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Médias et journalistes font la contagion des tueries de masse.

Depuis le terrorisme en Algérie, l’écho des crimes crée le mimétisme.

samedi 24 septembre 2022, par Azouz Benhocine

C’était l’effet des jeux vidéo maintenant c’est du mimétisme. Le travail des journalistes et des médias pour les tueries de masses qui surviennent aux Etats-Unis est considéré comme élément qui provoque d’autres événements du même genre. Sinon comment expliquer la contagion qui propage ces actes qui font sortir de l’anonymat des auteurs qui devaient être inconnus ? La quête de la notoriété avec l’infamie spectaculaire est un facteur de motivation bien connu dans ces crimes imitant des précédents déjà assez popularisés.

C’est dans le climat du récurrent de racisme des Etats-Unis qu’il faut parler des armes à feux, des tueries de masses et des catégories de la population qui endurent une méfiance collective, vécue quotidiennement. L’épidémie de violence armée qui range les communautés, d’habitants de cette région outre-Atlantique, n’est pas bien ou judicieusement exposée par les médias. Et les personnels de ces diffuseurs d’actualité ont des sensibilités contingentes, inexplicables et qui banalisent souvent les opinions…

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Oui le message que livrent les journalistes au public à propos des cruautés causées par des frappes armées, est un vecteur d’une contagion au lieu qu’il soit un appel pour l’arrêt des atrocités. Une étude récente, libre d’accès, a montré que 30 % des massacres étaient potentiellement inspirés par des tueries similaires qui leurs sont antérieures.

Donc faire connaitre aux gens, ces faits d’usage d’armement dans les actes criminels ayant trait aux faits divers, les incitent à commettre de même. Indéniablement l’approche que la vedette présentée par le journalisme expose une provocation qui attire les tueurs de masse à manifester leur jeu héroïque. Le journalisme bénéficie du 1er amendement de la constitution des USA, interdisant de restreindre les libertés d’expression et de presse.

Ce n’est pas la guerre pourtant 31 000 personnes à ce jour, jusqu’à septembre 2022 depuis janvier. Elles sont mortes à cause de la violence armée aux États-Unis lors des 9 1ers mois de l’an. Très souvent, voire quotidiennement, les gens entendent parler de fusillades de masse en particulier. Mais ce qui est plus grave, d’autres tueries s’opèrent sans que l’on émeuve ou se choque de leur existence.

La perception du public subit une sous-estimation de l’ampleur et de la gravité de la situation sociologique. La réalité est que tous les incidents ne sont pas couverts ou rapportés par les salles de rédaction qui tentent de dénoncer les haines et les violences. En particulier les attaques armées quotidiennes ne sont pas totalement recensées et indiquées y compris à la justice.

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Les observateurs assidus sont formels, la violence armée n’est pas seulement une préoccupation des Etats-Unis. Telle une malédiction continentale, elle est américaine et affecte également d’autres pays, notamment en Amérique centrale et du Sud. Le contexte territorial est tellement affecté de ce phénomène qu’aussi bien cette sauvagerie et ses signalements sont politisés et habités d’émotion.

DATE DE PUBLICATION : 23 septembre 2022 - ARCHIVES SUR LA VIOLENCE ARMÉE 2022 Recherche fondée sur des preuves -source-
Nombre total de décès par GV - TOUTES les causes 32,412
Homicide/Meurtre/Non intentionnel/DGU 14,856
Suicide 17,556

Il y a une forme de différenciation entre 2 types de sociétés humaines contradictoires, bourreaux et proies. Une polarisation de la question entre ceux qui s’adonnent à tuer et ceux qui subissent la mort. Et la place des médias peut avoir différents ensembles de valeurs et de perspectives concernant la couverture de cette violence armée qui est incontrôlable. Mais l’engouement du public est de savoir sans même réagir le fléau.

Cela étant, les journalistes se portent garants toujours du devoir de donner la priorité à leur indépendance journalistique. A laquelle ils tiennent avec la compassion de parler prioritairement des victimes. Mais d’abord et avant tout, ils se concentrent sur les faits et les détails de l’histoire dont ils parlent, comme relater un film de société. D’où le criminel s’en sort en personnage de 1er plan.

Quand les médias produisent juste des présentations qui font le buzz et sortent de l’anonymat des criminels en herbe, la conséquence est la contagion... Comment expliquer que se répètent les tueries des masses notamment aux USA ? À la lecture des couvertures journalistes fréquentes et même inévitables, il n’y a guère de prévention que soient reproduits ces faits...


Voir en ligne : USA - Etats-Unis

     

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