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L’optimisation fiscale, une légalité opaque dénoncée par Paradise-Papers d’ICIJ

Ce que le capitalisme multiplie ces dernières décennies, la forfaiture économique !

 

lundi 6 novembre 2017, par N.E. Tatem

Dans un premier temps, comme la vitrine de devanture à son scoop, ICIJ indique que le 1ér ministre canadien Trudeau, la reine Elisabeth-2 d’Angleterre et même le secrétaire d’Etat américain du commerce Wilbur Ross, sont impliqués dans le nouveau « offshoreleaks ». Voilà une façon bien journalistique de ciblage des patronymes, voire des institutions, pour dénoncer tout un système...

Voir en ligne : Notre dossier : I.C.I.J.

Nous avons été les premiers, en 2013, à rapporter que la diffusion de ces « offshoreleaks ». Tout en précisant que sans l’ICIJ, les deux journalistes qui détenaient originellement quelques 260 gigaoctets de données concernent des comptes en banque offshores basés en Suisse, ne pouvaient les exploiter. C’était aussi une occasion en or pour un bureau d’investigateurs de presse qui végétaient à Washington, pour trouver un écho international.

Malgré qu’ICIJ existait depuis 1997, c’est en effet l’année 2013, qui pour la première fois, fut celle pour le consortium de sortir des frontière américaines. En s’intéressant aux investissements offshores, l’intouchable système banquier helvétique était sa première révélation dans le sillage de Wikileaks.

L’ONG américaine, aidée par des donateurs et centrant son travail sur les Etats-Unis où elle a vu le jour sous l’impulsion du Center for Public Integrity (CPI), sortit de l’ombre en exploitant quelques 2,5 millions de documents, sous forme de contenus digitaux, obtenus grâce à des lanceurs d’alertes. Il n’était chose facile aux deux journalistes qui les ont les premiers obtenus de les décrypter.

La dernière livraison, de novembre 2017, concerne 13,4 millions de documents sur des affaires transfrontalières qu’il faut maintenant éplucher par pays ou bien par secteurs économiques. Ils ont trait aux activités strictement financières exercées en offshore par des personnes et des entreprises qui exploitent essentiellement l’inflexible « évasion fiscale ».

Sous la locution « optimisation fiscale » qui est un ensemble de procédures de management très complexes ne pouvant être réduites à l’illégalité. Au contraire, c’est en manipulant des lois existantes que, localement, les comptables et, en offshore, les cabinets d’avocats, arrivent à leur objectif : subtiliser des ressources financières aux caisses publiques.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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