. Repéré, il préféré s’enfuir en Libye...

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