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Pour ses débâcles, l’Arabie Saoudite fait diversion avec la vulnérabilité du Liban

Un monde arabe de plus en plus anti-populaire !

 

samedi 25 novembre 2017, par Azouz Benhocine

Le climat de démence qui s’est levé en Arabie Saoudite, ressemble plus à une chamaillerie de jeunes princes qui n’ont aucun égard à leurs sujets, voisins et partenaires. N’épargnant surtout pas le palais, ni plus largement toute la société saoudienne, les tensions internes sont gérées de manière à masquer des fiascos. Les dirigeants, comme "MBS" (initiales de Mohamed Ben Selman), ont la lourde responsabilité pour moult revers. Ils font diversion pour des faits qui, ont des intentions hégémoniques, globalement leur échappent...

Voir en ligne : Notre dossier : Arabie Saoudite

Le 6 novembre, la démission du 1er ministre libanais, Saâd Hariri, a été argumentée par la mainmise du Hizbollah sur le pays du cèdre. Il est vrai qu’actuellement les factions militaires du groupuscule chiite sont considérées plus puissantes que l’armée officielle du pays. Mais cela ne fait aucune tension pour que l’équilibre interne du Liban soit altéré.

Puis, jeudi, le 9 du même mois, l’Arabie saoudite demande à ses citoyens de quitter le Liban. C’était le jour-même où le président français, E. Macron, pointe à Ryad et s’adonne à une mise au point ! Enfin, le 10, intervient le leader chiite libanais, Nasrallah, accusant l’Arabie Saoudite d’avoir comme otage, le démissionnaire et accuse le royaume d’avoir demander à Israël de frapper son pays !

Ces faits se succèdent d’une manière impromptue, dont l’ahurissante actualité de la démission du premier ministre libanais, Hariri, annoncée depuis le royaume, comme surprise aux citoyens libanais. Un enchaînement de faits qui désire cacher la houle interne à l’Arabie Saoudite, et dont on ne peut encore présumer les conséquences. Une crise dont on ne prévoit point la teneur, ou bien la finalité ainsi que la durée qu’elle prendra ?

Pour susciter inquiétude parmi les alliés de l’Arabie Saoudite ou bien accorder du contentement chez les adversaires, comme les iraniens, l’ONU réclame à Ryad la fin du blocus au Yémen, menacé de la pire famine. Dans la réalité diplomatique mondiale, le Maroc et l’Egypte sont les seuls deux pays qui, sans être catégoriques, soutiennent les Saoudiens, dans la guerre religieuse qu’ils mènent sur le territoire de leur voisin.

Les peurs d’une défaillance du géant aux jambes d’argile, est qu’il mette genou à terre. Ce qui laisse ses anciens alliés, mendiant des crédits, sans recours, ni repères. Le risque de déstabiliser le Moyen-Orient existe, le chaudron qui bouillonne sur le feu peut se déverser. L’échec du royaume, dans plusieurs de ses ambitions démesurées, devient réalité, impliquant l’implosion dans une guerre sectaire internationale : sunnites contre chiites.

Le reflet d’une situation grandement compliquée pour Ryade est de plus en plus perceptible. Il oblige les dirigeants d’imaginer et de mener des diversions. De la puissance régionale à un rayonnement sur le Monde, par l’aubaine de l’argent, ne contente guère nombreux cercles, y compris la partie des Saoudiens qui songent à la rationalité de la gestion des affaires du pays, déçus du jeune prince...

Les esprits, les partenaires et amis, accrochés à une consécration tant culturelle, que sociale ou scientifique du royaume saoudien, se voient leurrés d’un fantasme. La concrétisation de l’enchantement tenant de l’islam, est selon l’axe saoudien passé par le terrorisme qui a été mobilisé pour détruire l’Afghanistan sous prétexte de combattre l’expansion soviétique et communiste.

Envers les musulmans et les peuples arabes, le royaume qui abrite la tombe du prophète de l’islam, accueillir les cheikhs semeurs de « fitna » (discorde) ou bien les dictateurs, sont des orientations qui n’ont pas la bienséance assimilée par les populations. Elles sont arbitraires au même titre que fomenter des réseaux terroristes avec une bénédiction sacralisée.

La désignation d’héritier d’office de Mohammed Bin Salman El Saud "MBS", âgé de 32 ans, a gonflé la bourrasque des confrontations internes du palais. Mais dans l’ensemble des actions diplomatiques ou guerrières l’Arabie Saoudite le bilan est catastrophique !

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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