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Les déficits publics qui renflouaient les caisses des banques, en quoi cette crise n’est pas mondiale.

Les salariés tenus à plus de sacrifices dans l’austérité dressée en prévision de la récession.

 

dimanche 28 août 2011, par Gros Emile

Qualifier la « crise du capitalisme » en « crise mondiale », c’est aller trop vite en besogne. Se désoler à qualifier, en dénaturant, les turbulences boursières et l’amorce de récession en occident, en une atteinte financière n’épargnant aucun pays de la Terre, est trop paradoxal pour être vrai. Car sur Terre, certains pays sont redevables envers d’autres. Les 1000 milliards de dollars en bons du trésor américain sont l’expression qui détermine la géographie de cette crise infernale !

Au fur et à mesure que l’inefficacité des décisions prises depuis 2008 en Europe et aux USA pour parer aux attaques multiformes qui affaiblissent leurs économies, tant publique (gestion des Etats) que privées (les entreprises), les pays ne trouvent plus d’issue... La décadence se creuse, les investissements deviennent moindres et la paupérisation des populations prend de l’ampleur. La face monétaire exprimée par les découverts des Etats, étant que la pratique de l’endettement s’est généralisée dans le système capitalistique. Même les ménages n’y échappent, dans la spirale consommatrice où ils sont cloîtrés, à dépenser à crédits.

Les gouvernements des pays touchés, par cette mise en échec de leur prépondérance sur l’économie mondial qui a duré des siècles, ne cessent de décider des aides et lancer des encouragements dans leurs discours, nonobstant les risques restent croissants. Les banques qui sont la clé de voute de cette situation pernicieuse, sont devenues des gouffres. Tout en absorbant des aides, elles font des bénéfices dans les spéculations avec les fonds de leurs clientèles, mais restent fermées aux investissements. Les PME fleurissent chaque, mais se fanent aussi devant les assauts des produits fabriqués à moindre coût dans les pays émergents.

Mme Christine Lagarde qui a remplacé DSK, en juillet, à la tête du FMI incite les banques à se recapitaliser auprès de fonds privés. Après avoir obtenu d’énormes disponibilités des fonds publics que leur ont assurés les décideurs politiques des pays concernés par la crise, lors des crashs boursiers de 2010 et 2011. Et ces banques, manquent-elles vraiment de liquidités, puisqu’elles ne l’ont annoncé ? A se demander d’où madame Lagarde s’est créée cette exhortation, que la crise est mondiale ?

Autrement, il y a l’essentiel de l’économie réelle qui habite dans les tissus industriels. Là, les « BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) drainent vers eux les équipements industrialisant et renforcent leurs potentiels de performance. Ces pays aménagent de nouvelles bases créatives de richesses, et qui sont une expansifs sur l’humanité.

Dans les pays en crise économique, l’emploi ne cesse de reculer dans le double sens : l’aggravation du chômage et le frein des augmentations des salaires. Les revenus des ménages réduits et leurs crédits les délogent de leurs habitations, comme lors des « subprimes » aux USA qui n’ont jamais et par ailleurs eu leur épilogue.

Donc les entreprises butent à une chute de la consommation, et si cette dernière reste dynamique sur les productions technologiques, c’est au niveau des sphères étrangères (des BRICS) que se dirigent les marchés sous l’effet de la mondialisation arrêtée aux marchandises sans la liberté de circulation des humains.

D’où peut advenir la relance ? Quand même ces technologies trouvent de la main-d’œuvre bon marché sous des cieux qui accueillent des labels. Les ventes y constatent des classes moyennes naissantes dans les populations qui aspirent à s’équiper en TV à écran plat, de caméras, d’ordinateurs et de robots ménagers plus sophistiqués ?

En zone euro depuis 2008 les salaires sont gelés. Seuls ceux des pays ayant rejoins dernièrement le bloc européen connaissent une embellie. Ils doivent rattraper ceux des travailleurs des pays dits riches, qui eux sont bloqués. Dans cette crise, la main-d’œuvre est visée par d’implacables plans d’austérité.

Les salariés du capitalisme ne parlent de l’émigration que par solidarité, elle les suit dans la descente aux enfers. Ils ont la charge de juguler les déficits publics, une part non négligeable de cette crise, par des sacrifices pernicieux et douloureux qui ralentissent les rythmes de leur consommation !

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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