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Netflix : TV interactive dans un bouillon de culture universelle

L’entreprise et son manager dans une aventure de vidéo en streaming...

jeudi 22 janvier 2015
par N.E. Tatem


La fulgurante percée de Netflix est certainement un autre, sinon le dernier en date, exemplaire des prospérités dans le monde des Start-Up. Son expansion au niveau mondial, avec l’accès à de nouveaux marchés dont déjà l’Europe et prochainement la Chine, l’oblige à répondre à des paramètres de culture artistique universelle, pour ses séries et films diffusés sur les bouquets TV...

Voir en ligne : Notre dossier : Internet Web TV film

Le concept développé par Netflix consiste à exploiter les ressources du Web et son système vidéo. Avec Internet, on peut voir, d’un coup, plusieurs épisodes d’une série, ou bien le film qu’on désire, parmi un programme hébergé et livré en streaming. Quoi qu’on pense, d’emblée c’est un événement culturel envahissant et bien portant dans son offensive.

A l’origine un loueur de DVD par correspondance qui a ouvert en 1997 en Californie. Ensuite, via Internet, il envoie des productions vidéo de qualité télévisuelle à une clientèle qui peut les garder autant de temps qu’elle le désire, mais le nombre d’œuvres est proportionnel au niveau de l’abonnement souscrit. Maintenant c’est un distributeur de programmes communément destinés à la télévision, en continu et via bien la toile.

Le créateur de Netflix a gravi tous les échelons, un à un, dans un processus, dirait-on d’apprentissage, pour atteindre la prouesse d’être à la tête d’une entreprise qui a fait 13 millions de nouveaux clients permanents en 2014. Et qui a dépassé, dès juin de la même année, le chiffre symbolique de 50 millions de nouveaux abonnés au niveau mondial. Elle a clôturé l’année, avec pas moins de 57 millions. Et les prévisions avancées, par la conquête de nouveaux marchés d’ici 2017, semblent continuer la lancée.

La percée en Europe est perçue comme l’apparition d’un concurrent qui peut susciter l’élévation du niveau de la production locale, pour d’autres emballés par l’idée que c’est une révolution culturelle le produit est invasif et risque de se substituer à la création. Une TV connectée à Internet et toujours obéissante à une télécommande, l’innovation mérite bien la curiosité. Mais selon sa production, Netflix ne peut tout faire, malgré la disponibilité, à la demande, de ses programmes.

Des horizons sans butoirs pour un entrepreneur qui a goût à l’art moderne.

Après des études de mathématiques dans une prestigieuse école, Bowdoin Collège fondée en 1794, Reed Hasting, l’actuel Boss de Netflix, a d’abord rejoint l’armée. C’est aussi le renommé corps des « marines » qui l’attira. Avec la principale activité d’infanterie pour les zones littorales, les Marines ont aussi des aviateurs, des hélicoptères, des artilleurs et des tankistes : l’ensemble des forces stratégiques.

Puis il enseigne les maths, pendant 3 années, dans un programme gouvernemental d’aides pour des pays étrangers : le Peace Corps fondé par J-F Kennedy. Et enfin, il entame une carrière d’informaticien, après avoir repris des études pour se faire diplômé en intelligence artificielle, à l’imposante Université Stanford, établissement universitaire fondé au 19ème siècle qui se distingue par sa participation à l’élaboration d’Internet.

Pistant la réussite et après, c’est Netflix… Reed Hasting siège au conseil d’administration de Facebook, ainsi que de nombreuses organisations à but non lucratif.

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«  Reed Hastings, Web 2.0 Conference  ». Sous licence CC BY 2.0 via Wikimedia Commons.

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