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«  Les militants pour le climat sont parfois dépeints comme de dangereux radicaux  », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un communiqué. «  Mais les radicaux vraiment dangereux sont les pays qui augmentent la production de combustibles fossiles.  », a-t-il rajouté. Ce qui n’arrange pas les discours dominants dans les institutions qui n’ont que peu d’écho.

Propagande pour le changement climatique, un devoir de journalistes.
13 novembre 2021

Pourtant les exigences pour limiter le réchauffement, à 2°C la règle du sommet de Paris, sont précises. Il faut ou moins arrêter les usuelles sources d’énergie. Ce qui rendra effectivement inutilisables les actifs énergétiques fossiles, tels que les réserves inexploitées et les centrales électriques déjà en service. Ces installations seraient alors connues sous le nom d’"actifs échoués".

Rapport d’avril 2022 du GIEC
Le rapport du Groupe de travail III fournit une évaluation mondiale actualisée des progrès et des engagements en matière d’atténuation du changement climatique. Et il examine les sources d’émissions mondiales.

Or ce n’est pas le cas, les négociations pour le gaz surtout sont en plein explosion, avec la contrainte de l’absence de la Russie sur le marché. Mais l’avenir est autre quand le présent n’augure pas du bien, voire de l’intéressement, à l’urgence climatique. Les infrastructures pétrolières et gazières devenant de plus en plus inutilisables vers le milieu du siècle.

Environ 30 % des réserves de pétrole, 50 % de gaz et 80 % des réserves de charbon seraient inutilisables pour atteindre l’objectif d’une réponse à l’alerte pour la catastrophe. Le rapport du GIEC avertit que le charbon, source d’énergie intensive en carbone, est le plus susceptible de devenir des actifs bloqués au cours de la prochaine décennie.

Parmi les entraves souligne le rapport du GIEC le coût des équipements des nouvelles énergies. Cependant le document note le constat des baisses allant jusqu’à 85 % des coûts de l’énergie solaire, éolienne et des batteries depuis 2010. Ce qui encourage à l’utilisation, quand même les exorbitants prix, croissante des technologies d’énergie renouvelable.

Contrairement au dernier rapport d’évaluation du GIEC de 2014, le dernier peint un avenir plus sombre pour l’utilisation future des combustibles fossiles. Ce n’est pas la guerre en Ukraine qui dément cette tendance.

Il constate que des investissements bien plus importants sont nécessaires pour développer les moyens des énergies renouvelables. Maintenant, ils sont trois à six fois inférieurs à ce qui est nécessaire pour limiter le réchauffement à moins de 2°C d’ici 2100. Echéance à laquelle le monde se dirige vers un réchauffement planétaire médian de 3,2° C (5,76° F) d’ici 2100, indique le rapport.

"Blabla" & pressions sur COP26 par les pollueurs & producteurs des énergies fossiles.
29 octobre 2021

Le rapport constate également que les changements de mode de vie, s’ils sont associés à des changements politiques radicaux dans les transports, les bâtiments et d’autres secteurs, pourraient entraîner des réductions importantes des émissions d’ici 2050. Cependant, les changements de mode de vie individuels ne suffisent pas à eux seuls à freiner le changement climatique.

Dans leur genèse les rapports d’évaluation du GIEC fixent les termes du débat sur le climat avec les dirigeants mondiaux, les PDG et les militants. Celui de 2018 a galvanisé un mouvement mondial de protestation des jeunes. Et le 6ème, tel un dernier chapitre d’une évaluation plus large de la science du climat, se concentre sur ce qui peut être fait pour limiter le changement climatique.

Le rapport conclut que les chances d’atteindre l’objectif de température le plus agressif de l’Accord de Paris, 1,5° C de réchauffement au-dessus des niveaux préindustriels, sont désormais hors de portée. Il comprend une longue section sur le rôle des technologies d’élimination du carbone, affirmant qu’elles sont "inévitables" afin d’atteindre des émissions nettes nulles.

Cependant, les auteurs mettent davantage l’accent sur la nécessité de réduire autant que possible les émissions dans l’industrie, les transports, l’utilisation des terres et d’autres secteurs. Leur rapport réserve l’élimination du carbone à des secteurs, tels que certains processus industriels qui sont particulièrement difficiles à éloigner des combustibles fossiles.

Au cours de la dernière décennie, les émissions annuelles moyennes de gaz à effet de serre ont atteint leur niveau le plus élevé de l’histoire de l’humanité. Ce constat des émissions mondiales de dioxyde de carbone qui continuent aux taux actuels, le "budget carbone" restant pour maintenir le réchauffement à l’objectif de l’Accord de Paris "sera épuisé avant 2030", initialement prévu en 2050.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies appelle, encore une fois, à un changement urgent des combustibles fossiles vers les technologies d’énergie renouvelable afin de freiner le réchauffement climatique. Son alerte tombe alors qu’il ne se fait guère entendre. Le GIEC diffuse son dernier et 4ème rapport en cet avril 2022, dans l’espoir d’indiquer que rien n’a été fait !

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Le dernier rapport GIEC et le malheur des énergies fossiles...

... Pour atteindre l’ambition du COP-21 de Paris en 2100

mercredi 13 avril 2022, par Hugo Mastréo

Les circonstances, où tombe la dernière livraison du GIEC, sont inhabituelles. En raison de la guerre de la Russie en Ukraine, l’augmentation de la production de combustibles fossiles est à l’ordre du jour. Partout les énergies manquent et paradoxalement elles existent à profusion. Le dernier rapport souligne l’urgence de réduire les émissions à un moment où le contraire est obligatoire.

«  Les militants pour le climat sont parfois dépeints comme de dangereux radicaux  », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un communiqué. «  Mais les radicaux vraiment dangereux sont les pays qui augmentent la production de combustibles fossiles.  », a-t-il rajouté. Ce qui n’arrange pas les discours dominants dans les institutions qui n’ont que peu d’écho.

Propagande pour le changement climatique, un devoir de journalistes.
13 novembre 2021

Pourtant les exigences pour limiter le réchauffement, à 2°C la règle du sommet de Paris, sont précises. Il faut ou moins arrêter les usuelles sources d’énergie. Ce qui rendra effectivement inutilisables les actifs énergétiques fossiles, tels que les réserves inexploitées et les centrales électriques déjà en service. Ces installations seraient alors connues sous le nom d’"actifs échoués".

Rapport d’avril 2022 du GIEC
Le rapport du Groupe de travail III fournit une évaluation mondiale actualisée des progrès et des engagements en matière d’atténuation du changement climatique. Et il examine les sources d’émissions mondiales.

Or ce n’est pas le cas, les négociations pour le gaz surtout sont en plein explosion, avec la contrainte de l’absence de la Russie sur le marché. Mais l’avenir est autre quand le présent n’augure pas du bien, voire de l’intéressement, à l’urgence climatique. Les infrastructures pétrolières et gazières devenant de plus en plus inutilisables vers le milieu du siècle.

Environ 30 % des réserves de pétrole, 50 % de gaz et 80 % des réserves de charbon seraient inutilisables pour atteindre l’objectif d’une réponse à l’alerte pour la catastrophe. Le rapport du GIEC avertit que le charbon, source d’énergie intensive en carbone, est le plus susceptible de devenir des actifs bloqués au cours de la prochaine décennie.

Parmi les entraves souligne le rapport du GIEC le coût des équipements des nouvelles énergies. Cependant le document note le constat des baisses allant jusqu’à 85 % des coûts de l’énergie solaire, éolienne et des batteries depuis 2010. Ce qui encourage à l’utilisation, quand même les exorbitants prix, croissante des technologies d’énergie renouvelable.

Contrairement au dernier rapport d’évaluation du GIEC de 2014, le dernier peint un avenir plus sombre pour l’utilisation future des combustibles fossiles. Ce n’est pas la guerre en Ukraine qui dément cette tendance.

Il constate que des investissements bien plus importants sont nécessaires pour développer les moyens des énergies renouvelables. Maintenant, ils sont trois à six fois inférieurs à ce qui est nécessaire pour limiter le réchauffement à moins de 2°C d’ici 2100. Echéance à laquelle le monde se dirige vers un réchauffement planétaire médian de 3,2° C (5,76° F) d’ici 2100, indique le rapport.

"Blabla" & pressions sur COP26 par les pollueurs & producteurs des énergies fossiles.
29 octobre 2021

Le rapport constate également que les changements de mode de vie, s’ils sont associés à des changements politiques radicaux dans les transports, les bâtiments et d’autres secteurs, pourraient entraîner des réductions importantes des émissions d’ici 2050. Cependant, les changements de mode de vie individuels ne suffisent pas à eux seuls à freiner le changement climatique.

Dans leur genèse les rapports d’évaluation du GIEC fixent les termes du débat sur le climat avec les dirigeants mondiaux, les PDG et les militants. Celui de 2018 a galvanisé un mouvement mondial de protestation des jeunes. Et le 6ème, tel un dernier chapitre d’une évaluation plus large de la science du climat, se concentre sur ce qui peut être fait pour limiter le changement climatique.

Le rapport conclut que les chances d’atteindre l’objectif de température le plus agressif de l’Accord de Paris, 1,5° C de réchauffement au-dessus des niveaux préindustriels, sont désormais hors de portée. Il comprend une longue section sur le rôle des technologies d’élimination du carbone, affirmant qu’elles sont "inévitables" afin d’atteindre des émissions nettes nulles.

Cependant, les auteurs mettent davantage l’accent sur la nécessité de réduire autant que possible les émissions dans l’industrie, les transports, l’utilisation des terres et d’autres secteurs. Leur rapport réserve l’élimination du carbone à des secteurs, tels que certains processus industriels qui sont particulièrement difficiles à éloigner des combustibles fossiles.

Au cours de la dernière décennie, les émissions annuelles moyennes de gaz à effet de serre ont atteint leur niveau le plus élevé de l’histoire de l’humanité. Ce constat des émissions mondiales de dioxyde de carbone qui continuent aux taux actuels, le "budget carbone" restant pour maintenir le réchauffement à l’objectif de l’Accord de Paris "sera épuisé avant 2030", initialement prévu en 2050.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies appelle, encore une fois, à un changement urgent des combustibles fossiles vers les technologies d’énergie renouvelable afin de freiner le réchauffement climatique. Son alerte tombe alors qu’il ne se fait guère entendre. Le GIEC diffuse son dernier et 4ème rapport en cet avril 2022, dans l’espoir d’indiquer que rien n’a été fait !


Voir en ligne : GIEC & crise climatique

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