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Élections en 2018 en Libye quand on veut faire cesser la traite des migrants

L’objectif de désarmer les milices et civils, objectif d’un vote bien organisé

jeudi 14 décembre 2017
par Azouz Benhocine


La Libye n’est pas aidée d’un apport actif et bien encadré de la communauté internationale, pour surmonter sa crise post-Kadhafi. Au regard des interférences étrangères qui s’impliquent pour trouver une solution à la débâcle de la veillée démocratique de 2011, c’est l’heure d’unifier les plans arpentés par les diplomaties qui travaillent pour mettre fin à la débandade...

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Alger, Tunis, Rabat, Rome, Paris et même Washington ont accueilli des responsables tant civils que militaires libyens, mais sans les tenir au mot. Rapprocher les acteurs n’est visiblement pas la fin du problème de ce pays. Peu de choses ont bougé dans le sens de la stabilité politique et pour l’évitement de l’insécurité. Parce que certains activistes, parmi les milices armées, se complaisent dans l’actuelle situation et restent ingouvernables.

Le gouvernement italien a pris à bras le corps dans la solitude, sans le soutien des partenaires européens, la limitation de l’accueil des migrants sur ses côtes. La formation d’escouades maritimes libyennes et leur équipement a réduit de 70% l’arrivée des embarcations de fortune, venant du sud méditerranéen. Mais les ONG soupçonnent l’organisation d’un trafic réservé aux plus fortunés des clandestins.

La Libye s’apprête à des élections ultimes en 2018. La déstabilisation de ce pays d’Afrique du nord a de lourdes en conséquences, tant en Afrique qu’en Europe. Mais a-t-on vraiment vendu des êtres humains dans ce pays ? Ce qui a mobilisé vainement l’opinion internationale, car la même situation demeure de même que le risque de traverser le nord-est africain ! Les médias et les politiciens ont alerté surtout les émigrants clandestins, alors que le déchirement tribal entre libyens est toujours en place.

Pour les décideurs qui œuvrent maintenant avec conscience pour instaurer un climat plus serein dans ce pays plongé, depuis 2011, dans le chaos, une nouvelle occasion se présente. Les prochaines élections peuvent, avec un soutien et un contrôle de la communauté internationale, être un projet de dépassement des affres du peuple libyen, ainsi qu’une solution aux malheurs que subissent les visiteurs de la Libye.

La séquence vidéo filmée par téléphone, montrant une vente aux enchères d’Africains, existait déjà sur le Web depuis au moins 3 jours, avant que CNN la reprenne. A l’origine c’était une prise de vue virale et se partageait d’une manière lancinante sur le Web. Elle est à l’image d’un pays plongé dans le désordre et dont les visiteurs sont victimes d’exactions.

Nombreux migrants présents en Libye n’ont aucun choix, soumis par la force à la traite des êtres humains. Cette grave violation des droits de l’ homme, comme la détention arbitraire, la torture, les homicides, l’ exploitation et les abus sexuels sont monnaie courante. Dans leur périple, les jeunes africains attirés par l’Europe sont extorqués par les contrebandiers et les trafiquants, ainsi que vendus aux enchères, pour le travail forcé.

Les abus subis par les migrants dans ce pays d’Afrique du Nord, l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE) et les Nations Unies (ONU) ont décidé de mettre en place des groupes de travail. Le feront-elles aussi pour améliorer la démarche démocratique en donnant une chance, avec les prochaines élections ?

Pour que la Libye se détourne du malheur où elle est engloutie depuis 2011, aucun préparatif. Pour ce vote, on perçoit peu de mobilisation pour une solution politique. Cependant pour les Africains qui s’aventurent dans un pays complètement déstabilisé, on essaie seulement, car ne sera vraiment solutionné sans le retour de la paix en Libye...

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