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Falloujah sous contrôle d’Al-Qaïda : de l’islamisme naturel !



L’Irak dans la spirale de la sécession et du terrorisme.


lundi 6 janvier 2014
par Gros Emile


Falloujah, dans le gouvernorat d’Arban en Irak, est une ville de 320 000 habitants (chiffre de 2010). Elle est située dans la partie occidentale du pays, la plus proche de la Syrie, et à majorité sunnite. Un an après les manifestations exigeant la libération de dizaines de milliers de détenus, fréquemment emptisonnés sans inculpation par les forces de sécurité du gouvernement dirigé par les chiites, elle est déclarée, en janvier 2014, prise par Al-Qaïda.

Voir en ligne : Notre dossier : Irak et Al-Qaïda

Les nouvelles zones de guerre d’Al-Qaïda montrent clairement la montée en puissance d’une organisation, même en étant décapitée de son personnage de proue Benladen. Cette capacité grandissante, de la franchise commune aux islamistes armés, suit largement le sentier tracé dans les pays où l’islam, à la place d’institutions impartiales et rationnels, s’aventure à réguler les relations humaines, sociales et politiques…

A l’autre bout du Monde Arabe, à Ghardaïa en Algérie, avec moins de morts, le clivage Ibadite-malikite est atténué de ce qui passe à Falloujah dans la scission sunnites –chiites en Irak. Si la population du pays maghrébin a une résistance à l’islamisme peu consolidée, elle ne laisse cependant pas place au chaos. Comme en Irak où la pseudo-idéologie de l’islamisme rétrocède ses embrigadés aux factions qui passent à l’acte ! A Ghardaïa, les berbères se soulèvent et sans armes : des émeutiers jetant des pierres...

Devenue une multinationale avec ses "RH" ressources humaines de toutes les nationalités, Al-Qaïda est désormais le phénomène d’attrait pour des évidences affligeantes. L’islamo-terrorisme international récupère des milliers de recrues par an, pour certains observateurs l’année 2013 est celle du record des enrôlements. Beaucoup plus pour l’Afghanistan afin de chasser les communistes ou pour l’Irak lors de l’invasion des USA, pour une plage de 365 jours de l’année écoulée la Syrie a attiré des milliers de combattants.

La liaison islamisme et terrorisme ne mérite même plus d’être démontrée : Al-Qaïda remercie toutes les mosquées du Monde de leurs commis voyageurs !

Les scènes de violence à Anbar de 2000 à 2007 témoignent eux d’une résistance à l’invasion américaine. Et l’échec du gouvernement du Premier ministre Nouri Maliki pour répondre aux grandes préoccupations des sunnites, est à l’origine de la prise de Falloujah par des habitants locaux qui se déclarent d’Al-Qaïda et du groupe pour l’Etat Islamique en Irak et en Syrie. Nous avons expliqué dans un précédent sujet, comment Al-Qaïda est sectaire, une nature découverte et largement vérifiée avec la crise syrienne.

Et pour la situation de Falloujah, c’est un territoire qui ressemble désormais à la Syrie voisine. D’ailleurs la frontière est commune, traversée quotidiennement. Et avec, le partage des seuls pays arabes de l’autre pseudo-idéologie du baâth, la régularité des déplacements étant ancienne. Al-Qaïda chassée d’Afghanistan et traquée avec ses acolytes les Talibans, a eu pleinement le temps de s’installer en Irak à partir de 2003, date de l’arrivée des américains. Parmi ses opérations retentissantes, l’attaque d’une prison l’été 2013 pour la libération des centaines de détenus de la prison d’Abou Ghraib à Bagdad.

Al-Qaïda à Falloujaf Les États-Unis ont exclu l’envoi de troupes en Irak. Mais ils promettent l’envoi de fournitures, y compris des missiles et des drones au gouvernement pour aider dans la lutte contre les insurgés à Falloujah.

Le désordre et la criminalité sont la doctrine de l’islamisme, même si ses versions (ou modèles) en Iran ou en Turquie sont "angélisées" comme des tenants d’une politique moralisée par la religion. Dans ses variantes armées, extrémistes, terroristes et cruelles, la théologie du Djihad n’étant pas uniquement la philosophie des égarés, mais d’une politisation de l’islam aspirant à l’instauration de la théocratie.

Les islamistes turques jouent aussi leur rôle, ils alimentent l’islamo-terrorisme en Syrie pour la double-conviction, partagée entre l’islamisme des dirigeants d’Ankara et de l’alliance en tant que de membre de l’OTAN. Cette dernière vocation d’appartenir aux atlantistes, la Turquie est invulnérable et protégée, même si des religieux sont aux affaires.

L’échec des dirigeants actuels d’Irak est aussi perçu avec l’adhésion des populations du gouvernorat d’Anbar, estimée à 1,5 millions d’Irakiens, aux thèses d’Al-Qaïda qui est considérée de rite sunnite. Dans la capitale, Bagdad, aussi le conflit sectaire est tout aussi violent. Nouri Al-Maliki et son exécutif sont, chiites, accusés d’avoir écarté leur concitoyens. Une aubaine pour Al-Qaïda et l’islamisme sait faire l’essentiel !

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