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En Irak les disparitions des "djihadistes" sont des exécutions extrajudiciaires...

La justice a deux sentences : la peine capitale ou la perpétuité !

 

mardi 15 août 2017, par Hugo Mastréo

En réalité l’expérience algérienne de lutte contre le terrorisme qui a été vécue dans la solitude de son armée, face à l’hostilité extérieure et les connivences locales, avec les chantres et commanditaires de l’islamisme armé, vérifie pleinement les remakes du Moyen-Orient. Aussi bien en Syrie, qu’en Libye et en Irak, l’étape où la société algérienne et son institution légale font consommer la mise en échec de l’islamo-terrorisme et autres radicaux, ainsi qu’à leurs complices internes et exogènes, nous éduque, du fait qu’elle soit le labo venu après l’Afghanistan où le mal persiste encore…

Voir en ligne : Notre dossier : IRAK.

Le temps des revanchards et des pleureuses est en Irak, après la défaite de l’EI (Etat Islamique), venu. Avec lui le labeur des ONG qui, à leur habitude sous le label d’humanitaires, militent contre les abus. Les criminels islamistes de la minorité sunnite tentent de profiter de leur intervention pour avoir la vie sauve, car il n’y a que deux peines dans ce pays : la peine capitale ou la perpétuité quand le délit est le terrorisme. Les ONG des « droit de l’hommes » réclament des Etats de ne pas se comporter comme les bourreaux de la théologie du « djihad »…

Ceux qui ont semé la terreur et commis l’un des génocides les plus cruels de notre époque, tombent entre les mains des militaires et des milices plus généralement chiites et subissent, à leur tour, la férocité des vainqueurs. De nombreuses familles se plaignent d’être sans nouvelles de certains de leurs proches, presque exclusivement des hommes, qui ont été arrêtés par les forces irakiennes lors de la guerre contre le groupe djihadiste qui ont fondé l’éphémère EI.

Rien n’indique qu’il y aura une fin au clivage chiites/sunnites dans un proche avenir, en Irak. A ces deux principales branches de l’islam, se rajoutent les ethnies Arabes et Kurdes, qui considèrent des positions géographiques peuvent les séparer et maintenir la paix. Nous avons publié un article sur la confrontation directe entre Arabie Saoudite et l’Iran au Yémen, afin d’étendre leur influence sur nombreux pays, l’Irak n’est pas en reste des ambitions de Téhéran.

Comme partout où l’islam est prépondérant, les Irakiens ne sont pas étrangers à leur conflit interne. Ils ont souffert de la guerre sanglante avec l’Iran pendant les années 80. L’invasion éphémère, mais fatale du Koweït par l’Irak au début des années 90 les a pénalisés. Enfin la chute finale de Saddam Hussein en 2003 a été suivie par l’occupation américaine et bien que terminée par une dictature impitoyable, les Yankees ont quitté le pays après l’avoir plongé dans la guerre civile.

Irrémédiablement l’État islamique était l’autre épisode barbare où une spirale de la violence annonçant les disparitions et les égorgements spectaculaires, dans une tempête d’islamisme manifestement peu lointain des pseudos idéologies que les théocrates voulaient imposer à ce peuple. Puis en Juin 2016, quelques jours après que le gouvernement irakien a regagné Falloujah, un groupe de 1300 hommes de la ville avait été séparés des femmes et des enfants. Plus d’un an plus tard, la moitié des mâles a disparu, encore à ce jour personne ne sait rien sur le sort de 643 d’entre eux.

Derrière les disparitions et les exécutions expéditives, il y a un large éventail de militaires et de milices qui errent dans le pays, traquant les derniers fuyards. En Irak en plus de l’armée, les forces spéciales continuent avec la police fédérale, les Peshmergas Kurdes ainsi qu’une panoplie de milices, connues comme Unités de Mobilisation Populaire (UMP au nombre de plus de 100.000 hommes armés obéissant logiquement au 1er ministre, mais agissant librement sur le terrain), massacrent tous ceux qu’ils croisent des membres de l’ex-EI.

Pas les seuls, mais ce sont particulièrement les UMP qui sont mentionnés à plusieurs reprises dans les rapports des ONG qui les dénoncent pour des arrestations arbitraires, des exécutions extrajudiciaires et, bien sûr, les disparitions. Le cas de 643 hommes de Falloujah, leur est attribué. Les accusations tournent court en Irak, il suffit qu’un voisin indique que tel individu fait partie de la nébuleuse, le délire de persécution revancharde se met en marche. Et en toute impunité, aucune chance de survie n’est donnée aux « djihadistes » pris en Irak.

Sauf pour des centaines de milliers de cas, la justice qui reconnaît l’implication d’un justiciable, la perpétuité ou la condamnation à mort sont les deux seuls destins ! Si de telles atrocités sont courantes en Irak, la vie politique reprend cahin-caha avec les partis politiques, ceux déjà établis sont en avance. L’étape actuelle de recomposition du paysage augure que de grandes organisations politiques se forment à côté d’autres nouvelles et petites. Elles se constituent généralement sur des critères ethniques et confessionnels, dont le "chiisme", les Kurdes et les sunnites. Ce qui ne les empêchent de montrer des programmes à l’ensemble du pays...

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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