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Le système algérien de gouvernance dépourvu d’une constitution sacralisée.



C’est l’accaparement du pouvoir par la perversion de toutes idées ayant pour paramètre UNE REPUBLIQUE.


vendredi 24 juin 2011
par N.E. Tatem


En Algérie, tellement le temps passe vite et dans le vide, des décennies perdues. Depuis l’indépendance et le sursaut du 5 octobre 1988, l’heure de l’alternance ne fait que s’éloigner. Que du temps perdu ! Bouteflika sort de ces méandres lointains, de sa traversée du désert et s’accapare le pouvoir ! 2 mandats constitutionnels et puis prolongation... Une autre monarchie : genre Libye ou Syrie se risque d’être imposée aux Algériens.

A part la constitution, il n’y a rien qui puisse être ce « système », mot que les algériens utilisent à foison. Tout est cloîtré dans un suicide idéologique. Que la population paie depuis l’indépendance, en se laissant déshéritée des richesses et des libertés ! Seule celle, votée en 1989, la constitution d’après, la falsifiée, n’a pas valeur de détenir ce titre de texte global et régulateur, le peuple n’a pas été consulté. Elle charrie un système et le nourrit...

L’aspiration des algériens à modifier cet élément identifié, j’entends SYSTEME de GOUVERNANCE et REGIME, est réelle. Elle tarde de s’exécuter. La refonte, des règles de fonctionnement de la société, est comme une chimère dont le peuple en bave d’être sa proie. Les citoyens, si ce n’est pas une peuplade, attendent que se termine la 3ème mi-temps d’un président qui a pris en otage le pouvoir. Ah, la constitution n’existe pas, l’attente peut durer... A jamais, le despote fait plus que son temps.

Cette 1ere législation du pays est au cœur de la question du pouvoir, dixit "la gouvernance et le système qui s’en occupe". Elle a l’air d’un décret, la grande loi !

Un paradoxe conflictuel habite les choses communes aux algériens. Il a détruit le mental collectif et a annihilé les espérances. Comment les réhabiliter par le changement ?

On a beau sacraliser le Coran et autres segments de la personnalité algérienne, les algériens sont appelés à respecter leur maison et l’atmosphère législatif (les règles de vie) pour qu’elle les abrite ou leurs regroupe dans l’harmonie. Ils doivent songer à reconquérir une constitution républicaine.

La revendication de traduire devant un tribunal les acteurs qui ont saccagé la valeur de la 1ère loi du pays est une nécessité morale et historique. Elle ne être une dématérialisation de la conduite. Elle est même une obligation envers les générations qui recherchent la confiance, la stabilité et la démocratie. Comme pour remettre en place le pacte national qui fait des algériens CONSTITUTIONNELLEMENT une société ? Et il n’y a pas de relents revanchards, à replacer dans l’ordre les chers acquis de ce peuple.

Les "bafoueurs" de l’esprit juridique de la société algérienne, sont devant l’Histoire ceux qui ont porté atteinte à la constitution algérienne. Et ils sont au nombre de 2, sans aucun autre.

Dans l’imaginaire du peuple algérien, existe un projet de société, que cela puisse paraître utopique ou non encore établi. UN PROGRAMME EXISTE ! Celui de conduire l’évolution (progrès). De l’égalité (entre les personnes). Et de la légalité (les fondements du fonctionnement institutionnel et des rapports des composantes de la société). Le tout soumis à une vision d’avenir claire...

Ces voies essentielles préconisaient, dans le projet national et la conscience du peuple algérien, l’avenir pareillement à toute société et nation sur Terre. Et elles existent bien des sociétés, parmi celles de l’humanité, celles construite sur une base "anticipatrice" et puisée du réalisme -SURTOUT et en 1èr lieu. Au lieu d’uniquement la solitaire mémoire, qui vient en seconde source après le destin visant le progrès. Qui ne se confond pas avec la décadence, le retour au passé... chaque jour que les algériens vivent.

Alors ceux qui ont violé ce projet national, en caricaturant la constitution, doivent payer pour crédibiliser ce qui a été déjà fait. Et ils sont 2 faits, rien de plus, à rectifier.

1- Le piétinement de l’article 40 de la constitution de 1989, relatif au segment religieux. L’art 2 aussi est, originellement, aussi une lourde tare. La responsabilité est de Chadli. D’ailleurs la main cachée de l’ex parti unique est associée. Ce sont les premiers dans cette responsabilité...

2- Le second point, est la faiblesse constitutionnelle qui a permis d’applaudir la 3ème mi-temps de Boutef. Ici, la personne de ce dernier d’abord. Ainsi que le parti politique qui squatte le grand symbole des 3 lettres F.L.N. appartenant à la mémoire collectif. Ensemble sont incriminés dans la poursuite d’une gouvernance et du système.

C’est parce qu’à un certain moment, les errements ne font pas fait croire que la légalité est avant tout une éthique sociale et politique.

La clarté est : mettre cette main dans le trafic de la constitution algérienne, a obligé la démission d’un monsieur qui s’appelle Benbitour, le 1e des chefs de gouvernement pris pris par Boutef. Même s’il a la conviction de n’avoir été pas d’accord avec les méthodes de travail du président, ce qui est trop simpliste, c’était le bain d’un régime hérité du passé. Celui à l’origine de la gravité des crises anciennes et nouvelles. Y compris celle individuelle a obligé, cet algérien assez modeste et effacé, de se détourner de l’actuel président.

Pour replacer ce fait dans le contexte à la fois du passé et l’avenir, la HONTE ET L’HUMILIATION faite aux algériens par le 3ème mandat de Boutef, exige de parler de l’assemblée nationale qui a fomenté un club dit : Parti FLN. Le seul à cautionner le 3è crime et a, par le passé, torturé bien des poètes.

Comme il est fondamental de revenir au cas Chadli sans complaisance, ni faux-semblant. L’homme est une calamité, qui a commis avec El-Azhari (le faux dévot El-Ghazali) prêchant sur le 1er média la TV", pendant les années 80, L’APPEL AU DJIHAD. Un djihad qui a fait 200 000 victimes et a permis au Aâlim "du Foul et du Zite" (fève et huile) d’insulter le valeureux Kateb Yacine. Au point de recommander au peuple algérien de ne pas accepter que soit enterré cet intellectuel, engagé qui est resté ainsi jusqu’à sa mort, dans son propre pays sous la terre qu’il a farouchement édifiée.

DIEU MERCI l’auteur de "Mohamed Prend Ta valise", de "La Guerre de 2000 ans", de "LES ANCÊTRES REDOUBLENT DE FEROCITE" et de NEDJMA est mis sous le sol de la généreuse Algérie, à côté de Boumediene et de l’Emir Abdelkader.

Alors que le système qu’il a combattu ne fait que s’amuser… de la constitution.