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Lojain Hathloul, féministe en Arabie Saoudite, accusée d’être un "agent" du Qatar

Les droits des femmes encore réprimés par le régime empêtré dans toutes les haines

 

jeudi 24 mai 2018, par Azouz Benhocine

MBS, Mohammed Bin Salman, le prince saoudien aux réformes exagérément galvaudées, ne cesse de commettre des actes pour augmenter l’influence du royaume qui a généré le terrorisme islamiste. Pour rehausser une valeureuse présence de l’Arabie Saoudite à laquelle il est déjà promu héritier du trône, il élimine non seulement toute grandeur de ses proches mais aussi des nations limitrophes. Par contre les libertés des sujets humains d’une monarchie, dont la légitimité s’effrite aux yeux des musulmans et des autres peuples de la Terre, continuent d’être bafouées.

Si la guerre au Yémen est d’une réalité frappante, l’agression d’un voisin et d’une ingérence dans ses affaires, tout en alimentant les clivages religieux internes, a pour raison l’Iran. Aussi indirectement, la mise à l’écart du Qatar constitue un assaut envers un partenaire qui, jadis, partageait les manipulations des islamistes, et leurs bras armés, dans le Monde. Uniquement pour le soumettre aux divers diktats, dont aussi celui de l’Iran...

Le blocus imposé au Qatar par l’Arabie Saoudite continue, alors que les diplomaties et les médias s’en passent de ce sujet. Le CCG (Conseil de coopération du Golfe), composé de 6 membres dont les deux ambitieuses monarchies qui posent problème au reste que sont le Koweït,Bahreïn, et les Émirats arabes unis, mesure actuellement comment les puissants écrasent les vulnérables. Ce qui ouvre un champ libre à la confrontation.

Les derniers clivages entre les gouvernances arabes, souvent reconduites à leur nature « bédouine » qui veut dire paysanne, qui donnent à réfléchir. L’arrestation de l’activiste saoudien Lojain Hathloul, avec 11 militants des droits des femmes, la semaine dernière dans la dernière vague de répression dans le royaume saoudien prête vraiment à circonspection. Alors qu’on ne cesse de citer les réformes sociétales, voilà que disparaissent les changements devant les confrontations regionales.

Il a suffit qu’un professeur émirati de surcroît, considéré influent comme personnalité s’exprimant sur Twitter, porte l’accusation à la jeune militante des droits des femmes, d’être un « agent du Qatar » pour qu’elle soit arrêté. Maintenant détenue en Arabie saoudite, depuis déjà 10 jours, Lojain Hathloul est accusée de diriger une cellule de surveillance pour le compte du voisin qarati. En matière de rivalité entre le Qatar et l’Arabie Saoudite, les sujets humains ont donc intérêt de ne pas sortir des normes et conditions de soumission.

Sans preuves aucunes le professeur et docteur en science politique, Abdulkhaleq Abdullah, considéré en une éminence dans les relations internationales et de la politique du Golfe, lui-même arrêté dans son pays EAU (Emirats Arabes Unis) en janvier 2017 pour ses activités sur Twitter, lui porte des accusations non seulement approximatives mais surtout accablantes.

Il a affirmé que la jeune femme, âgé de 28 ans, Hathloul est la tête de la cellule qu’il qualifie banalement de "bras diaboliques du Qatar". Comme il a déclaré qu’elle avait recruté des personnes occupant des postes sensibles au sein du gouvernement. Et qu’elle apportait une aide financière à des personnalités menaçant la sécurité saoudienne.

Lojain Hathloul a été classée 3e dans la liste des Top 100 Most Powerful Arab Women 2015. Elle est jalousée par le professeur pour ses activités sur Internet, notamment l’influence qu’elle génère au sein des milieux intellectuels grâce aux réseaux sociaux, dont Twitter où elle 316 000 followers. Alors que lui n’a que 143 000. C’est une infatigable activiste dont qui a surpris plus d’un de son militantisme pour les droits des femmes.

Le 1er décembre 2014, elle a été arrêtée, avec une autre activiste "Maysaa al-Amoudi", sur la base des lois interdisant aux femmes de conduire dans le Royaume saoudien. Elle a a été détenue pendant 73 jours, après une tentative de traverser en voiture la frontière entre les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite. C’était à l’époque où la dénonciation du scélérate, notamment des droits des femmes battait son plein.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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