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Le rapport Chilcot accable Tony Blair mais pas l’illégalité de la guerre en Irak

Le parlement irakien compte porter plainte

 

jeudi 7 juillet 2016, par Azouz Benhocine

La guerre intentée en Irak en 2003, à partir de mensonges des Etats-Unis, est certainement le fait le plus marquant, dans la politique internationale. Il a débuté le nouveau millénaire comme pour désigner encore l’avenir du Monde, après la chute du Mur de Berlin et l’emprise impérialiste. Complètement controversé dans la diplomatie, cette agression américaine d’Irak a démontré l’hégémonie violente de la première puissance ainsi que l’impuissance de l’ONU…

Voir en ligne : Notre dossier : IRAK

Nombreux pays ont participé aux côtés des USA pour frapper Saddam Hussein, dont la dictature et les ambitions expansionnistes ne lui faisaient pas renoncer des agressions des pays voisins au sien, ni les assassinats de ses opposants. Le socialisme arabe que le parti baâth reproduit en Syrie avait déjà intronisé Bashar Al-Assad, alors que la dynastie Saddam ou de Kadhafi, qui n’est pas assez loin du modèle, a suscité l’héritage du pouvoir.

Pour rappel, dès sa prise de l’autorité en Irak, en tenant un rôle clé dans le coup d’Etat de 1968 du parti Baâth, dénommé « révolution du 17 juillet », Saddam a d’abord massacré juifs et communistes irakiens. Comme il ’adonnait à la liquidation de tous autres récalcitrants à sa poigne, y compris ceux qui partageaient avec lui le pouvoir.


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La participation de l’Angleterre à l’invasion de l’Irak en 2003 qui a duré jusqu’en 2009, reste en travers de la gorge de nombreux britanniques. Nombreux cercles de la classe politique anglaise, comme Jérémy Corbyne, ne se reconnaissaient pas dans l’engagement du royaume. Du même camp, Gordon Brown avait commandé en 2009 cette enquête pour un an plus tard, mais finalement elle a mis, à ce jour, sept ans pour livrer ses conclusions.

Les décideurs qui ont suivi Tony Blair, ont entraîné leur pays dans une guerre, à laquelle la France a pris une position contraire. Alors que les voies pacifiques ou diplomatiques n’ont jamais été suivies ou utilisées, une coalition atlantiste a guidé d’autres pays, y compris arabes, dans un conflit dont les conséquences sont encore un drame pour le peuple irakien.


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Les USA et le royaume entretiennent des relations spéciales, dès 2002 Tony Blair avait rassuré G. W. Bush de son soutien quoi qu’il en arrive. L’ONU n’avait pas prononcé ses décisions sur les accusations a été outrepassée et les pays qui refusaient cette agression, ont été traités de tous les qualifiants.

Le « rapport Chilcot » sur lequel nous avons déjà publié un article il y a un an (Lire ICI), était attendu depuis 7 ans, vient d’apporter, lors de sa sortie ce mercredi 6 juillet 2016, la précision qu’il n’avait pas la responsabilité de déterminer la légalité de l’intervention ni la participation anglaise. Ce qui relève certainement des tribunaux internationaux qui n’ont aucune crédibilité dans la situation actuelle des relations internationales.


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Ce rapport de 12 volumes, soient 6417 pages, examine l’action de Tony Blair et les conditions de l’entrée en guerre du Royaume-Uni décidée par l’ex-Premier ministre. L’ancien chef du gouvernement britannique a dit plusieurs fois qu’il regrettait les vies perdues mais pas le fait que Saddam Hussein ait été renversé. Le conflit a causé aux États-Unis la perte de 4 487 personnes, soldats à plus de 99.9% et au Royaume-Uni, 179. Le sang, de 90.000 à plus de 600.000 irakiens entre morts et persécutés, reste impuni.

La justice anglaise est activée par les plaintes des familles de soldats qui ont laissé leur vie dans cette guerre, pour des poursuites contre Tony Blair. Le rapport Chilcot a montré la responsabilité de Tony Blair, lequel explique toujours que le Monde va mieux en agressant un pays pour destituer son président qui n’avait pas aussi l’amour du peuple irakien pour défendre. Ni l’utilisation « fallacieuse » des rapports du renseignement ou les conséquences ne sont pas considérés en crimes.

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