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Fièvres pour la pertinence du sommet boréale Trump-Poutine

A l’aube d’Helsinki s’agite la doxa de l’antique continent

mardi 3 juillet 2018
par Rebel Kazimir


Un laborieux travail diplomatique a été fait par les médias et les cercles atlantistes pour isoler la Russie. Stratégiquement les adeptes de la confrontation souhaitent le terrorisme islamiste pour la Chine et à tous ceux qui, comme le Kremlin, gêneraient l’hégémonie occidentale. Mais des forces nouvelles ou sortant de l’establishment, comme le risible et imprévisible mais néanmoins fougueux locataire de la Maison Blanche, tentent de proposer d’autres alternatives. Des solutions de paix, sans concéder sur la rigidité des principes, comme le cas du soutien indéfectible de Donal Trump à l’Etat hébreu, ne sont pas de simples repos ou justes !

L’idée d’un sommet Trump-Poutine terrifie nombreux responsables européens et toute la famille conservatrice des Etats-Unis. Les services secrets américains, redoutant que l’ancien agent du KGB et chef des espions venant du froid, ont fait des mains et des pieds pour déconnecter la liaison visiblement solide et demeurée entre les deux hommes. Mais la portée, de cette réunion, dépasse ce qui reste étriqué et s’effondre : la paix !

Il ne manque plus de qualifier d’« agents russes » tous ceux qui se satisferont de ce rendez-vous. Sinon il faut accepter le changement d’épaule au fusil tenu par les adeptes d’une adversité effacée. Une conflagration nucléaire et la douleur dont serait capable l’ancien et insoumis géant de la guerre froide, serait l’œuvre des vendeurs d’armes que le travail d’une têtue ingérence dans toutes élections attirant les manœuvres de la Russie !

Les marchandages et spéculations vont bon train à propos du terrain neutre où se tiendra le sommet russo-américain. Les sujets comme l’Ukraine, la Crimée ou bien la Syrie, tous considérés comme incombant à la responsabilité russe sont brandis comme thèmes qui seront abordés par les discussions qui auront le 16 juillet à Hélinski.

La faucon John Bolton, conseiller du président de la sécurité, l’émissaire américain qui est chargé de préparer l’entrevue, joue maintenant la colombe. Les forces de l’inertie ou même celles du conflit ont par le passé réfuté toute rencontre entre le président Reagan et le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev. On sait comment l’Histoire s’est déroulée après, engageant le réformiste russe à un changement de régime dans son pays…

Il est impossible pour certains diplomates et dirigeants européens, comme les anglais, de comprendre que de meilleures relations avec la Russie a déjà été pré-approuvé par le peuple américain. Faut-il revenir aux souvenirs de la dernière campagne électorale qui intronisé Donald Trump à la tête de la 1ère puissance.

Nous pouvons rappeler le climat et la position quasi connue sur la Russie. Les Etats-Unis devraient mettre fin à l’hostilité envers un pays et non contre un président, ce qui caractérisait grossièrement l’administration Obama. Les électeurs connaissaient sa position et ils l’ont choisi par-dessus Hillary Clinton, qui était également très claire sur la question : plus de confrontation et plus d’agression.

Trump n’a pas besoin de communiqué officiel, sur twitter le 28 juin, il a encore une fois répété sa pleine confiance dans son partenaire qu’il traite comme Etat russe et non en la personne de Poutine, à l’instar de ses alliés européens avec lesquels moult désaccords sont dressés. «  La Russie, dit-il, maintient qu’elle ne s’est pas du tout mêlée de notre élection  !  »

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