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Le prince saoudien #MBS sera boycotté au G20 et peut être arrêté par des juges révoltés

Du déroulement des visites en Tunisie et en Algérie, aura lieu la suite du 1er périple diplomatique de MBS

lundi 26 novembre 2018
par Azouz Benhocine


En théorie, le saoudien Ben Salman Mohammad pourrait être menacé, sur le plan juridique d’être arrêté, en vertu de la doctrine de la compétence universelle de la justice. Cette dernière permet aux procureurs de tous les pays de demander la captivité d’individus soupçonnés de crimes graves tels que les génocides, la torture ou les exécutions extrajudiciaires. Et ce quel que soit le lieu où les crimes ont été commis.

Voir en ligne : Notre dossier Arabie Saoudite

Nous avons publié dernièrement un article sur une manifestation à Londres, lors de l’un des déplacements à la capitale britannique du prince saoudien sujet à plusieurs controverses. Les despotes sont généralement indésirables et la bienvenue n’est pas accordée à #MBS. Auprès particulièrement des deux pays maghrébins Algérie et Tunisie. Des pétitions et des protestations ont déjà éclaté pour lui refuser l’arrivée sur leur sol national.

- Des manifestations à Londres contre la visite du prince héritier du trône saoudien 10 mars 2018

Avec le commerce des armes, les pourvoyeurs ne veulent jamais lâcher l’affaire saoudienne. Elle est devenue la cause de l’impunité des parrains du terrorisme. La violence secoue nombreux pays, notamment musulmans, où certains croyants jouissent des complaisances qui leur permettent de commettre des crimes sans être dérangés. Ce qui n’est pas admis par tous. Mais les intouchables comptent réussir à faire valoir qu’ils s’imposeront. Tel est le cas du prince saoudien #MBS qui commence une carrière politico-diplomatique vertigineuse...

Mais dans la pratique le cachet d’une culture d’intangibilité internationale protège les privilégiés. Alors le périple du prince saoudien le plus en vue pour hériter du trône à Ryadh, à travers plusieurs pays qu’il a entamé par le voisin EAI (Emirats Arabes Unis), est, outre les critiques, devant des perturbations. Il s’achèvera avec la participation, le 30/11 et 01/12, au G-20 en Argentine. Que des journalistes commentent beaucoup plus sur la présence de MBS.

Ce déplacement est considéré par nombreux observateurs comme un voyage initiatique, en matière de diplomatie, pour le jeune prétendant aux commandes de la garde des lieux saints de l’islam. L’apprentissage lui a été, dit-on de source princière des Ibn-Saoud, conseillé par son père encore principal monarque.

- Le prix Nobel alternatif 2018 consacre 3 saoudiens qui sont en prison 24 novembre 2018

La tournée réservée à certains pays arabes a été entamée par les Emirats arabes unis (EAU) et est déjà entachée par un scandale de fréquentation de boîte de nuit. Une soirée que nombreux médias arabes la décrivent comme bien arrosée et perverse. Le prince héritier saoudien est attendu mardi 27 novembre en Tunisie. Une visite fortement décriée par bon nombre d’intellectuels tunisiens.

Au programme de la tournée figurent aussi l’Egypte, Bahreïn, l’Algérie et la Mauritanie. Les populations des pays qui attendent MBS, largement mis au courant par les médias de l’affaire #Khashoggi, rechignent à croire que leurs décideurs soient audacieux pour cautionner les appels hostiles au détour sur leur sol. C’est les cas des Algériens et des Tunisiens, cependant le mutisme collectif domine en Egypte. Tandis qu’en Mauritanie, le tapis rouge sera aussi orgueilleux pour l’attention réservée par le prince que pour la sortie du pays de l’oubli.

Le tollé est général pour la guerre au Yémen avec les images de famine touchant des enfants, ce qui suscite l’émois. Le choc est encore plus dense et insoutenable pour la mort de Khashoggi dans un consulat saoudien à Istanbul. Mais est-ce que quelqu’un au sommet en Argentine résistera à MBS ? C’est ce que nous aurons à vivre prochainement. Les diplomates tenteront au moins d’éviter d’être photographiés ou filmés en train de lui parler…

Selon le Washington Post, l’enquête de la CIA démontre que Mohamed ben Salman, a personnellement ordonné l’assassinat de Jamal Khashoggi. Pour Trump, ce n’est pas probant ou bien il fallait liquider le gênant. Cette affaire est l’illustration des dissensions internes au sein de l’administration US. Ceux qui soutiennent inconditionnellement l’Arabie et ceux qui trouvent que les bornes ont été dépassées aiment toujours leur allié. Les démocrates ont déjà profité des largesses saoudiennes et les républicains en réclament encore...

Pétition des Algériens ICI

Trump est réticent à annuler les ventes d'armes américaines en Arabie Saoudite.

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