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100 000 hommes dans les rangs du Daash (EIIL ou ISIS)

Contre les croisades, les islamistes du Monde fournissent le terrorisme

mercredi 27 août 2014
par Hugo Mastréo


Les appréciations qui tentent d’évaluer les moyens de l’EILL (Daash ou ISIS) l’ont déjà classé comme la plus riche organisation terroriste du Monde. Maintenant que l’emblème noir des djihadistes vaut un combat contre toutes croisades, des questionnements... La portée du groupe terroriste, devenu une puissante nébuleuse, est qu’il est considéré comme un Etat (ou califat) opérationnel, oui une entité qui dispose de vraies forces armées qui la défendent.

En janvier dernier, ces islamo-terroristes ont percé en Irak avec la conquête-occupation de la ville Fallouja. Mais ils n’avaient été pris au sérieux. Ce n’est que 6 mois plus tard, qu’ils engagent leur marche sur la capitale Baghdad, pour que l’alarme soit lancée. Ses ambitions se sont affiché. Depuis beaucoup de choses sont venues rajouter que la montée en puissance du groupe d’Abubakkr El-Baghdadi est évidente, elles peuvent le rendre à jamais invulnérable…

Ce n’est qu’une fois l’exécution « en ciné-scope » de James Foley, tel un montage de cinéaste professionnel alimentant les esprits attachés à la théorie de la « conspiration », a été diffusée que le raisonnable a pris le dessous. Un règlement de compte envers le Daash, que les Etats-Unis promettent avec des drones et des frappes, est préconisé. Mais est-il si facile à mener ?

Se demander comment limiter la présence de cette organisation, puisque comme Al-Qaïda, il est illusoire de prétendre la démanteler complètement, angoisse aussi nombreux pays arabes et musulmans.

Diplomates et autres observateurs ont estimé que le nombre de nombre de militants de l’EIIL varie entre 20.000 à 50.000. De nouvelles expertises n’hésitent pas de déclarer que le nombre total de djihadistes de l’Etat islamique en Irak et en Syrie (ISIS) peut maintenant être plus proche de 100 000 membres. Outre l’arrivée de combattants de l’étranger, les recrutements locaux explosent aussi.

Voici une expertise d’un journaliste Irakien où il rapporte qu’il connait personnellement des Irakiens qui ont rejoint le Daash. « La plupart de ceux qui ont rejoint - et je les connais personnellement - sont soit d’anciens officiers de l’armée ou de leurs fils… » Dit-il ! Son expertise a été diffusée par Mashable, un site Internet consacré à la nouvelle technologie.

Les Etats-Unis comptent sur les pétrodollars arabes...

Un événement majeur vient conforter la multiplication rapide des effectifs du Daash. Un fait de guerre est à l’origine de l’ajout de plus de gens dans ses rangs. La prise par ce groupe de la ville de Mossoul, en juin, au nord de l’Irak a entraîné une adhésion massive des jeunes irakiens de cette région.

Bastion sunnite, Mossoul abrite de nombreux anciens officiers de l’armée de Saddam Hussein. Dans leur ensemble, ils sont opposés au gouvernement dominé par les chiites à Bagdad, le voyant sectaire et pion entre les mains de l’envahisseur américain. Outre les militaires, les anciens dignitaires du parti Baâth y ont trouvé refuge à Mossoul.

Ils disposent de personnes qui les ont protégées et les suivent dans leurs choix. A l’arrivée de l’EIIL dans la ville, certains ont été contraints de s’enrôler et d’autres semblent avoir volontairement pris les armes, aux côtés des islamistes. Des témoignages locaux ont largement attesté, au sujet des nombreux anciens membres du parti Baâth, qu’ils ont adhéré aux rangs du Daesh et ont participé aux attaques des terroristes.

Au moins 7.000 combattants étrangers, dont environ la moitié est d’Afrique du Nord, estiment les observateurs. Nombreux sont les jeunes hommes qui ont été radicalisés à la suite du printemps arabe comme la Tunisie, la Libye et l’Algérie. Il y a aussi plusieurs centaines de recrues Tchétchènes et d’Europe orientale, et environ 2.000 personnes d’Europe du Nord, dont quelques 450 radicaux de Grande-Bretagne et légèrement moins de France…

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