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USA : l’emploi gagnant en 2011



La crise a tranché, les USA distancient l’Europe. Le triple "AAA" américain n’a pas résisté dès juin.


vendredi 13 janvier 2012
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’annonce du bureau du travail américain concernant de 200 000 postes de travail créés pendant le mois de décembre de 2011 a surpris nombreux fatalistes. Ainsi que les observateurs aux aguets pour scruter l’effondrement, tel un château de sable, du capitalisme, ceux qui ne croient pas encore à ce résultat. Même en novembre les prévisionnistes ont prévu un chômage à 8,7%, mais, une baisse aussi, c’est 8,5% qu’ils ont constaté à la fin du mois.

MISE A JOUR du 8 Août 2012, à 20 heures

Les offres d’emploi aux USA pendant Juin se sont les plus élevés en quatre ans. Mais le rythme de l’embauche, lui, a ralenti par rapport au mois précédent (mai). Ces données ont été diffusées mardi par le gouvernement et rapportées par l’agence "Reuter".

L’Offre d’emploi signifie - une mesure pour un travail à pourvoir-. Les émissions ont augmenté à 3,76 millions, le plus élevé depuis Juillet 2008, de 3.660.000 en mai. Le département gouvernemental du du Travail a déclaré avoir constater ces ouvertures d’offres d’emploi pour le seul mois de Juin. Et une enquête sur les chiffres du travail a été suivie cependant.

PARADOXE : Le taux d’embauche, cependant, a glissé à 3,3 pour cent, passant de 3,4 pour cent en mai.

Pour l’année 2011 le chômage est descendu à 15,2% aux Etats-Unis. Un an plus tôt, il était de 16,6%. Sur la même période, les Etats-Unis ont ajouté 1,6 million d’emplois concentrés généralement sur les bas salaires que le libéralisme ne peut s’épargner. Il y a encore plus de 13 millions d’Américains au chômage, et 5,5 millions d’entre eux ont été au chômage pendant une demi-année ou plus. En Europe c’est l’inverse au complet, la déchéance du travail s’aggrave à l’instar des déficits public et du pouvoir d’achat des ménages.

Olivier Delamarche - Les chiffres américains... par MinuitMoinsUne

Alors que 12 000 postes ont été perdus dans le secteur étatique américain, suite à la réduction des dépenses publiques menée par l’administration. Les 212 000 créés dans le secteur privé est un coup de pouce à la campagne du président Obama pour 2012. Les efforts se multiplient aux USA pour changer la nature de l’économie traditionnellement qui était ouverte à l’accueil de la main-d’œuvre étrangère. En bloquant de nouveaux flux migrations, et en recherchant l’innovation dans des domaines de pointe notamment les nouvelles technologies. Ces dernières s’ouvrent à la nouvelle donne des pays émergents contrairement à la naissance des nationalismes autarciques en Europe qui poussent à l’enfermement.

USA : les républicains relativisent les bons... par BFMTV

Depuis trois ans, août 2008, lors de l’apparition de la crise sous sa forme dite « subprimes », un carcan vite dépassé. Après qu’elle ait, cette dépression, déshérité des endettés propriétaires de bien immobiliers, l’embellie n’était guère espérée. Mais voilà que l’association de la reprise de la consommation, de l’accélération de la production et de l’oxygène pour les petites entreprises, tentent de se démener la première économie du monde de la morosité. Nombreux économistes voient en cette relance américaine une avancée qui n’est pas prête à être stoppée. Même si elle sera encore modeste en 2012, elle continuera.

Largement constatés dans le secteur privé, ces nouveaux de postes de travail sont comptés au niveau des industries qui tentent de passer à l’innovation orientée essentiellement sur les « Cleanstechs » (technologie verte). De même que le tertiaire s’en sort le mieux. Le transport, l’entreposage, la distribution et la fabrication alimentaire sont aussi marqués par des ajouts d’emplois, comme aussi le nombre de travailleurs indépendants a augmenté.

En Europe des secteurs d’activités végètent, progressant dans une phase très conjoncturelle. Le tourisme, parmi le plus reluisant du vieux continent, maintient le cap qui se traduit par le transfert de la clientèle d’une manière ponctuelle. Suite aux troubles qui ont marqué en 2011 le Maghreb et des pays du Moyen-Orient, la majorité des consommateurs de séjours vacanciers estivaux se sont trouvés de se déplacer sans changer de continent.

Contrairement aux USA où les PME (Petites Entreprises) reprennent du service, en France comme pour l’ensemble de l’Europe la création, de ce type d’entités économiques a baissé, et certaines ont fermé. Quant au désappointement des touristes, soumis à l’obligation contraire à une volonté de plaisance de ne pas vivre l’émotion complète, car l’été 2011 était assez pluvieux, l’augmentation du nombre de nuitées reste provisoires et largement réparti depuis la Turquie jusqu’à l’Espagne ou la Russie.

Si la Libye et l’Algérie n’étaient des destinations touristiques prisées, pour les flux continuels et selon les saisons dites « hautes », tels le Maroc, qui a été légèrement secoué, la Tunisie ainsi que l’Egypte ont été boudés dès lors que le fond de violence qui a débouché sur la chute de régime autocratiques. Les agitations politiques ne permettaient point d’entretenir les accueils habituels de millions de visiteurs.

Le tourisme européen ne peut durer, l’ouverture aux échanges avec les pays émergents est vitale. Ce que les USA n’ont pas hésité de faire, multipliant les échanges.