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L’autodétermination du Kudirstan, une revendication unique au cœur de la zone trouble

Si l’ONU se risque à la souveraineté des peuples, les Kurdes ne sont pas convertibles en islamistes

 

lundi 2 octobre 2017, par Hugo Mastréo

Les Kurdes en Irak ont organisé, lundi 25 septembre 2017, un référendum qui proclamerait la naissance le « Kurdistan ». Un pays encore éphémère, car sans aucun soutien dans le Monde, aussi bien pour cette opération de vote que pour l’existence d’une entité nationale à un peuple dispersé au sein de forces régionales qui n’admettent pas la moindre atteinte à leurs territoires.

Voir en ligne : Notre dossier : IRAK + IRAN + TURQUIE + SYRIE

A l’exception de l’appui d’Israël au référendum, rares ont été les soutiens à ce scrutin. Nous avons soulevé dernièrement, dans un de nos sujets les préparatifs, mais il y a une indifférence quasi totale de part le Monde. Aucun diplomate ou politicien ne s’est ouvertement exprimé à ce sujet. Même nombreux médias ont évité d’en parler.

Voire, sur le plan international, un renoncement de mêmes ceux qui ont préconisé un rôle déterminant, aux Kurdes qui sont détenteurs, avec leur connaissance du terrain, au sein des FDS dans la lutte contre DAESH, de tous les meilleurs points stratégiques.

Un État pour quelques 40 à 50 millions d’âmes, des populations vivantes dans 4 grands pays qui refusent cette idée d’autodétermination d’une ethnie d’envergure, culturelle et politique, capable de reconfigurer l’ensemble du Moyen-Orient.

L’alerte rouge en Irak où s’est déroulé le vote pour l’indépendance. Les prémices d’une guerre civile sont en place, après l’éviction des hordes qui déjà, elles aussi, tenté une recomposition via le lancement de l’EI (État Islamique).

L’observatoire du vote en Irak, est omniprésente en Turquie et en Iran. Alors que la Syrie reste inaudible et, plongée dans les farouches combats où l’islamisme tient à l’Émir et le despote isolé tente de se légitimer. Avec, à côtés du tyran de Damas, quelques citoyens qui rêvent de leur Kurdistan.

L’Irak se prépare à un nouveau réveil d’un conflit qui dans la mémoire collective locale, et même à partir des annales internationales, se distingue de l’usage d’éléments chimiques contre les populations civiles.

La colère des dirigeants à Ankara, craignant que cette initiative du vote donnerait encore de la puissance aux Kurdes de Turquie. Avec lesquels, depuis des décennies déjà, les violences armées ont été incessantes et au moment de la théocratie rampante bloque un quelconque dialogue.

L’Irak n’est pas l’Espagne où s’est déroulé le référendum de Catalogne. Ce ne sont pas aussi les mêmes enjeux pour la paix dans le Monde. L’ONU étant tenue de sa charte où la souveraineté des peuples, de décider d’eux-mêmes devait s’appliquer...

A la dernière phase les États-Unis ont approuvé à demi mot le scrutin et sont pour la récession, carrément urgente en Irak. En Irak, les revanchards ne manquent pas, pour moult agressions américaines. Il est insignifiant de parler des problèmes du Moyen-Orient, sans tenir compte des agissements des yankees.

L’Iran aura, pour sa part, la fixation du phénomène kurde. Il est maintenant possible de lever une contestation interne. Envers la Turquie, aussi bien avec le PKK que le rapprochement avec Moscou, les violences seront désormais facilitées. Quant à la Syrie, les sont dans un épouvantable croisement de feux.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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