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Au lieu de s’améliorer, la situation se fragilise en Libye

Les ingérences, les tribus, les islamistes et le grand sommeil des forces paix.

 

lundi 14 mai 2018, par Azouz Benhocine

La situation en Libye arrive à l’échéance décisive, de résoudre une déstabilisation, malgré les naufragés en méditerranée et les rivalités internes. Expliquer la crise post-Kadhafi avec le double-approvisionnement de l’islamisme et du tribalisme, ramène au proverbe connu des populations de la région dit : "chaque épée ne s’emboîte qu’à son étui". En effet la suite de la révolte, contre le despote, par la théologie du djihad et la sociologie de l’archaïsme des lignées claniques, font un désastre manifeste...

Dans la ville de quelques 140 000 âmes qui est fief des Kadhafa (de Kadhafi), Sebha ou Sabha (سبها en arabe), on enregsitre 31 morts et plus de 120 blessés dans des combats entre tribus, lors de la 1ère quinzaine de mai 2018, selon des sources hospitalières. Cette cité antique qui se situe sur le parcours des caravanes depuis des millénaires et actuellement des migrants venant principalement du Niger et du Ghana.

21 dirigeants libyens ont été conviés à une réunion, le 11 mai à Dakar, pour une concertation, qui après trois jours de réflexion, a émis un accord, reconnaissant tacitement que la paix est aux mains des Libyens. C’est l’une des farfelues manipulations auxquelles est exposée la Libye. Aussi bien de la part de ses voisins que d’autres décideurs pouvant organiser quoi-que se soit, à tous vents des actions se disant prépondérantes s’engagent, finalement pour rien !

Selon le porte-parole de la marine, 260 migrants ont été secourus, au large des côtes occidentales, par les garde-côtes libyens, le dimanche 13 mai. Le même jour, l’Aquarius, bateau de l’association SOS Méditerranée, a sauvé 73 personnes au large de la Libye. Pour les 2 cas, les embarqués sont originaires d’Afrique et d’Asie. A propos des clandestins, la fermeture de la voie via la Turquie multiplie le flux par la Libye.

Nous reprenons pour vous le suivi que nous avons souvent fourni sur ce pays du nord-est africain. En proie au chaos, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, l’autorité est divisée en deux branches qui se disputent le pouvoir. Si des institutions ont un tel comportement, les milices, relevant de tribus et présentant toujours des agissements de terroristes de l’islamisme local et international, se déchirent les armes à la mains.

D’aune part, le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), présidé par Fayez el-Sarraj et reconnu par la communauté internationale se base à Tripoli. Et de l’autre, une autorité exerçant son pouvoir à l’est du pays, avec le soutien d’une majorité des membres du parlement et celui du puissant maréchal Khalifa Haftar. Tel est actuellement le schéma des appareils dirigeants la Libye.

Il ne faut pas accuser simplement les Libyens, c’est-à-dire les milices qui ne lâchent pas du leste ni leurs armes, de leur sort. Différentes formes d’ingérences sont investies pour influenccer les faits présents et le destin de cette nation de 6 millions d’habitants. La plupart des pays impliqués en Libye jouent souvent pour peser pour leur emprise. Ce qui multiplie les présences dans ce pays. Et ce qui finalement met à mal la crédibilité onusienne et bloquent les initiatives louables.

Ghassan Salamé, envoyé spécial de l’ONU en Libye depuis le 20 juin 2017, a émis un programme approuvé au niveau international. Et même s’il n’est pas rejeté localement, il n’a que très peu d’effets. Il consiste à une réconciliation nationale, l’organisation d’un référendum sur la nouvelle Constitution, la tenue des élections dans l’année 2018 et la réunification de l’armée.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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